L'offensive de Trump met en péril la survie de Huawei, selon des experts    Huawei : Nouvelle salve de Washington contre Pékin    Turkish Airlines lance une ligne Antalya-Casablanca    L'Espagne reste premier partenaire commercial du Maroc, selon Eurostat    Elections : Des dirigeants européens se mobilisent contre les populistes    Le Maroc réélu au bureau exécutif du Conseil des ministres arabes de la Santé    Maradona appelle à boycotter un film sur lui    Etude. Maîtriser l'anglais améliore-t-il nos conditions au travail?    Rabat. Un centre de santé lancé à Diour Jamaâ    Le Musée national d'histoire naturelle de Rabat célèbre la journée internationale des musées    La RSB fait l'essentiel à Berkane face au Zamalek, en attendant la confirmation au Caire    Stress hydrique. La Chine et le Maroc allient leurs forces    Aéroport Fès-Saiss : Hausse du trafic des passagers à fin avril 2019    1998: retour des Lions pour une place au quart…    Préfecture de Marrakech : Quelque 1.031 projets réalisés durant la phase I et II de l'INDH pour un coût global de 1,7 MMDH    Seedorf : Le Maroc favori de la CAN    Artcom'Sup intègre la World Design Organization    Lahoucine Bardaouz, un talent pluriel    L'autre dans le cinéma    PAM. Crise autour du 4e congrès national    Bouskoura : Trois ouvriers meurent par asphyxie dans un canal des eaux usées    Côte d'Ivoire : Atlantique Assurances, filiale de la BCP, lance une offre dédiée aux agriculteurs de coton    RDC : Moïse Katumbi accueilli en héros national après son retour au bercail    Fiscalité. Les libéraux veulent reconstituer un front uni    Numérisation du système judiciaire : Signature d'une convention entre le barreau de Casablanca et la CDG    Etats-Unis : Quand un milliardaire diplômé rembourse les dettes étudiantes de toute sa promotion    Chronique Humour et Ramadan : Qu'Imam me suive…    Le Maroc à Genève pour la 72ème Assemblée mondiale de la santé    L'enseignement supérieur passe au mode grève    Agentis construira et équipera des hôpitaux publics en Côte d'Ivoire    Insolite : Soyez "gentils" avec la police nigériane    M'hamed Loqmani : Les intellectuels qui ne créent pas le buzz ne sont pas toujours les bienvenus dans les médias    Attention aux jeans trop serrés et à l'épilation intégrale !    Pendant le Ramadan, Essaouira retrouve toutes ses sensations    Les Marocains d'Italie dénoncent la situation tragique dans les camps de Tindouf    Les inégalités augmentent dans l'UE, mais moins qu'ailleurs    Kamal Daissaoui fait chevalier de l'ordre pour le progrès des sciences et de l'invention    Phoques, caviar et pétrole: la mer Caspienne menacée par la pollution    Donald Trump : Si Téhéran veut se battre, ce sera la fin officielle de l'Iran    Ces tournages qui ont tourné au drame : Troie    Cinquantenaire du FNAP de Marrakech    En larmes, le monstre sacré du 7ème art Alain Delon honoré à Cannes    169 migrants subsahariens secourus par la marine royale en méditerranée    La FRMF reprogramme les matchs de la Botola Maroc Telecom : Le suspense jusqu'au bout !    Policy Center for the New South. De nouveaux locaux et une nouvelle dynamique    Abderrassoul Lehdari : «Si Aziz nous a appris la méthode, la rigueur, la maîtrise du sujet et l'esprit critique»    Louzani et Blinda au Mondial mais pas en CAN    Vidéo – Coupe de la CAF : Le RSB marque un magnifique but dans le temps additionelace au Zamalek    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Theresa May survit de justesse à une motion de censure
Publié dans Libération le 18 - 01 - 2019

La Première ministre britannique Theresa May a survécu de justesse mercredi à une motion de censure, un répit après le massif rejet la veille par les députés de l'accord négocié avec l'UE, même si sa mission la plus difficile reste à accomplir: sauver le Brexit.
Les députés ont rejeté la motion de censure par 325 voix contre 306, soit une marge de seulement 19 voix. Il s'agissait de la première motion de censure déposée contre un gouvernement britannique depuis 26 ans.
