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La ville d'El Jadida commémore le dixième anniversaire de la disparition d'Abdelkébir Khatibi
Publié dans Libération le 14 - 03 - 2019

Un colloque international intitulé "Abdelkébir Khatibi: cheminement et empreintes" s'est ouvert, lundi soir, à El Jadida, en commémoration du dixième anniversaire de la disparition de ce sociologue et grand intellectuel, dont le nom restera à jamais associé à la capitale des Doukkala.
Dans la cité portugaise, monument historique phare de la ville, un parterre de choix s'est donné rendez-vous pour célébrer comme il se doit le souvenir d'un des penseurs les plus importants des temps modernes au Maroc. La cérémonie inaugurale de ce colloque, qui se prolongera à Rabat et Kénitra, a été lancée par une visite à la galerie Abdelkébir Khatibi, qui était parée de ses photos et de ses ouvrages, mais aussi de témoignages sur la valeur du défunt qui était, à la fois sociologue de renommée internationale, poète et écrivain d'expression française parmi les plus distingués de la littérature maghrébine.
Feu Khatibi a marqué l'histoire de la capitale des Doukkala et y a laissé une trace indélébile, s'est réjoui, à cette occasion, le secrétaire d'Etat à l'enseignement supérieur et à la recherche scientifique, Khalid Samadi, qui a salué l'adhésion totale des autorités locales et des élus à l'organisation d'un tel événement.
Il a jugé fondamental de respecter ce devoir de mémoire envers les précurseurs, afin de favoriser la culture de la reconnaissance auprès des générations montantes, a-t-il dit, rappelant que le défunt a eu droit de son vivant à toutes sortes d'honneurs et d'éloges. L'épouse du défunt, Mme Amina Khatibi, a pris la parole pour remercier toutes les parties ayant travaillé d'arrache-pied pour organiser ce colloque international, révélant que son regretté mari avait "le sens de l'humour, un humour savant et subtil", mais aussi "le don de l'émerveillement et de l'étonnement qui le poussaient à chercher la cause des choses, le pourquoi et le comment". Le colloque est organisé par l'Université Chouaïb Doukkali d'El Jadida, l'Association des Doukkala, l'Université Mohammed V de Rabat, l'EGE Rabat/Université Mohammed VI Polytechnique et l'Université Ibn Toufaïl de Kénitra.
Après la cérémonie d'ouverture officielle, le colloque reprend, mardi matin, à la Faculté des lettres et des sciences humaines d'El Jadida, avant de se poursuivre à Rabat (13 et 14 mars) et Kénitra (15 mars). Les débats et les tables rondes réuniront de brillants intellectuels et professeurs du Maroc et de l'étranger. Abdelkébir Khatibi est connu pour ses travaux sociologiques, notamment sur le roman maghrébin et les identités culturelles. Son essai "Figure de l'étranger dans la littérature française" (1987) montre comment des écrivains tels que Aragon, Duras et Barthes ont représenté dans leurs œuvres des pays et des personnages non occidentaux.
Khatibi est également connu pour ses textes sur la peinture et la calligraphie arabe, sur les partis politiques, sur l'altérité. Il fait partie des grands écrivains du Maroc, avec des romans tels que "La mémoire tatouée" (1971), "Le livre du sang" (1979) ou "Pèlerinage d'un artiste amoureux" (2006).
L'une des forces de sa pensée a été de se situer par-delà les conventions littéraires et les assignations à écrire de manière normative, et d'avoir créé, y compris dans sa correspondance ouverte avec Ghita El Khayat, des formes d'écriture immanentes pour parler de la pluralité des modes de vie et de penser, tant dans le domaine littéraire que dans celui de la politique ou des sciences sociales.


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