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"Le Ciel sous nos pas" de Leïla Bahsaïn, une lutte pour l'émancipation des femmes ici et ailleurs
Publié dans Libération le 21 - 02 - 2019

img class="responsive" style="display:none" src="https://www.libe.ma/photo/art/grande/30907744-29324794.jpg?v=1550664898" alt=""Le Ciel sous nos pas" de Leïla Bahsaïn, une lutte pour l'émancipation des femmes ici et ailleurs" title=""Le Ciel sous nos pas" de Leïla Bahsaïn, une lutte pour l'émancipation des femmes ici et ailleurs" / img class="not-responsive" src="https://www.libe.ma/photo/art/default/30907744-29324794.jpg?v=1550664912" alt=""Le Ciel sous nos pas" de Leïla Bahsaïn, une lutte pour l'émancipation des femmes ici et ailleurs" title=""Le Ciel sous nos pas" de Leïla Bahsaïn, une lutte pour l'émancipation des femmes ici et ailleurs" /
Le roman "Le Ciel sous nos pas", de l'écrivaine marocaine Leïla Bahsaïn, s'inscrit dans une lutte acharnée pour l'émancipation des femmes ici et ailleurs, en dévoilant leur difficulté d'exister en tant que telles, à être respectées, à s'épanouir et à s'imposer aussi bien dans les sociétés dites "conservatrices" que "libérales".
Ce roman, paru aux éditions Albin Michel, braque les projecteurs sur la condition féminine dans la société marocaine et française et révèle une facette peu connue de cette Europe rêvée. Elle met en cause ainsi la perception répandue d'un Occident idéalisé et considéré comme un eldorado des libertés. Cette oeuvre littéraire est la voix d'une jeune fille pleine de fantaisies et de poésies qui appartient à la génération de la mondialisation. Il s'agit d'un personnage fort et décomplexé qui fait face au monde pour vivre sa vie à fond et réaliser ses rêves, a souligné Leïla Bahsaïn dans un entretien à la MAP en marge de sa participation à la 25ème édition du Salon international de l'édition et du livre de Casablanca (SIEL-2019).
Issue d'une famille composée essentiellement de femmes, sa mère qui travaille comme femme mulet à Sebta et sa soeur, Tifa, pleine de mystère, cette jeune rebelle contourne les traditions pour pouvoir vivre sa vie d'adolescente, a relevé la jeune écrivaine, lauréate du prix de la Nouvelle de Tanger 2011. Après la mort de sa mère, cette adolescente va être obligée de quitter le Maroc pour rejoindre sa soeur Tifa mariée à Paris. A son arrivée c'est le choc total, Paris ou le "nombril du monde" comme elle l'appelait est totalement différent de ce qu'elle imaginait. Elle va découvrir une autre Europe loin des images véhiculées par les médias et de ce qu'elle lisait dans les manuels scolaires, a-t-elle poursuivi. Pire, elle va retrouver sa sœur métamorphosée et mariée à un homme radicalisé dans un F3, une banlieue imaginaire proche de Paris. La jeune va tout faire pour s'extraire de ce foyer et va cheminer vers son émancipation à travers le savoir, a dit la romancière. La vraie particularité de cette jeune femme qui fait sa force, c'est qu'elle n'a pas de complexes et ne se laisse pas intimider ni par ceux qui cherchent à l'exploiter, à savoir les extrémistes ni à l'exclure, comme les racistes et les xénophobes, a-t-elle fait remarquer.
Ce roman qui se passe en deux parties, au Maroc et en France, traite de questions sérieuses, notamment la problématique tradition-modernité et la poussée intégriste en Europe, en touchant aux sujets tabous. "Je n'ai pas peur des tabous, j'écris avec une sincérité incroyable sans autocensure, mes personnages sont libres au vrai sens du terme", a dit Leïla Bahsaïn. "Ce texte est écrit avec une langue métissée très marquée par l'imaginaire marocain. Je suis née et j'ai grandi au Maroc, mon imagination est baignée dans cette culture marocaine qui se démarque dans mon écriture". La diversité est une vraie richesse aujourd'hui on vit dans un monde où les frontières culturelles n'existent plus, a-t-elle relevé. En effet, "il s'agit de mon premier roman mais non pas de mon premier texte publié. J'avais écrit et publié des nouvelles au Maroc et également en France dans des revues ou des publications collectives", a-t-elle observé.


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