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Fayez al-Sarraj fustige l'hypocrisie européenne sur les migrants
Publié dans Libération le 16 - 11 - 2018

Le chef du gouvernement libyen internationalement reconnu, Fayez al-Sarraj, a fustigé l'"hypocrisie" de l'Europe sur les migrants et réclamé plus de coopération, dans un entretien jeudi au Corriere della sera.
"Je vois tant d'hypocrisie dans les demandes européennes à notre pays. Vous nous demandez de maintenir à l'intérieur de nos frontières plus de 600.000 migrants, dont seulement 30.000 se trouvent dans les camps officiels", a déclaré M. Sarraj au quotidien italien.
"Mais vous, qui êtes infiniment plus riches que nous, refusez d'en accueillir même un seul. Vous chassez les rares qui arrivent chez vous", a-t-il relevé, alors que l'Union européenne soutient, finance et équipe les garde-côtes libyens pour empêcher les départs. "Je voudrais une plus grande coopération", a-t-il ajouté.
"D'autant que parmi (ces migrants), il pourrait y avoir des infiltrés de l'EI (le groupe jihadiste Etat islamique). Nos polices et services de renseignement doivent travailler ensemble s'ils veulent éviter le pire", a-t-il insisté.
M. Sarraj a en revanche salué les efforts italiens sur la Libye et le "véritable succès" -- sans vraiment préciser en quoi -- de la conférence internationale du début de semaine à Palerme, en Sicile.
Cette conférence a pourtant été plombée par les divisions persistantes avec le boycott du maréchal Khalifa Haftar, l'homme fort de l'est de la Libye, et le coup de colère de la Turquie qui a claqué la porte de la conférence.
"La prochaine étape sera la conférence nationale en Libye organisée par l'émissaire de l'ONU Ghassan Salamé, j'espère dès janvier pour aller aux élections d'ici à juin 2019", a-t-il ajouté.
Le responsable libyen a aussi assuré que la situation s'améliorait à Tripoli. "La communauté internationale exagère le problème des milices. En fin de compte, à Tripoli nous pouvons voyager et travailler. Il y a des violences et trop de criminels en liberté, c'est vrai, mais ce n'est pas si grave", a-t-il déclaré.
"Je me déplace dans la capitale escorté de quelques agents armés, comme dans n'importe quel pays européen", a-t-il affirmé.
Par ailleurs, Matteo Salvini, le patron de l'extrême droite italienne, a accueilli tout sourire mercredi des familles de migrants africains évacués de Libye via le Niger, en assurant que sa politique de fermeté n'empêchait pas l'Italie de rester généreuse.
"C'est la démonstration que l'Italie est un pays d'accueil, généreux, solidaire où l'on m'a confié le devoir de ramener un peu de règles et d'ordre et de tranquillité dans un phénomène qui, ces dernières années, nous avait échappé", a déclaré M. Salvini, arrivé au pouvoir avec la promesse de stopper les arrivées de migrants.
"La seule façon d'arriver pour des femmes et des enfants en difficulté, c'est l'avion, pas les canots pneumatiques parce que les canots sont gérés par des criminels qui en échange du trafic d'êtres humains achètent des armes", a-t-il affirmé.
M. Salvini était venu accueillir un groupe de 51 réfugiés et demandeurs d'asile, essentiellement des familles ou des femmes seules avec enfants originaires de la Corne de l'Afrique, sur le tarmac de l'aéroport militaire de Pratica di Mare, près de Rome.
Tous faisaient partie des plus de 2.300 migrants vulnérables évacués depuis décembre par le Haut commissariat de l'ONU aux réfugiés (HCR) de la Libye vers le Niger.
Ils seront placés dans de familles d'accueil en Italie par l'association catholique Giovanni XXIII, qui a prévu pour eux un parcours d'intégration.
Les enfants seront ainsi scolarisés pour devenir "des petits Italiens", a assuré M. Salvini, qui prône pourtant une forte limitation des possibilités de naturalisation.
"C'est le premier d'une série d'avions, j'en prends l'engagement. Ce n'est pas parce Noël approche qu'il y a un geste de générosité devant les caméras", a assuré M. Salvini, en précisant que les prochaines arrivées se feraient probablement hors caméras.
Grâce à des accords controversés conclus en Libye par le précédent gouvernement de centre gauche puis à la décision de M. Salvini en juin de fermer les ports italiens aux navires ayant secouru des migrants en mer, l'Italie a vu le nombre d'arrivées sur ses côtes chuter drastiquement à partir de l'été 2017.
Cette année, l'Italie a enregistré 22.500 arrivées sur ses côtes, soit une baisse de plus de 80% par rapport aux années précédentes.
En contrepartie, l'Italie s'est engagée à développer les initiatives pour faire venir légalement des personnes vulnérables bloquées en Libye, où des milliers de migrants sont soumis à des détentions arbitraires, extorsions et violences.


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