Projet de loi de finances /Droits de douane: Les mesures phares    La politique pénale du Maroc jaugée à l'aune des droits de l'Homme    Akhannouch juge nécessaire la « mise à niveau » de l'entreprise marocaine    Missing    L'ONMT veut développer le tourisme golfique au Maroc    Le Maroc, un marché émergent alternatif pour les entreprises espagnoles face au Brexit    Les facteurs de vulnérabilité financière pourraient aggraver le prochain ralentissement économique    Calcio : La Juventus et Ronaldo enchaînent    Le Onze national décroche haut la main sa qualification au CHAN 2020    Salon du cheval : La Sorba de Maher El Bachir remporte le GP S.M le Roi Mohammed VI de Tbourida    Les enseignants cadres des AREF se remettent en grève    Météo : De fortes pluies prévues dans certaines régions    Aéroport Marrakech Menara: Arrestation d'un Brésilien en flagrant délit de trafic de cocaïne    Coppola travaille sur "Megalopolis", son projet de film le plus ambitieux    Participation marocaine au Festival des musiques "Oslo World"    Projection en Norvège du film "Paris Stalingrad" de la Marocaine Hind Meddeb    Salon du cheval: La Sorba de Maher El Bachir remporte le Grand Prix Mohammed VI de Tbourida    La justice fait renaître Samir de ses cendres    L'ANCP : « Le ministre de la Santé n'a pas pris cette mesure »    Manifestations au Liban: L'ambassade du Maroc met une ligne téléphonique à disposition des Marocains    Les subventions à la culture ont-elles tué la création?    «Le Sahara est marocain»: il invite l'Algérie et le Maroc à ouvrir leurs frontières    Flexibilité du dirham : la solution de Jouahri en cas de choc externe    «La subvention a pratiquement aidé le secteur»    «Les subventions aux arts plastiques pourraient connaitre un réexamen»    PPS: l'opposition pour l'édification d'une alternative démocratique    «N'assassinez pas le rêve» des étudiants de Boulemane    Faculté de droit d'Agadir: Un acte inadmissible!    Les Botolistes proches de la qualification    Compensation: le PLF 2020 prévoit une dotation de plus de 13 MMDH    CAN 2020 : Les joueurs locaux corrigent l'Algérie    Météo: le temps qu'il fera ce dimanche    Vidéo. Le Maroc lance son premier nanosatelite dans l'espace    Vidéo. Mine d'art de Khouribga: quand les artistes essayent de "passer le relais"    Couverture alimentaire : Le Maroc a atteint « un bon niveau », selon Sadiki    Le Maroc rejoint le Réseau des Autorités de prévention de la corruption    Brexit, politique étrangère… au sommet de Bruxelles    Quand Donald Trump s'en prend à Bruce Springsteen et Beyoncé    Les glaciers suisses ont diminué de 10% en 5 ans    Insolite : Conférence record    Bella Hadid se livre sur son état mental    La Twittoma, ou comment les réseaux sociaux servent la bonne cause    Amar Saâdani : Le Sahara est marocain    Jack Lang : «Trésors de l'Islam en Afrique, de Tombouctou à Zanzibar témoigne de l'histoire du Maroc»    Eliminatoires CHAN 2020 : Maroc-Algérie à guichets fermés    Les violations des droits de l'Homme dans les camps de Tindouf mise à nu    ITF juniors au Maroc: Le RUC passe le relais au Riad    Syrie: Washington arrache une trêve à Erdogan, en vue de la création d'une « zone de sécurité »    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Bolton, un va-t-en-guerre finalement incompatible avec le trumpisme
Publié dans Libération le 18 - 09 - 2019

John Bolton, qui vient d'être renvoyé sans ménagement de son poste de conseiller à la sécurité nationale par Donald Trump, était un néoconservateur connu pour ses positions très dures sur l'Iran ou l'Afghanistan, voire va-t-en-guerre contre la Corée du Nord. Trop dures, pour le président américain qui l'a congédié récemment d'un tweet.
