Migration irrégulière. Les pateras, un business qui rapporte gros    Attijariwafa Bank et la BAD signent une convention pour accompagner les femmes entrepreneures africaines    OCP : La STEP de Youssoufia, un enjeu majeur de développement durable    Brexit: May demande un report à des Européens « fatigués » de la saga    Nicaragua : Le gouvernement va libérer tous les opposants pour relancer le dialogue    Fusillade d'Utrecht : Le suspect va comparaître pour homicides « terroristes »    La Nouvelle Zélande entièrement voilée vendredi    Motor Village et Marokoto, partenaires de la Raquette d'Or de Mohammedia    Tennis : Grand Prix Hassan II du 7 au 14 avril à Marrakech    3è Festival «Les Océanes» à Essaouira : Le surf et la protection du littoral à l'honneur    Mujer : Tout un numéro réservé au Maroc !    Flexibilité du DH: L'élargissement de la bande pas pour demain    Le détenteur de Sapress prend le contrôle de Sochepress    Centres hospitaliers universitaires. Opération sauvetage en marche?    Italie : 51 enfants pris en otage, échappent au drame de justesse    La cystite: une infection urinaire très féminine    Le cancer colorectal: le dépistage sauve des vies    Le ver dans le fruit !    Vidéo de l'attentat de Christchurch : Facebook s'explique    La journée mondiale de la poésie célébrée à la Villa des arts de Rabat    AFMA: Résultat net consolidé en baisse de 15% en 2018    Les Lions sans Ziyech, Belhanda et Amrabet incertains, place aux Botolistes…    Préscolaire    Projection du documentaire "A Thousand girls like me" qui ouvre le débat sur l'inceste    Sahara marocain : C'est parti pour Genève II    Le PSG obtient gain de cause devant le TAS    Les enjeux de la dernière journée des éliminatoires de la CAN 2019    La jeunesse face à la classe politique    La Commission interministérielle spécialisée examine le plan de mise en œuvre de la déconcentration administrative    Radio Medi1 : Guergarate et Nouadhibou sur la fréquence 99.8    Organisation de la Femme Istiqlalienne    Etudiants et professionnels de Santé défilent contre Bouteflika à Alger    Prochaine tenue du Forum national du handicap    Brigitte Bardot pète les plombs    Syrie    Fécondité. Regain du baby-boom ?    Finances publiques. Une guide pour la programmation triennale    Abdallah Laroui ou la nécessité de relire l'Histoire    Insolite : Promotion mensongère    Quand la langue de Molière nous rapproche et nous unit    Les Trophées de l'automobile 2019 décernent leurs prix    Championnat arabe de boxe : Le Maroc prend part à la 3è édition à Khartoum    Semaine de la Francophonie à Las Palmas : Projection de «Aïda-La Revenante»»    Pas de modification du statut du concours d'internat en médecine    Les Lions se préparent pour leurs prochaines échéances    Algérie-Maroc, comme d'habitude…    Trois clubs marocains au tirage des coupes africaines    Il appartient à l'organisation criminelle «Comorra» : Un Italien interpellé à Marrakech    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Belgique et Syrie au coeur de l'enquête sur les attentats de Paris
Publié dans Libération le 18 - 11 - 2015

L'enquête sur les tueries de vendredi soir, qui ont fait 129 morts à Paris, progresse: cinq kamikazes sont identifiés et deux personnes mises en examen en Belgique pour "attentat terroriste". Mais l'un des principaux suspects est toujours en fuite.
Sur sept kamikazes morts vendredi, cinq ont été identifiés.
Parmi les trois du Stade de France, Bilal Hadfi, un Français de 20 ans résidant en Belgique. Un passeport syrien au nom d'Ahmad Al Mohammad, 25 ans, né en Syrie, a été retrouvé près du corps d'un autre kamikaze.
Dans l'équipe du Bataclan, parmi les trois assaillants morts, Samy Amimour, 28 ans, originaire de banlieue parisienne. L'homme était déjà mis en examen dans un dossier terroriste, après un projet de départ au Yémen. Son contrôle judiciaire, avec obligation de pointage et remise de son passeport, ne l'a pas empêché de partir en Syrie en 2013. Comment, visé par un mandat d'arrêt international, a-t-il pu revenir en France sans éveiller de soupçons? Trois de ses proches sont interrogés en garde à vue. Un autre membre de ce commando, un Français de 29 ans, Omar Ismaïl Mostefaï, a été identifié. Six membres de son entourage étaient aussi toujours en garde à vue lundi soir.
Brahim Abdeslam, 31 ans, Français résidant en Belgique, s'est fait sauter dans un restaurant du boulevard Voltaire, faisant des blessés mais aucun mort. Les enquêteurs pensent qu'il venait de participer aux tueries contre des terrasses de restaurants avec son frère, Salah, désormais activement recherché.
Les attentats de Paris "ont été préparés et organisés en Belgique", a assuré François Hollande.
L'enquête se concentre donc sur Salah Abdeslam, 26 ans. Visé par un mandat d'arrêt international, il n'a pas encore été interpellé malgré une importante opération de police lundi dans la commune bruxelloise de Molenbeek. Un troisième frère, Mohamed, placé en garde à vue dimanche, a été relâché. A sa sortie, il a assuré ne pas savoir où se trouvait son frère. Molenbeek, où ont séjourné plusieurs suspects, est considérée comme une plaque tournante des jihadistes en Europe.
Deux hommes ont été mis en examen lundi en Belgique pour "attentat terroriste" et écroués. Ils avaient été contrôlés samedi matin à Cambrai, près de la frontière belge, dans un véhicule où se trouvait probablement Salah Abdeslam. Pour le président Hollande, ces actes "ont été décidés et planifiés en Syrie".
Samy Amimour y avait séjourné. Omar Mostefaï, fiché pour radicalisation en 2010, y a très vraisemblablement été entre 2013 et 2014. Le même soupçon pèse sur Bilal Hadfi et sur deux frères Abdeslam, Salah et Brahim. En sont-ils revenus avec des instructions?
Quant au passeport syrien au nom d'Ahmad Al Mohammad retrouvé près d'un kamikaze, son authenticité reste à vérifier. Seule certitude, l'homme avait été contrôlé pas les autorités grecques début octobre, selon ses empreintes digitales. Sa trace avait été perdue en Croatie.
Les enquêteurs s'intéressent de près à Abdelhamid Abaaoud, un Belge de 28 ans, déjà considéré comme le cerveau des attaques déjouées en janvier à Verviers en Belgique. Son rôle comme "inspirateur" des attaques de vendredi est "une hypothèse sérieuse", confirme une source proche de l'enquête.
Soupçonné d'être un membre très actif du groupe jihadiste Etat islamique en Syrie, l'homme, qui a aussi séjourné à Molenbeek, connaissait Salah Abdeslam. Tous deux ont été impliqués dans des braquages en Belgique.
Salah Abdeslam a sans doute été exfiltré après un appel à des complices venus de Belgique, selon des sources policière et proche de l'enquête.
Les auteurs des attaques bénéficiaient d'autre part d'armes, dont trois kalachnikovs retrouvées dimanche avec plusieurs chargeurs dans une Seat en banlieue parisienne, une voiture de même type que celle aperçue par des témoins sur les lieux des fusillades de l'Est de Paris.
Un artificier a forcément confectionné les ceintures d'explosifs. Figure-t-il parmi les morts? Des spécialistes, qui ne participent toutefois pas à l'enquête, en doutent.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.