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Mohamed Benabdelkader : La communication publique, une exigence démocratique et un impératif de bonne gestion
Publié dans Libération le 15 - 02 - 2020

La communication publique, qui concourt à l'affirmation de l'Etat de droit tant par sa définition et ses objectifs que par son éthique, constitue une «exigence démocratique» et «un impératif de bonne gestion», a souligné, jeudi à Ouarzazate, le ministre de la Justice, Mohamed Benabdelkader.
«La communication publique, au sens large du terme, reflète l'importance que nous accordons au processus démocratique dans l'organisation et le fonctionnement du service public», a-t-il ajouté, lors de l'ouverture d'un colloque international sous le thème «La communication publique au service du développement régional, de l'économie sociale et de la diversité culturelle».
Mohamed Benabdelkader a relevé que ce type de communication est intimement lié à la transparence administrative et au droit d'accès à l'information, ajoutant qu'il permet aux citoyens de mieux comprendre le fonctionnement des services publics.
Il s'agit aussi, a-t-il poursuivi, d'un moyen d'échange entre les pouvoirs publics et les citoyens, de renforcement de la cohésion sociale et de valorisation territoriale, ainsi que d'un vecteur de connaissances et de renforcement de la confiance du public dans ses institutions.
Conscient de l'importance de la communication publique et de son rôle de consolidation de l'action gouvernementale, le gouvernement a fait de l'institutionnalisation et du développement de cette communication l'une des composantes essentielles de son programme de réforme administrative et un levier fondamental de renforcement des valeurs de citoyenneté, a rappelé le ministre. Il a estimé, par ailleurs, que l'administration doit être ouverte sur le citoyen et ses besoins et doit le placer au cœur des politiques publiques, notamment à travers le renforcement de la communication publique.
Le secrétaire général du Département de la réforme de l'administration, Ahmed Laamoumri, a relevé, pour sa part, que la communication publique constitue un des piliers du plan d'action national pour un gouvernement ouvert, lequel définit 18 engagements répartis entre les axes de transparence budgétaire, d'accès à l'information publique, d'intégrité et de participation citoyenne. Il a rappelé, dans une allocution lue en son nom par la directrice des études, de la communication et de la coopération de ce département, Sarah Lamrani, la loi relative au droit d'accès à l'information, dont l'adoption vient consolider les efforts déployés pour le renforcement de la transparence et de la démocratie participative.
Ahmed Laamoumri a plaidé pour une approche d'information et d'implication de l'ensemble des acteurs territoriaux et du tissu associatif afin de susciter le développement local, estimant nécessaire aussi d'encourager l'ouverture et la circulation de l'information à l'échelle territoriale.
Le gouverneur de la province d'Ouarzazate, Abderrazak El Mansouri, a souligné que la tenue de ce colloque revêt une importance capitale pour la ville et sa région, précisant qu'il s'inscrit dans la continuité des activités internationales organisées dans la province.
Il a plaidé pour une communication publique collective et concertée, estimant important de communiquer davantage sur les réussites, en vue de mettre en exergue les points forts et les réalisations de l'administration et des services publics.
Le doyen de la Faculté polydisciplinaire d'Ouarzazate, Lahcen El Mimouni, a fait observer que la communication publique a une dimension stratégique dans le cadre de l'action publique, étant donné qu'elle s'adresse à tous les citoyens et usagers du service public.
La communication publique «nourrit l'expression de la citoyenneté et de la participation au débat démocratique et favorise l'usage des services publics», a-t-il noté.
Philippe Viallon, de la Chaire UNESCO de l'Université de Strasbourg (France), a indiqué que les nouvelles technologies offrent des opportunités «immenses» en matière de communication publique.
«Notre rôle est d'apprendre à tirer un bénéfice énorme de ces nouvelles technologies», a-t-il ajouté, saluant la double vocation de ce colloque : académique et de formation.
Le secrétaire général de la Fondation Brahim Akhiate pour la diversité culturelle, Yassine Akhiate, a souligné que cette troisième édition est le fruit d'une capitalisation des deux éditions précédentes qui avaient identifié de nouveaux défis mais également des perspectives prometteuses en matière d'action de la société civile.
Pour sa part, le président du Conseil communal d'Ouarzazate, Abderrahman Drissi, a relevé que la nouvelle approche de la valorisation territoriale revêt une importance particulière en termes de promotion des potentialités locales.
Quant au président du Conseil provincial d'Ouarzazate, Said Afroukh, il a relevé que la dynamisation de la communication publique figure parmi les sujets d'intérêt en matière de gestion de la chose locale, mettant en exergue la grande importance de ce volet.
Il a précisé que le Conseil œuvre à ce que toutes ses actions, réalisations et interventions soient accompagnées d'une communication publique adéquate et efficace.
Cette rencontre est organisée par la Fondation Brahim Akhiate pour la diversité culturelle, en partenariat avec la Chaires UNESCO de Strasbourg, l'Association marocaine des sciences de l'information et de la communication, les Facultés des lettres et sciences humaines de l'Université Mohammed V de Rabat et l'Université Ibn Zohr d'Agadir, l'annexe de l'Association marocaine de recherche et d'échange culturel et l'Association Ouarzazate pour le développement.
Ce colloque de trois jours aborde différents thèmes relatifs à la communication territoriale, dont «La communication territoriale et les mutations culturelles et sociales», «La communication territoriale et les médias», «La communication territoriale au service de l'économie sociale et solidaire», «La communication sociale et publique face au défi de la commercialisation numérique» et «La commercialisation territoriale et la marque propre aux régions, l'intelligence territoriale, la certification et l'identité locale».
Ce rendez-vous connaît la participation d'un parterre de doctorants et d'enseignants-chercheurs représentant les différents établissements universitaires du Maroc, d'Algérie, de Tunisie, de France et du Brésil, et ce dans le cadre de l'ouverture des universités sur leur environnement.


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