Dès la nomination en mars 2018 de cet avocat de formation de 69 ans, aux fines lunettes et à l'épaisse moustache blanches, la question était de savoir si ce "faucon" allait pouvoir s'entendre avec le milliardaire républicain, qui veut négocier avec Pyongyang et mettre fin à la guerre en Afghanistan, n'hésitant pas à rencontrer les pires ennemis historiques de l'Amérique.
John Bolton fut l'un des architectes de l'invasion de l'Irak en 2003. Il est partisan des guerres préventives, lorsque Donald Trump estime que l'Amérique ne peut être le gendarme du monde et, dans de nombreuses situations, doit se désengager.
Selon les médias américains, John Bolton était ainsi résolument opposé à la venue des talibans à Camp David, un temps souhaitée par Donald Trump avant d'être finalement annulée avec fracas la semaine dernière.
"J'étais en désaccord avec nombre de ses suggestions", a expliqué Donald Trump mardi en annonçant le limogeage de son troisième conseiller à la sécurité nationale après Michael Flynn et H.R. McMaster.
Donald Trump ne cachait pas ces derniers mois qu'il pouvait y avoir plus que des nuances entre lui et son conseiller pour les affaires internationales.
"Il a des avis appuyés sur plein de sujets mais c'est OK. En fait, je le calme, ce qui est vraiment incroyable", ironisait-il en mai dernier.
Comme le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo, John Bolton faisait partie de ceux qui plaidaient pour "sortir de l'accord iranien" signé en 2015 par les grandes puissances avec Téhéran pour l'empêcher de se doter de l'arme nucléaire.
Mais il ne cachait pas son scepticisme quant aux négociations sur le nucléaire avec Pyongyang, telles que souhaitées et menées Donald Trump et qui avaient été engagées avant sa nomination à la Maison Blanche.
"Il est parfaitement légitime pour les Etats-Unis de répondre" à "la menace" représentée par une Corée du Nord nucléaire "en frappant les premiers", avait-il écrit dans le Wall Street Journal avant de rejoindre le président républicain.
John Bolton était aussi un des promoteurs de la ligne dure sur le Venezuela. Il a mené la charge américaine pour faire partir le président socialiste Nicolas Maduro en assurant l'opposant Juan Guaido du plein soutien de Washington. Des pressions qui ont jusqu'ici échoué, Nicolas Maduro étant toujours au pouvoir à Caracas.
Concernant la Russie et Vladimir Poutine, John Bolton, partisan de sanctions beaucoup plus larges que celles, symboliques, annoncées par l'administration américaine, n'était pas non plus sur la même longueur d'onde que le président, plus rarement enclin à critiquer Moscou.
"Il paraissait évident que Bolton et Trump n'avaient pas un semblant de vision commune concernant les affaires internationales", a réagi mardi Harry J. Kazianis, directeur au Center for the National Interest à Washington.
Bolton avait acquis la notoriété lors de la présidence de George W. Bush, effectuant un passage mouvementé de 18 mois comme ambassadeur des Etats-Unis aux Nations unies en 2005-2006.
Profitant plus récemment de la tribune que lui offrait son poste de chroniqueur sur la chaîne Fox News prisée des conservateurs, il distillait régulièrement ses avis sur les affaires du monde. Et son nom avait été cité pour devenir secrétaire d'Etat ou conseiller à la sécurité nationale -- déjà -- aux débuts de la présidence Trump.
"L'ambassadeur Bolton représente le pire de l'aventurisme américain en politique étrangère", avait réagi après sa nomination Diplomacy Works, un centre de réflexion d'anciens de l'administration démocrate de Barack Obama, dénonçant son goût pour "l'interventionnisme militaire".
Avant sa nomination à l'ONU, il avait occupé différents postes gouvernementaux sous les présidences républicaines de Ronald Reagan et de George Bush père.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.