Bras de fer autour de Mellilia    La HACA sévit contre les dérapages : Carton rouge pour Radio Mars    Projet de loi organique sur la grève. L'impasse !    Procédure pénale. Aujjar livre sa copie    Sacré Maroc (12)    Habib El Malki invité à participer à la réunion de l'Assemblée parlementaire du Commonwealth    Le premier vice-président de la Chambre des conseillers décoré    Le Maroc primé à Libreville pour ses efforts en faveur de l'autonomisation de la femme    Maroc : 74% des ménages équipés en accès internet    Compact II : La CGEM et le MCA-Morocco main dans la main    Enquête L'Economiste-Sunergia/Petits équipements collectifs: Les chiffres montrent une nouvelle piste pour l'inclusion    Trésor: 4,6 milliards de DH de dividendes à fin juin    Al Omrane et le CNRST s'allient pour promouvoir la recherche en matière d'habitat    Commission des investissements : 9 projets à l'étude pour 5 MMDH    Hausse historique de 26,54% :Transport aérien : Plus de deux millions de passagers en juin    Les aviculteurs font leur bilan dans le cadre du Plan Maroc Vert    Trump se défend de tout racisme, silence des leaders républicains    Ursula von der Leyen verdit son discours pour convaincre le Parlement européen    La géopolitique du Maroc dans un nouvel ordre mondial en crise    L'Egypte expulse des supporters algériens après la demi-finale de la CAN    Au moins 180 morts de la mousson en Asie du Sud    Une délégation d'éminents hommes d'affaires africains en visite au Maroc    PSA augmente de 4,7% sa part de marché au Maroc    France. 282 personnes interpellées après la victoire de l'Algérie    L'organisation des Jeux Africains est un défi pour le Maroc, dixit Talbi Alami    Achraf Bencherki rejoint le Zamalek    La décision du TAS avant la fin du mois en cours    La FRMF dément la démission de Hervé Renard    Karaté. Le Maroc champion d'Afrique    L'Algérie mobilise 28 avions pour la finale    Un ancien footballeur sud-africain tué par balles    Football marocain : Les vraies questions à poser sur ce sport-passion    La loi-cadre de l'enseignement adoptée en commission parlementaire    Des braqueurs de camions sous les verrous    La plage Ba Kassem à Tanger hisse le Pavillon bleu pour la septième année consécutive    Lutte contre le sida en 2018: Ombres et lumière    Enquête L'Economiste-Sunergia/Petits équipements collectifs: A 33 contre 28, les jeux arrivent devant les espaces verts    Résultats du Bac: Nouveau record!    Le Groupe scolaire Jacques Chirac homologué    Rendez-vous, ce soir, avec l'éclipse lunaire    Fès : Plaidoyer pour la promotion de la diversité culturelle    Il était une fois Hassan Megri    L'actrice Lashana Lynch va devenir l'agent 007 mais James Bond reste un homme    De l'urgence d'un plan «Maroc Culture»    The «Morocco Corner» s'invite chez les Vikings    Vers la création d'une Caisse sociale pour les auteurs    Farid Chamekh : "Il faut s'inspirer de tout, sans plagier bien sûr"    Le Maroc, invité d'honneur de la Foire internationale du livre de Bruxelles    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Des Centres de santé défaillants
Publié dans Libération le 22 - 10 - 2018

Dans une étude publiée mercredi dernier, l'Observatoire national de développement humain (ONDH) a dévoilé au grand jour son évaluation des prestations de services des établissements de soins de santé primaires dans le Royaume. Et comme vous devez sûrement imaginer, les résultats ne sont pas à crier sur tous les toits. Tout d'abord, avant de rentrer dans les détails, rappelons que cette étude a été menée en partenariat avec l'Ecole nationale de santé publique et l'Institut de médecine tropicale (Belgique) avec l'appui de la Banque mondiale. Ensuite, il convient également de souligner qu'elle s'est focalisée sur un échantillon constitué de sept Centres de santé, à savoir, les centres de santé de Médiouna (Médiouna), Laouamra (Larache), Bir Tam Tam (Séfrou), Ain Leuh (Ifrane), Sidi Bettache (Benslimane), Ras Al Aïn (Rhamna) et Sbaayoune (El Hajeb).
