OCDE : Le Maroc prône une approche africaine inclusive et intégrée de la problématique du développement    Communiqué du Bureau politique du PPS    Edito : 16 ans et toujours rien !    La CGEM et les institutions internationales lancent une plate-forme collaborative    Constats chocs du PDG de la RAM    Guerre ouverte entre Trump et les démocrates, qui parlent de destitution    Qatar 2022. La Fifa renonce au schéma à 48    Première année du baccalauréat : Les dates chamboulées    Tanger : Arrestation de trois individus en possession de plus de 8.000 comprimés psychotropes    La journée internationale de la biodiversité célébrée mercredi à Rabat : Pour l'appropriation de la biodiversité par les citoyens    Le secret du Progrès!    Le SG du PPS rencontre des représentants de syndicats des artistes    Hervé Renard dévoile bientôt la présélection des Lions    Crise de transparence    La CGEM promeut la médiation bancaire    Le kilogramme a changé de définition... L'ampère, le kelvin et la mole aussi    Le Maroc prend note, « avec regret », de la démission de Horst Köhler    Examen du Bac: Des dates problématiques!    Bilan gouvernemental, les parlementaires partagés    « Darkweb »: Un réseau international de pédophiles tombe    Quelle Europe à nos portes ?    Célébration de la Journée mondiale de l'Afrique à Rabat    Elections européennes: Les réformes passées au crible    La fermeture du centre de proximité de Sidi Moumen démentie    Divers sportifs    Les touristes marocains boostent la destination Agadir    Saâd Dine El Otmani : Le gouvernement déterminé à moderniser l'administration    Moussaoui Ajaloui anime une rencontre de l'USFP à Salé    Habib El Malki se réunit avec les présidents des groupes et groupement parlementaires    Le Maroc et la Côte d'Ivoire font le point sur leur coopération    Atlantique Assurances se lance dans le coton    L'activité touristique de Marrakech en accroissement depuis 2015    Les cas de démence vont tripler d'ici à 2050 selon l'OMS    La liste officielle de Renard attendue pour bientôt    Florent Ibengue : La CAN se doit d'être grandiose car toute l'Afrique est aux aguets    Ces tournages qui ont tourné au drame : Top Gun    Ammi Driss : Je ne me considère pas comme marginalisé car la décision d'arrêter en 1989 fut mienne 1/2    Ahmed Boulane présente son premier livre à Tanger    2000 : Les Lions de l'Atlas chutent au premier tour    Bahja et Camacho : souvenirs partagés    Coupe d'Afrique. Continental sponsor officiel jusqu'en 2023    L'ONU rend hommage aux soldats de la paix, dont un Marocain    Once Upon a time in…Hollywood. Une claque tarantinesque !    Azelarab Kaghat, le général…    Le Maroc compte taxer Facebook et Google    Washington-Téhéran: La tension est à son comble…    Le New York Times consacre un long carnet de voyage au Royaume    En Libye, la guerre est aussi économique    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





L'après-limogeage de l'ex-wali de Laâyoune : Le personnel politique parle d'un sursaut de l'Etat
Publié dans Libération le 18 - 12 - 2010

Le limogeage de Mohamed Jalmouss, nommé le 27 novembre dernier wali de la région de Doukkala-Abda, partage le personnel politique. Cet ancien wali de Laâyoune que le président du Conseil de la ville, Hamdi Ould Rachid, a clairement accusé d'être à l'origine des événements meurtriers du camp de Gdim Izik, a été remplacé, jeudi 16 décembre, par Abdellah Benhida que le Souverain a nommé wali de la région de Doukkala-Abda.
Pour Nabil Benabdallah, le secrétaire général du PPS, ce limogeage est bel et bien « ce qui devrait avoir cours dans un Etat de droit qui fonctionne normalement ». « Cette décision va avoir un impact extrêmement positif. Il y a détermination des responsabilités, contrairement à ce qu'on aurait pu croire en prenant l'exemple d'Al Hoceima, il y a eu sanction. Ce qui confirme qu'il y a lieu d'espérer », fait remarquer le leader du PPS.
