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En déclin en Europe, que vaut vraiment la Bundesliga ?
Publié dans Libération le 17 - 05 - 2019

Le Bayern est à un match d'un septième titre consécutif, et la Bundesliga s'inquiète: une telle domination n'est-elle pas la marque d'un championnat qui s'affaiblit, comme le prouve cruellement le déclin allemand dans les compétitions européennes?
Plus personne, aujourd'hui, n'oserait proclamer que "la Bundesliga est le meilleur championnat du monde", comme l'avait fait en 2013 Ottmar Hitzfeld, double vainqueur de la Ligue des champions comme entraîneur avec Munich et Dortmund.
Un an avant la victoire de la Mannschaft au Mondial-2014, le Bayern et le Borussia avaient humilié Barcelone et le Real Madrid en demi-finales de Ligue des champions, pour disputer une finale 100% allemande remportée par les Munichois à Londres.
En six ans, de l'eau a coulé sous les ponts... et les rivaux du Bayern, Dortmund, Wolfsburg ou Leverkusen, ont eu du mal à surnager. Si la saison qui s'achève est restée indécise jusqu'au bout, les six précédentes victoires du "Rekordmeister" ont toutes été acquises avec une avance de 10 points ou plus sur le deuxième (25 points en 2013!).
"La Bundesliga a absolument besoin de plus de suspense et de plus de concurrence", plaide Philipp Lahm, l'ancien capitaine du Bayern.
Les résultats sur la scène européenne parlent d'eux-mêmes. Cette saison, aucune équipe allemande ne s'est qualifiée pour les quarts-de-finale de la Ligue des champions, pour la première fois depuis 2006. Les trois formations en lice ont été éliminées par... des Anglais. Le Bayern par Liverpool, Dortmund par Tottenham, et Schalke par Manchester City.
L'analyse détaillée de ces trois confrontations est encore plus inquiétante: cinq défaites, un nul et aucune victoire pour les Allemands, pour un score cumulé de 17-3!
Experts et dirigeants ont identifié depuis quelques années déjà les raisons de cette disgrâce, sans parvenir à inverser le cours des choses.
L'argent, d'abord. Grâce à ses pratiques vertueuses, la Bundesliga est un championnat qui se porte bien, avec des dettes modérées voire des bénéfices, comme au Bayern. Mais la sagesse étant le contraire de la folie, les clubs allemands ne bénéficient pas des investissements gigantesques dont bénéficient la plupart des grosses écuries d'Europe.
Et une règle sacro-sainte, dite du "50+1", interdit à un investisseur de prendre la majorité dans un club allemand. L'arrivée d'un mécène arabe ou russe, ou d'un investisseur chinois, est de facto impossible.
Résultat, la Bundesliga attire des joueurs jeunes, les revend avec profit (Ousmane Dembélé, Naby Keita, Kevin de Bruyne...), mais n'accueille pas de stars mondiales. Hors Bayern, les très grands joueurs ne restent jamais longtemps en Allemagne. Et parmi les dix plus gros transferts internationaux de l'histoire de la Bundesliga, on compte neuf ventes à l'étranger, pour une acquisition seulement, celle de Lucas Hernandez, récemment acheté à l'Atlético par le Bayern pour 80 millions d'euros.
Même constat pour les entraîneurs: les deux plus prestigieux servent des puissances étrangères, Jürgen Klopp à Liverpool et Thomas Tuchel à Paris.
Sur le plan de la détection des talents, nombre d'experts estiment que l'Allemagne, qui a formé une génération dorée au début du siècle, les champions du monde 2014, a là aussi perdu le contact. "Les Anglais nous ont dépassés", déplore le directeur sportif de Dortmund Michael Zorc, dont le club est pourtant réputé pour la qualité de sa formation. "Pour être honnête, si on cherche des talents exceptionnels, il est de plus en plus difficile de les trouver en Allemagne".


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