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Avec les intempéries, le gouvernement Benkirane prend de l'eau de partout
Publié dans Libération le 01 - 12 - 2014

Depuis une semaine, les populations des régions meurtries par les intempéries tentent de panser leurs plaies. Elles ont enterré leurs morts. Elles ont tout perdu. Leurs maisons en pisé se sont effondrées. Les digues aussi. Les crues ont tout emporté. « Emporté le peu que nous avions », rectifie cet associatif de la région de Guelmim.
Un spectacle de fin du monde, témoignent les rescapés. Des torrents de boue se sont formés. Les routes sont coupées, isolant plus encore ces localités enclavées. Dans la région de Guelmim, au sud du Maroc, 36 personnes sont décédées. A qui en incombe la responsabilité ? Qui rendra des comptes après la disparition de ces Marocains, la plupart des femmes et des enfants ? Comment expliquer à l'opinion publique l'inexistence ou presque des infrastructures ?
Et en cette fin de semaine, les pluies torrentielles ont repris. En moins de deux jours, des trombes se sont déversées de nouveau. A Agadir, à Taroudant, à Tiznit il est tombé autant de pluies qu'en une année. « Plus de 200 mm », a précisé la Météorologie nationale. Et ce sont les mêmes images de désolation qui tournent en boucle sur les réseaux sociaux : routes inondées, crevassées, endommagées, quartiers entiers sous l'eau, électricité coupée... Les dégâts sont immenses et témoignent de la faillite des pouvoirs publics en termes de politique d'infrastructure. La CDT a été la première centrale syndicale à s'en indigner. Dans un communiqué rendu public il y a quelques jours, ce syndicat a fustigé « la marginalisation, l'exclusion politique, l'injustice sociale et économique que connaissent les territoires du sud de l'Anti-Atlas ». Dans la foulée, le bureau de la centrale a tiré à boulets rouges sur « l'indifférence avec laquelle le gouvernement et l'Etat se comportent avec plusieurs régions éloignées ». « Le gouvernement Benkirane et l'Etat assument entièrement la responsabilité des pertes en vies humaines et matérielles enregistrées durant les quatre jours de fortes précipitations » peut-on lire dans le communiqué de la centrale de Noubir Amaoui.
Des instructions Royales et enfin un ministre sur place !
Une indifférence qui tend au mépris. « Il a fallu attendre des instructions Royales pour que le ministre de l'Intérieur Mohamed Hassad se rende, samedi dernier, à Agadir pour s'enquérir de la situation. Il a fallu aussi attendre une semaine pour que la région de Guelmim soit déclarée zone sinistrée. Le chef du gouvernement s'est fait porter pâle. Ses ministres, en tout cas ceux concernés par ce qui s'est passé, ont brillé par leur absence. Ces régions ont connu une catastrophe sans précédent.
Les inondations causées par les intempéries ont provoqué des drames incommensurables. Et il faut bien le dire, avec ces intempéries le gouvernement Benkirane a pris de l'eau de partout », commente ce ténor de l'Union socialiste des forces populaires. Le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement a bien essayé de faire son numéro –tout en le faisant savoir à la presse amie- en appelant le DG de 2M pour lui exprimer son indignation quant à la programmation d'une soirée musicale samedi. « Pure politique politicienne.
Une programmation spécifique se décide en amont et sûrement pas à la dernière minute. Le gouvernement n'a pas décrété de deuil national et veut se dédouaner en mettant en cause les télévisions. Ce n'est pas la télévision qui prend des décisions politiques. C'est à l'Exécutif de le faire. On a l'impression que Benkirane, plus tétanisé que jamais, attendait un signal qui n'est jamais venu », explique ce membre fondateur du Parti authenticité et modernité.
Sur la toile, l'indignation
Sur les réseaux sociaux, c'est la même indignation qui traverse la toile. Les internautes n'ont pas manqué de s'interroger sur la non observation d'un deuil national après les morts de Guelmim. Beaucoup ont dénoncé l'absence ou l'extrême faiblesse des infrastructures. Nombreux aussi ont été ceux qui ont rappelé que ces localités privées de tout continuent d'être les oubliées des programmes de développement.
L'INDH n'a pas été, elle non plus, épargnée par le feu des critiques. La Confédération démocratique du travail a d'ailleurs clairement posé la question concernant « l'utilité et l'intérêt des projets de l'Initiative nationale pour le développement humain alors que d'importantes sommes d'argent lui sont consacrées. (...) Des projets qui n'ont aucun impact sur le quotidien des citoyens ».
Selon le site d'information « Yabiladi », le projet de loi de Finances 2015, actuellement examiné par les conseillers de la Chambre haute a réservé plus de 3 milliards de DH au Fonds de soutien à l'INDH, 1,3 MM DH au Fonds pour le développement des zones rurales et montagneuses. «200 millions de DH sont destinés au Fonds de lutte contre les effets des catastrophes naturelles, soit 50 M DH de moins que lors de son lancement en 2009 », précise Yabiladi.


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