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Les effets du COVID-19 sur l'alimentation et l'agriculture à l'échelle mondiale
Publié dans Libération le 30 - 03 - 2020

«A l'heure où le virus se propage et où les cas augmentent, et alors que de nouvelles mesures sont prises pour endiguer sa diffusion, le système alimentaire mondial va subir un bouleversement et une mise à l'épreuve dans les prochaines semaines et les prochains mois », a annoncé l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).
«Nous risquons une crise alimentaire imminente si des mesures ne sont pas prises rapidement pour protéger les plus vulnérables, préserver les chaînes d'approvisionnement alimentaire mondiales et atténuer les effets de la pandémie sur l'ensemble du système alimentaire», a prévenu l'agence onusienne.
Selon l'organisation internationale, « la fermeture des frontières, les mesures de quarantaine et les perturbations des marchés, des chaînes d'approvisionnement et des échanges commerciaux pourraient restreindre l'accès des populations à des ressources alimentaires suffisantes, diverses et nutritives, en particulier dans les pays durement touchés par le virus ou déjà touchés par des niveaux élevés d'insécurité alimentaire ».
A en croire la FAO, la communauté internationale doit s'attendre à des perturbations dans les chaînes d'approvisionnement alimentaire à partir des mois d'avril et de mai.
Ainsi qu'elle l'explique sur son site Internet, « les restrictions de mouvements, ainsi que les réactions de défiance des travailleurs, peuvent empêcher les agriculteurs de faire leur travail et les transformateurs de denrées alimentaires - qui manipulent la grande majorité des produits agricoles - de les transformer ».
Autre situation à craindre : la pénurie d'engrais, de médicaments vétérinaires et d'autres intrants qui pourrait affecter la production agricole, selon elle.
Ce n'est pas tout, puisqu'il faut également s'attendre à ce que « les fermetures de restaurants et les achats moins fréquents dans les épiceries diminuent la demande de produits frais et de produits de la pêche, ce qui affecte les producteurs et les fournisseurs», avertit de même source l'agence affirmant que les petits exploitants agricoles seront particulièrement vulnérables.
En outre, les mesures limitant la circulation notamment «des travailleurs saisonniers pourraient avoir des effets sur la production agricole et, par conséquent, impacter les prix sur les marchés à l'échelle mondiale».
Par ailleurs, «les mesures destinées à garantir des conditions sanitaires acceptables dans les usines des produits alimentaires pourraient, quant à elles, entraîner un ralentissement de la production».
Pour ceux qui n'auraient pas encore pris la mesure de la menace, la FAO rappelle que «la demande alimentaire dans les pays les plus pauvres est particulièrement liée aux revenus, de sorte qu'une perte des sources possibles de revenus pourrait avoir des effets sur la consommation».
Mais en dépit de toutes ces menaces qui pèsent à la fois sur les vies et les moyens de subsistance des populations, à l'échelle mondiale, la FAO se veut toutefois rassurante. En effet, elle soutient que, «pour l'instant, les perturbations sont minimes car les approvisionnements en produits alimentaires ont été adéquats et les marchés sont restés stables ».
L'agence estime, en outre, que « le niveau des stocks mondiaux de céréales est encore bon et les prévisions sur les récoltes du blé et les principales cultures sont positives pour 2020 ».
Par ailleurs, en dépit du fléchissement de la production alimentaire pour les denrées de grande valeur (par exemple les fruits et les légumes) qui aurait probablement déjà eu lieu, la FAO affirme qu'« il n'est pas encore perceptible car il est attribué aux mesures d'endiguement et aux perturbations de la filière ».
L'organisation appelle toutefois à la prudence. Et pour cause, si le moment n'est pour l'instant pas à la panique du fait qu'« au niveau mondial, il y a assez de nourriture pour tout le monde », elle exhorte les décideurs politiques du monde entier à « veiller à ne pas répéter les erreurs commises lors de la crise alimentaire de 2007-2008 et à ne pas transformer cette crise sanitaire en une crise alimentaire tout à fait évitable».
Car, comme elle le souligne, «nous savons que la maladie finira par se résorber mais nous ne savons pas combien de temps cela prendra».


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