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L'artiste peintre est morte dans le dénuement : Regraguia Benhila tire sa révérence
Publié dans Libération le 12 - 11 - 2009

Regraguia Benhila, artiste peintre de grande renommée, est décédée lundi 9 novembre 2009 à Douar Lamsasa dans la commune rurale de Lahrarta (Province d'Essaouira), à l'âge de 70 ans.
Elle a été inhumée, selon ses vœux, dans ce lieu où elle a vécu et qui témoigne de ses derniers moments.
La regrettée a été admise au mois de Ramadan au Centre hospitalier de Sidi Mohammed Ben Abdallah à Essaouira suite à une grave crise d'asthme. Sitôt sortie de l'hôpital, elle avait regagné sa petite demeure de Douar Lamsasa pour fuir l'humidité de sa triste et misérable chambre dans l'ancienne médina et qui porte les stigmates des jours de misère et d'ingratitude qu'elle a dû stoïquement affronter.
«Elle avait travaillé la journée sur des tableaux de son exposition qu'elle projetait d'organiser à titre individuel autour du thème de la femme. Fatiguée, elle m'a demandé de lui préparer un verre de thé pendant qu'elle prenait sa douche. Elle a été subitement prise d'un malaise respiratoire que nous n'avons pas pu soulager avec ses médicaments. Elle a ensuite perdu connaissance. Après un court instant d'éveil, elle a rendu l'âme. Je n'arrive pas encore à me faire à sa mort », nous a tristement déclaré Fatima Zahra qui tenait compagnie à Regraguia depuis quelques années.
Pour Saïd, fidèle compagnon de Benhila depuis 16 ans: “La défunte se portait bien ces derniers temps, elle avait même repris le chemin de son petit atelier après l'avoir boudé pendant deux ans pour des raisons de santé. Elle est morte en paix. Malheureusement, les nombreuses promesses qu'elle avait reçues durant sa crise ne se sont jamais concrétisées, mais je ne voudrais nullement les évoquer par respect à sa mémoire».
Malade, démunie et déçue par l'ingratitude des gens, elle continuait à sourire à la vie. L'amour illuminait ses yeux à chaque fois qu'elle narrait l'histoire de ses débuts avec l'art pictural.
Regraguia, tiraillée par la pauvreté et ses fréquentes crises d'asthme, ne demandait qu'un geste de reconnaissance, un agrément ou un kiosque dans l'un des recoins de la ville pour pouvoir vivre dignement. Malheureusement, la ville qui a fait de la culture un vecteur de son désenclavement a été moins reconnaissante envers cette grande dame qui fut et restera l'une des figures emblématiques de l'art pictural au Maroc.


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