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Malek : Tout ce qui tend à accompagner les jeunes talents est primordial
Publié dans Libération le 18 - 05 - 2019

Né en 1959, à Aix-en-Provence, Malek Belarbi, plus connu sous le nom de Malek, est un compositeur et interprète franco-marocain. Après avoir obtenu son baccalauréat en 1978, il poursuit ses études à Montpellier et forme son premier groupe de musique, un trio de guitaristes jouant en acoustique, dont il était également le parolier. Au cours de ses 30 ans de carrière, il a réalisé une dizaine d'albums réussis. Son tout premier succès était «La Mal-Vie», en 1980. Il a également été, durant plusieurs années, membre du jury de Studio 2M. Malek chante en français surtout, mais aussi en «darija» et se dit très fier de sa double culture franco-marocaine.
Libé : Vous êtes un auteur-compositeur-interprète franco-marocain. Que peut ajouter cette double culture au parcours d'un artiste ?
Malek : De manière très évidente, le multiculturalisme est une ouverture. Et qui dit "ouverture" dit pont entre soi et les autres, ou une envie et un besoin d'aller vers les autres. Il s'agit également de connaître la différence entre vous et autrui, l'accepter, et l'aimer… On peut dire que c'est surtout un besoin de donner, et une envie de recevoir. La multiplicité culturelle épanouit donc, celui qui a la chance de la vivre, et qui a envie de savoir et de connaissances.
Qu'il soit artiste ou pas. Cela grandit l'humain en soi et, par conséquent, fait grandir son talent.
Comment évaluez-vous votre parcours, vos 30 ans de carrière ?
Pour être tout à fait honnête, je n'évalue rien. Car cela reviendrait à faire une espèce de bilan de fin de parcours.
Or, je suis encore et toujours en train de rechercher la musique ou le texte idéal. Je ferai donc un bilan quand j'aurai des certitudes. Et ça n'est pas le cas du tout ! Pour moi, je suis toujours à mes débuts.
Tout jeune, vous avez été influencé aussi bien par de talentueux musiciens marocains et arabes que par de grands chanteurs comme Brel, Brassens ou Dylan.
J'ai surtout été influencé par la pop-rock des années 70. Et ça a mis le feu aux poudres de mon adolescence... Plus tard Brassens, pour cet humour extraordinaire, et cette rigueur de l'écriture. Parallèlement à tout, j'adorais Fayrouz. Elle a toujours déclenché une émotion incroyable en moi, et c'est toujours le cas. Avec Fayrouz, il se passe quelque chose de cosmique. On n'est pas loin du surnaturel. Mais, il faut dire que j'aime beaucoup d'autres choses.

Vous avez été, durant plusieurs années, membre du jury de « Studio 2M ». Est-ce un exercice difficile ?
Tout ce que l'on fait en donnant le meilleur de soi-même, en s'imposant une rigueur sans faille, et en n'étant jamais complaisant avec soi-même, est un exercice difficile. De plus, pour ce domaine de découverte de jeunes talents, vous n'avez pas du tout le droit de trahir la confiance que ces jeunes mettent en vous. Ceci est une vraie mission.
Et que pensez-vous de ce genre d'émissions, consacrées à la découverte de jeunes talents ?
Je pense que tout ce qui tend à accompagner des jeunes qui désirent aller au bout de leurs rêves est primordial. Nous l'avons fait dans le domaine de la chanson, avec pour unique mission, de faire profiter des gamins de notre expérience et de leur transmettre ce qu'on sait faire. Puisque transmettre est un acte majeur, et la télé sert exactement à cela. Maintenant, il faut que ce genre d'émissions s'étende à d'autres domaines, parallèlement à ce qui est artistique, toujours avec le même principe de la transmission.


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