Mawazine2019: Du Hip Hop à l'OLM Souissi    Vidéo-Trophée Hassan II de golf : Brillante entrée en jeu de l'équipe du Prince Moulay Rachid    Mea Culpa d'Hervé Renard sur Hakim Ziyech    Un autre élément terroriste arrêté à Dakhla    Trafic de drogues : Gros coup de filet à Casablanca    Meurtres d'Imlil : Ouverture du procès le 2 mai    L'EI revendique les attentats au Sri Lanka    Les avocats plaident pour une réforme de fond    Espagne. Les mineurs marocains, sujets de campagne électorale    L'ESAV lance un nouveau Pôle d'excellence    126e derby casablancais, WAC-RCA 2-2    Botola Maroc Telecom : WAC et RCA se neutralisent au terme d'un derby emballant    Fin de la visite d'une délégation du PPS au Kurdistan d'Irak    Ziyech convoité par les Merengue    Gestes et significations    Conseil National    Maroc Telecom consolide ses performances au premier trimestre    Tenue de plusieurs comités provinciaux du PPS    5ème édition du JIDAR Toiles de rue    Fuicla, un festival dédié au cinéma d'adaptation    Le SMPAD se penche sur la protection sociale    HCP : Les prix à la consommation stagnent en mars 2019    OCP: Les détails des projets en cours    Le ministère annule sa réunion avec les syndicats d'enseignants    FIAB-2019 à Essaouira : Beauté, innovation et responsabilité en Afrique    Révolutionnaire ! Fini les facultés à accès ouvert    Trump rejette la menace d'une destitution, les démocrates débattent    Brésil : La justice examine un recours de Lula contre sa condamnation    Artisanat : Les exportations se consolident de 12% au premier trimestre    SIAM 2019 : Plus de 850.000 visiteurs    ONU Femmes : Lancement d'une campagne contre la traite humaine au Maroc    BMCE Bank of Africa, 1ère banque au Maroc à soutenir les « Responsible Banking Principles »    Les efforts de la diplomatie marocaine ont fini par payer    Les consommateurs s'engagent sans prendre connaissance du contrat de vente    Les leaders de la contestation au Soudan suspendent leurs discussions avec l'armée    Divers    Le vélo électrique serait meilleur pour la santé mentale    Création d'un Centre de créativité pédagogique à la Faculté des sciences de Tétouan    Youssef Chiheb : Le Grand Remplacement, nouveau paradigme de l'islamophobie en Europe    Marathon de Rabat : Deux nouveaux records et une bonne prestation des Marocains    Coupe internationale Mohammed VI de karaté    Divers    Un bel exemple de partenariat entre les deux rives de la Méditerranée    Clôture en beauté du Festival de la culture Aissaoua    "La Malédiction de la dame blanche" en tête du box-office    L'œuvre du cinéaste et poète Abbas Kiarostami au cœur des Journées cinématographiques de Safi    L'Union arabe de taekwondo s'installe à Rabat    Le PPS au Kurdistan d'Irak: La diplomatie partisane agissante    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Le régime Assad tenu pour responsable d'une attaque au gaz sarin
Publié dans Libération le 28 - 10 - 2017

L'ONU a accusé clairement jeudi le régime de Damas d'être responsable d'une attaque au gaz sarin qui a tué plus de 80 personnes en Syrie en avril, Washington affirmant de son côté que le régime de Damas n'avait "pas d'avenir".
"Nous ne pensons pas qu'il y ait un avenir pour le régime Assad et la famille Assad", a déclaré le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson, peu avant le rapport de l'ONU mettant en cause le pouvoir syrien.
"Je pense l'avoir dit à plusieurs occasions. Le règne de la famille Assad arrive à sa fin, la seule question qui reste est de savoir comment cela sera provoqué", a-t-il poursuivi devant des journalistes à Genève où il a rencontré l'émissaire des Nations unies pour la Syrie, Staffan de Mistura. Un message qui avait rarement été aussi clair.
Ces propos et, quelques heures après, le rapport très attendu des experts de l'ONU et de l'OIAC (Organisation pour l'interdiction des armes chimiques) ont éclipsé l'annonce dans la journée d'un nouveau cycle de pourparlers.
L'attaque au gaz sarin du 4 avril à Khan Cheikhoun, dans la province d'Idleb (nord de la Syrie), alors contrôlée par des rebelles et des jihadistes, a fait 83 morts selon l'ONU, au moins 87 dont plus de 30 enfants selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
Après l'attaque, les Etats-Unis avaient lancé leur première action militaire contre le régime en six ans de guerre, tirant 59 missiles de croisière Tomahawk depuis deux navires américains en Méditerranée vers la base aérienne syrienne d'Al-Chaayrate (centre) dans la nuit du 6 au 7 avril.
Le rapport a conclu, comme l'affirmaient notamment Washington, Londres et Paris, que le régime de Damas est bien responsable de l'attaque. Les éléments rassemblés vont dans le sens du "scenario le plus probable" selon lequel "le gaz sarin a été le résultat d'une bombe larguée par un avion", affirme le rapport, "certain que le responsable de cette attaque sur Khan Cheikhoun est le régime syrien".
"Le Conseil de sécurité doit envoyer un message clair: aucun usage d'arme chimique ne sera toléré et il faut apporter un soutien total aux enquêteurs indépendants", a réagi de son côté l'ambassadrice des Etats-Unis aux Nations unies, Nikki Haley.
"Tout pays qui se refuse à le faire ne vaut pas mieux que les dictateurs et les terroristes qui utilisent ces armes terribles", a-t-elle ajouté.
Le rapport a délivré une "conclusion claire", a abondé le ministre britannique des Affaires étrangères, Boris Johnson, qui a exhorté "la communauté internationale à s'unir pour tenir le régime de Bachar al-Assad responsable" de cette attaque.
"J'appelle la Russie à cesser de couvrir son abject allié et tenir son propre engagement, qui est de s'assurer que les armes chimiques ne soient plus jamais utilisées", a-t-il réclamé.
Les images des habitants agonisants de Khan Cheikhoun, dont de nombreux enfants, avaient frappé la communauté internationale. Le président américain Donald Trump avait notamment qualifié de "boucher" son homologue syrien.
Mais les propos de son secrétaire d'Etat jeudi, dont la fermeté tranchait avec les précédentes prises de position de Washington, ont fait grincer des dents dans le rang des alliés de Bachar al-Assad.
"Nous ne devrions pas anticiper l'avenir, le futur seul sait ce qui attend chacun", a ainsi répondu l'ambassadeur russe aux Nations unies, Vasily Nebenzia.
L'émissaire des Nations unies pour la Syrie, Staffan de Mistura, avait indiqué plus tôt dans la journée qu'un nouveau cycle de pourparlers sur la Syrie se tiendrait à partir du 28 novembre à Genève, sous l'égide de l'ONU.
Par ailleurs, Human Rights Watch (HRW) a réclamé vendredi des sanctions contre les responsables d'attaques chimiques en Syrie, au lendemain d'un rapport de l'ONU concluant à la responsabilité du régime syrien dans l'attaque au gaz sarin sur la localité de Khan Cheikhoun.
"Le Conseil de sécurité devrait agir rapidement pour assurer que des comptes soient rendus, en imposant des sanctions contre les individus et entités responsables d'attaques chimiques en Syrie", indique dans un communiqué HRW, ONG internationale basée à New York.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.