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Sur le plateau de France 24, Cheikh Amar était aussi serein que les membres de la délégation marocaine à Genève
Publié dans Libération le 10 - 12 - 2018

Alors que les membres de la délégation marocaine venaient d'achever, sereinement, la première journée de la table ronde de Genève, l'ex-président du conseil municipal et ex-conseiller régional de Dakhla était convié à se confronter en direct avec le représentant en France du Polisario Ebbi Bouchraya dans le cadre de l'émission-débat sur France 24 Wajhan liwajh. Mais au moment où les équipes étaient prêtes pour assurer la diffusion de l'émission, le représentant du Polisario, qui a appris qu'il allait faire face à Cheikh Amar s'était mis en colère menaçant de quitter les lieux s'il était obligé d'affronter Cheikh Amar.
Grand orateur, Cheikh Amar est une personnalité respectée parmi les populations des provinces du Sud. Bouchraya qui connaissait ce fait n'avait donc pas le courage de l'affronter en direct.
A Alger, les patrons de Bouchraya qui connaissent parfaitement Cheikh Amar, craignaient surtout un revers médiatique, alors que les travaux de la table ronde de Genève étaient à leur premier jour.
Devant une telle situation, France 24 n'avait d'autre choix que de céder aux caprices de Bouchraya et demander à l'ex-président de la municipalité de Dakhla de céder sa place à une autre personne. Le choix est tombé sur le politologue Tarik Atlati qui a débattu, via satellite de Rabat, avec le représentant du Polisario. Quant à Cheikh Amar, il est passé dans le JT précédant l'émission en question et au cours duquel il a exposé ses idées d'une manière claire, simple et directe.


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