Alors que la mauvaise gestion de la crise qui a secoué Laâyoune n'en finit pas de susciter les commentaires acerbes des états-majors partisans, la question de la promotion de l'ancien wali de Laâyoune, nommé depuis les troubles, dans la région de Doukkala-Abda a laissé pour le moins perplexe. Son remplacement, jeudi, a donné raison à ceux et celles adeptes de la culture de la reddition des comptes.
Lahcen Daoudi, député du PJD, parle volontiers d'« un sursaut de l'Etat » en même temps que d'un camouflet pour l'Etat. « La vérité commence à apparaître. Cela montre que parfois les choses sont présentées différemment à qui de droit. Maintenant, il faut en tirer les conclusions », commente ce dirigeant islamiste.
Il y a quelques jours, le président istiqlalien du Conseil de la ville de Laâyoune, également membre du comité exécutif du parti du Premier ministre, avait accusé Mohamed Jalmouss d'être responsable de la mort des forces de l'ordre, des actes criminels et du vandalisme qui ont meurtri la ville après le démantèlement du campement de Gdim Izik. « C'est lui qui est à l'origine des pertes immenses, matérielles et morales du Royaume, à l'intérieur comme à l'extérieur, du fait de sa mauvaise gestion. Nous soutenons que tous les autres responsables sont innocents en ce qui concerne ce qui s'est passé et ne sauraient être comptables des méfaits du wali, lequel est aussi, et de ce fait, responsable des morts tombés lors de ces événements et des pertes consécutives aux actes de vandalisme », avait en effet déclaré Hamdi Ould Rachid dans une interview publiée, en ouverture, par les quotidiens porte-parole du parti de Allal Al Fassi, Al Alam et L'Opinion.
« On connaît la cause des événements. Il y a deux parties clairement identifiées, dont l'ancien wali de Laâyoune. On a joué avec le feu et on a brûlé le Maroc. La justice doit aujourd'hui se saisir de ce dossier ! » s'exclame Lahcen Daoudi.
A l'Istiqlal, le limogeage de Mohamed Jalmouss -dont la passation des pouvoirs dans la région de Doukkala-Abda n'avait pas encore été faite trois semaines après sa nomination- est vécu comme une véritable victoire. « C'est un message fort adressé au Parti Authenticité et Modernité. Il ne faut pas oublier que cet ex-wali de Laâyoune a carrément déclaré la guerre à l'Istiqlal tout en se faisant l'obligé du PAM. Selon des échos qui nous parviennent de la commission d'enquête parlementaire sur les événements de Laâyoune, des éléments probants laissent à penser que M. Jalmouss a une part de responsabilité dans ce qui s'est passé. Et sa destitution peut être lue comme une sanction administrative », confie un membre dirigeant de l'Istiqlal qui a requis l'anonymat.
L'Usfpéiste Talaa Saoud Al Atlassi préfère, lui, rester circonspect. En l'absence de communiqué officiel, peut-on, se demande-t-il, parler valablement de limogeage ou de sanction du wali de Doukkala-Abda ? « D'autant plus qu'il n'a même pas été officiellement installé ! », fait valoir ce militant ittihadi. « Dans ce genre d'affaires, qui ne sont pas toujours claires, il faut savoir raison garder et éviter de céder au sensationnel. Je ne suis pas de ceux qui courent derrière la meute. La voix de l'ancien wali de Laâyoune n'a pas encore été entendue, contrairement à celle de M. Hamdi Ould Rachid. Tout cela ne doit pas se faire au détriment des droits de cet ancien responsable. Il ne faut pas oublier non plus qu'une commission d'enquête parlementaire est en train de mener ses investigations et qu'il convient d'attendre ses conclusions », soutient Talaa Saoud Al Atlassi
Reste à savoir si l'ancien wali de Laâyoune va s'expliquer de ses actes et présenter sa version des faits. Reste à savoir enfin et surtout si la commission d'enquête parlementaire sur les événements de Laâyoune que préside le RNI Rachid Talbi Alami va aller jusqu'au bout de ses investigations et déterminer les vraies responsabilités dans des troubles qui ont coûté cher au Maroc, aussi bien sur les plans national qu'international.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.