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Andy Murray, champion méritant à l'ère des légendes
Publié dans Libération le 09 - 11 - 2016

Champion méritant à l'ère des légendes, Andy Murray, devenu N.1 mondial samedi, peut s'enorgueillir d'avoir laissé sa trace dans une période dominée par trois des plus grands joueurs de l'histoire du tennis.
Roger Federer, Rafael Nadal, Novak Djokovic: ces géants du jeu ont accumulé 43 titres majeurs sur 54 possibles depuis la mi-2003. Ils avaient détenu tour à tour la première place mondiale depuis 2004. Pas facile d'être joueur de tennis au XXIe siècle!
Sept joueurs seulement ont réussi à creuser une petite brèche dans cette hégémonie, Stan Wawrinka étant le seul avec Murray, vainqueur de trois tournois du Grand Chelem (US Open 2012, Wimbledon 2013, 2016), à y être parvenu plus d'une fois.
L'Ecossais, âgé de 29 ans, a d'ailleurs longtemps été étiqueté "loser", avant de se débarrasser de la pression qui étouffait son talent. La grande libération s'est produite en un an, entre septembre 2012 et juillet 2013, lorsqu'il a remporté trois grandes victoires: d'abord aux Jeux olympiques de Londres, puis à l'US Open 2012 et à Wimbledon 2013.
Ce fut un immense soulagement, mais pas encore la percée espérée. Dominé dans ses duels tant par Federer (14-11) que par Nadal (17-7) et surtout par Djokovic (24-10), même lors des deux dernières saisons, Murray n'est pas tout de suite sorti de l'ombre des trois patrons. Il lui a fallu attendre trois ans pour soulever de nouveau une grande coupe, puis pour se hisser à la première place, à la faveur d'une baisse de régime de Djokovic.
Les Britanniques ont vu très tôt dans Murray le joueur capable de mettre fin à l'interminable attente d'un successeur à Fred Perry, leur dernier vainqueur en Grand Chelem, en 1936. De cette lourde mission, l'Ecossais a eu du mal à supporter les servitudes. Longtemps il a battu ses plus grands rivaux dans les tournois mineurs, succombant en Grand Chelem contre les mêmes, paralysé par l'enjeu.
Né le 15 mai 1987, Murray a grandi à Dunblane, une petite ville d'Ecosse, dans une famille de sportifs. Sa mère Judy, ancienne joueuse de tennis, lui a fait faire ses premiers pas de joueur. Mais "sans jamais le forcer", selon son frère Jamie, joueur de double, titré aussi en Grand Chelem dans sa spécialité (Open d'Australie 2016). Adolescent, Murray a poursuivi sa formation à Barcelone.
Son enfance a été marquée par une terrible tragédie. En 1996, un forcené a abattu seize enfants et un professeur dans l'école primaire de Dunblane. Murray, âgé alors de huit ans, se trouvait dans l'établissement au moment du drame et en est resté traumatisé. Il n'évoquera publiquement le sujet qu'en 2013 dans un documentaire sur sa vie diffusé par la BBC. "On ne peut pas imaginer à quel point ce genre de choses est dur. Je suis content de faire quelque chose dont Dunblane puisse être fier", dira le champion, en maîtrisant difficilement son émotion.
Chez lui, Murray est depuis longtemps une idole qui compte parmi ses fans quelques Ecossais célèbres, comme Sean Connery et Alex Ferguson, souvent présents à ses matches. Ailleurs au contraire, le courant a longtemps eu du mal à passer.
Timide face à la presse, le visage toujours fermé, le jeune joueur a souvent distillé un discours sans fantaisie. Et lorsqu'il se risquait à l'humour, c'était la gaffe, comme en 2006 avant le Mondial de football, quand il avait lancé qu'il soutiendrait "tous les adversaires de l'Angleterre". "Nous haïssons Murray", avait alors attaqué un tabloïd, mettant en doute son patriotisme britannique. C'était pourtant bien avant qu'il ne se déclare en faveur de l'indépendance écossaise au référendum de 2014, dans un tweet qui fit encore couler beaucoup d'encre.
Mais tout est oublié depuis la victoire en Coupe Davis en novembre 2015, la première de la Grande-Bretagne depuis 1936, qu'il a gagnée presque à lui seul.
Avec l'âge et les succès, Murray s'est un peu déridé. Son émotion palpable à l'Open d'Australie à quelques semaines de l'arrivée de son premier enfant, mis au monde par son épouse Kim en février, a contribué à le rapprocher du public, comme les larmes qu'il avait versées sur le "Centre Court" de Wimbledon après sa défaite en finale face à Federer en 2012. Même s'il ne peut s'empêcher de continuer à éructer des propos parfois orduriers sur le court.
Son jeu, lui, n'a guère changé: coriace en défense, efficace en première balle et en retour, pénible à jouer, terriblement efficace, mais pas vraiment flamboyant.


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