Sothema réalise un résultat net de 217 MDH en 2018    Enseignants contractuels/Gouvernement: Le bras de fer continue    Le MASI et la décélération de la croissance    FRMF : Mark Wotte limogé    JETMODE, l'événement mode de l'année !    "La Tbourida", candidate au patrimoine de l'UNESCO    Banque Centrale Populaire. La croissance toujours au rendez-vous    Qualifications CAN-2019 : Le Cameroun rejoint le Maroc et le Burundi entre dans l'histoire    Entreprenathon : L'ESSEC Afrique et l'EMI mettent le cap sur l'innovation et l'entrepreneuriat    Carburants : Le plafonnement des prix est entre les mains d'EL Otmani.    FICM de Tétouan 2019 : «La sueur des palmiers» de Radwan El-Kashef ouvre le bal    «Nous invitons les jeunes Marocains a exposé leurs talents»    Prix Terre de Femmes Maroc : agir localement pour changer le monde !    Californie. Un incendie dans une mosquée fait le lien avec Christchurch    Un Kenyan sacré meilleur enseignant du monde    Politiques budgétaires, commerce intra-africain et transformation digitale…. Les enjeux auxquels devraient faire face les pays d'Afrique    Trump accueille son « ami » Netanyahu en pleine campagne    Les principales conclusions du rapport d'enquête Mueller    News    Retenus en Syrie, les jihadistes de l'EI et leurs familles restent un danger    May entame une semaine cruciale pour le Brexit, et son propre sort    Vous avez dit classe politique !    Sahara. Un troisième round de négociations au programme.    CAN 2019: Les Lions de l'Atlas terminent en tête    Golf Presse Agadir: Une tradition qui gagne en maturité    L'UA a trouvé une bonne clé pour atteindre les objectifs de développement en Afrique    Divers    Fès:Coup d'envoi des sessions régionales du parlement de l'enfant    Une 'Caravane Verte' à Essaouira pour éduquer et sensibiliser à la protection de l'environnement    Education, "Do you speak Arabic"?    COM2019 : L'Afrique souffre encore de sa faible intégration régionale    Forum maroco-belge : Un premier événement intégrant la migration dans la coopération bilatérale    Bourita s'entretient à Marrakech avec la vice-secrétaire générale de l'ONU    Le Musée Mohammed VI est ouvert chaque jour jusqu'à 20h    Le Onze national se contente du nul blanc face au Malawi    Premier atelier des officiers de contrôle du dopage de la CAF en partenariat avec la FIFA    Edito : Talents gaspillés    Marrakech: Un brigadier de police utilise son arme pour arrêter un multirécidiviste    TOKYO: Les femmes protestent en ligne contre le port de talons hauts sur le lieu de travail    D'anciennes joueuses du FC Barcelone à Laâyoune pour encourager le football féminin au Maroc    Mohamed Benabdelkader : Pour un accès facile et décent des citoyens au service public    Lancement des travaux de construction d'un pont à haubans à Abidjan    Messi officiellement forfait pour Maroc-Argentine    Une cinquantaine de courts-métrages en compétition officielle au Festival international de cinéma d'animation    Les "Terrasses en scènes" à Fès    "Cambodia" de Taha Mohamed Ibn Slimane en avant-première à Casablanca    M. Hilale : Atténuer les effets des crises humanitaires, une priorité    Apatride de Narjiss Nejjar : Frontières intérieures…    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Administration, établissements publics, collectivités territoriales et enseignement en grève
Publié dans Libération le 20 - 02 - 2019


Ph: Archives
Une grève nationale sera observée aujourd'hui dans les administrations, les établissements publics et les collectivités territoriales à l'appel de la FDT. Ce débrayage constitue la troisième phase du programme de protestation défini par le Conseil national de cette centrale syndicale lors de la réunion qu'il a tenue le 22 septembre 2018.
Lors d'une conférence de presse organisée la semaine dernière à Casablanca, Abdelhamid Fatihi, secrétaire général de la FDT, en a expliqué les raisons.