Des médecins en surcharge
Première lacune pointée du doigt par l'ONDH, la faiblesse des taux d'utilisation de la consultation curative, qui seraient de l'ordre de 0,71 et 0,99 nouveaux cas par an et par habitant. S'en suit le volume beaucoup trop important de consultations curatives que doivent assurer les médecins des Centres de santé cités. Ces derniers se retrouvent souvent confrontés à une charge de travail par médecin qui varie de 25 à 64 consultations par jour. Par exemple, les médecins du Centre de santé de Médiouna effectuent 25 consultations par jour, alors que dans celui de Laouamra, le nombre de consultations grimpe à 64. Plus en détails, en partant du principe que les médecins ne consacrent pas plus de 4 heures par jour aux consultations, le temps dévolu à chacune est de l'ordre de 9,6 mn et 3 mn, respectivement à Médiouna et Laouamra. La conclusion de l'ONDH est édifiante, puisqu'il est indiqué d'après l'étude qu'une moyenne inférieure à 10 mn est insuffisante pour établir une approche centrée sur le patient, gage de qualité des soins au premier échelon.
Des maisons d'accouchement peu fréquentées
S'agissant des maisons d'accouchement des Centres de santé, l'ONDH y a constaté une faible proportion d'accouchements. Et pour cause, ces structures sont loin d'être l'endroit privilégié des femmes au moment d'accoucher. Pour avoir un ordre de grandeur, on cite le taux de couverture des accouchements qui serait de 31% pour le Centre de santé de Médiouna alors qu'il est de 131% au centre de Bir Tam Tam. Une disparité confortée par les taux extrêmement faibles des Centres de Ras el Aïn et Laouamra, lesquels sont presque non fonctionnels avec respectivement 13 et 10%.
Les sages-femmes, cheville ouvrière des maisons d'accouchement, ont également et logiquement été visées par l'étude de l'ONDH. Au moment des entretiens réalisés, la plupart d'entre elles ont exprimé des craintes et une certaine anxiété résultant de leur manque d'expérience. Des sentiments amplifiés par la peur de l'erreur et de l'échec dans l'accomplissement de leurs missions, surtout face à des situations imprévues pendant l'accouchement. Concrètement, les chiffres de l'ONDH font état de moins de 50 accouchements par an. Un chiffre insuffisant selon l'Office dans l'optique de maintenir la compétence des sages-femmes des maisons d'accouchement.
Insuffisance des ressources humaines et matérielles
Toujours d'après ladite étude, l'ONDH souligne la piètre qualité des services de santé offerts aux citoyens. Un constat qui serait dû à une insuffisance des ressources humaines et donc d'une forte surcharge du travail, affectant de fait la qualité des services prodigués. A l'origine également de ce manque criant de quantité et de qualité au niveau des ressources humaines, la distance entre les logements et le lieu de travail. Plus le personnel habite loin du centre, plus les performances sont négatives et vice versa.
En sus la qualité des soins est également influencée par des moyens techniques et logistiques insuffisants. C'est en tout cas, ce qui ressort des entretiens réalisés par l'ONDH, au même titre que le manque d'équipements médicaux ou la mauvaise gestion des médicaments dans certains centres de santé.
Autres éléments influents, la médiocre qualité des locaux. Aussi, l'étude a braqué les projecteurs sur le lien de cause à effet qui existe entre le leadership exercé par le médecin-chef et les performances du personnel en particulier et du Centre de santé en général.
Enfin, l'ONDH a mis en exergue le rôle capital que joue le médecin généraliste dans les structures de soins dites de première ligne.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.