Déterminée à "poursuivre le travail" et mettre en œuvre le résultat du référendum de juin 2016, lors duquel les Britanniques avaient voté à 52% pour quitter l'Union européenne, la Première ministre a entamé mercredi soir une série de discussions avec l'opposition dans un "esprit constructif".
Elle a rencontré plusieurs dirigeants à l'exception notable du leader du Labour, principal parti d'opposition, Jeremy Corbyn. Celui-ci a décliné l'invitation tant que le gouvernement n'exclut pas l'éventualité "catastrophique" d'une sortie de l'UE sans accord.
"Il est maintenant temps de mettre nos intérêts personnels de côté", a déclaré Theresa May dans la soirée devant Downing Street, après avoir rencontré le leader des libéraux démocrates, le chef des nationalistes écossais du SNP au Parlement et celui du parti nationaliste gallois Plaid Cymru.
"Déçue" que Jeremy Corbyn ait refusé le dialogue, elle a précisé que sa porte restait "ouverte". Les discussions devaient se poursuivre hier jeudi.
Theresa May va toutefois devoir montrer patte blanche si elle veut aboutir à un compromis.
"Ces discussions transpartisanes ne peuvent pas porter sur des changements cosmétiques à son accord, qui a déjà été rejeté. Nous devons discuter de vraies alternatives et un deuxième référendum doit être sur la table", a tweeté le chef des nationalistes écossais du SNP au Parlement, Ian Blackford, après sa rencontre avec la cheffe du gouvernement.
Le SNP, comme le parti libéral démocrate, le parti nationaliste gallois Plaid Cymru et les Verts plaident pour un second référendum, pressant le chef de l'opposition travailliste Jeremy Corbyn de soutenir pleinement cette option.
M. Corbyn avait lui privilégié le scénario de législatives anticipées, tout en gardant "toutes les options ouvertes", dont une nouvelle consultation populaire.
Ses espoirs ne se sont pas concrétisés et la centaine de députés du camp conservateur de Theresa May qui avaient voté contre l'accord de Brexit mardi, contribuant à son humiliante défaite, ont cette fois serré les rangs derrière leur cheffe.
Et son allié, le petit parti unioniste nord-irlandais DUP (dix députés), qui lui assure la majorité absolue au Parlement, ne l'a pas lâchée. Mais elle doit maintenant "tirer les leçons" du rejet de son texte au Parlement, a prévenu le député du DUP Nigel Dodds.
Le DUP veut voir disparaître le "filet de sécurité" ("backstop" en anglais) prévu dans l'accord de retrait, qu'il accuse de menacer l'intégrité politique et économique du Royaume-Uni.
Cette option de dernier recours prévoit la mise en place d'une union douanière entre le Royaume-Uni et l'UE pour éviter le rétablissement d'une frontière physique entre l'Irlande et la province britannique d'Irlande du Nord, si aucune autre solution n'est trouvée à l'issue de la période de transition, prévue pour durer jusqu'à fin 2020. De nombreux députés britanniques craignent que cela n'arrime leur pays à l'UE indéfiniment.
Face à une situation qui semble inextricable, Mme May a jusqu'à lundi pour proposer un "plan B". Elle pourrait tenter de retourner négocier avec les dirigeants de l'UE, mais ceux-ci ont jusqu'à présent répété que l'accord conclu en novembre après 17 mois de difficiles négociations était le seul sur la table.
Pour progresser dans les discussions, Theresa May pourrait être contrainte de revenir sur les "lignes rouges" qu'elle a elle-même tracées. Elle avait notamment exclu de respecter les conditions d'accès au marché unique européen, qui incluent notamment la libre circulation des personnes, et elle avait exigé de retrouver une liberté commerciale totale.
Elle pourrait aussi demander un report de la date de sortie du Royaume-Uni de l'UE, fixée au 29 mars 2019, ce qu'elle a exclu jusqu'ici.
Il y a "encore le temps de négocier", a estimé la chancelière allemande Angela Merkel, appelant Theresa May à faire des propositions.
Les milieux économiques de la cinquième puissance économique mondiale s'inquiètent de leur côté du risque d'une sortie de l'UE sans accord et sans période de transition pour amortir le choc.
Pour le négociateur en chef des Européens, Michel Barnier, "jamais le risque d'un no deal n'a paru aussi élevé".


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.