«Depuis 2011, date du dernier accord social, à savoir l'Accord du 26 avril 2011, la situation de la classe ouvrière s'est dégradée. Ses acquis, ses droits et ses revendications ont été bafoués pour la huitième année consécutive sous la houlette de deux gouvernements (en l'occurrence celui d'Abdelilah Benkirane et celui de Saad Dine El Otmani) », a-t-il souligné. Et d'expliquer : « Cette classe n'a profité d'aucune mesure visant à renforcer son pouvoir d'achat et à améliorer sa situation. Pis encore, durant ces années de vaches maigres, le gouvernement a porté atteinte aux acquis sociaux » des travailleurs. La FDT a donc dénoncé le gel du dialogue social et de « tous les accords » conclus avec les centrales syndicales, ainsi que les atteintes aux droits et acquis des salariés.
A ses principales revendications qu'elle a qualifiées de « justes et légitimes », figurent l'augmentation des salaires et des allocations et l'allègement des charges fiscales et sociales.
La FDT qui réitère son appel au gouvernement de « mettre fin aux atteintes aux droits et libertés syndicales notamment le licenciement collectif des travailleurs et les ponctions sur les salaires des grévistes opérées sans fondement juridique », dénonce également l'atteinte à la gratuité de l'enseignement et la politique de contractualisation dans l'éducation et la fonction publique, ainsi que l'ouverture de la santé publique au capital libéral «qui renforce sa présence dans tous les secteurs sociaux».
Elle appelle aussi à la mise en œuvre du reliquat de l'Accord signé le 26 avril 2011, notamment en ce qui concerne la création d'un nouvel échelon pour la promotion, l'annulation de l'article 288 du Code pénal et la ratification de la Convention 87 de l'OIT.
Pour sa part, le Syndicat national de l'enseignement affilié à la FDT (SNE-FDT) organise également une grève nationale aujourd'hui dans le secteur de l'enseignement avec d'autres syndicats nationaux, à savoir la FNE affilié à l'UMT et le Syndicat national de l'enseignement affilié à la CDT.
Pour rappel, le SNE-FDT avait organisé au début de janvier, en concertation avec d'autres syndicats nationaux de ce secteur, une grève suite à l'échec des séances de dialogue entre les syndicats de l'enseignement et le ministère de l'Education nationale qui ont eu lieu durant l'année écoulée. Ce dialogue avec le ministère de tutelle avait été qualifié par le secrétaire général de SNE-FDT, Sadek Rghioui, de « simple monologue qui n'a de finalité que de faire accroire que dialogue il y a bel et bien eu alors que celui-ci n'a nullement été productif ».
Il convient de rappeler, par ailleurs, que le dernier rapport du ministère du Travail et de l'Insertion professionnelle sur l'état des grèves enclenchées et évitées en 2018, a mis en relief le fait que le nombre de grévistes s'est inscrit en hausse de 71,04%: 22.196 personnes en 2018 contre 12.977 en 2017.
Le nombre de jours de travail perdus est quant à lui passé à 116.851,5 en 2018, soit une baisse de 34,46% par rapport à 2017.
Selon les régions, la majorité des grèves sectorielles enclenchées en 2018 ont été enregistrées dans la région de Casablanca-Settat, avec 26 grèves, soit un taux de 19,40%, suivie de Rabat-Salé-Kénitra (25 grèves/18,66%), Souss-Massa (19/14,18%) et Tanger-Tétouan-Al Hoceima (13/9,70%).
Le secteur des services a occupé la première place avec 51 grèves dans 42 établissements, soit 38,06% du total des grèves enclenchées, suivi du secteur de l'industrie (32 grèves dans 30 établissements, soit 23,88%), le secteur de l'agriculture, (25 grèves dans 22 établissements/18,66%), les secteurs du bâtiment et travaux publics (14 grèves dans 14 établissements/10,45%) et le commerce (12 grèves dans 11 établissements/8,96%).
En ce qui concerne la répartition des grèves enclenchées selon les branches d'activité économique, le rapport relève que l'agriculture arrive en tête avec au total, 25 grèves dans 22 établissements, devant les activités du bâtiment et travaux publics et de gestion des déchets ménagers avec 14 grèves chacune, dans respectivement 14 et 12 établissements.
Le rapport a également indiqué que le retard de paiement ou le non-paiement des salariés sont les principales causes de grèves. Elles sont à l'origine de 66 cas enregistrés, soit 24,54%. Elles sont suivies par l'atteinte à la protection sociale (37 cas/13,75%), le non-respect de la durée de travail (28 cas/10,41%) et le licenciement (27 cas/10,04%).


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.