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Lotfi Bouchaara sur BBC : "le Maroc est disposé à négocier avec des parties et non pas avec un fantôme"
Publié dans L'opinion le 25 - 11 - 2020

Dans une interview à la chaine BBC l'ambassadeur du royaume en Russie, Lotfi Bouchaara, le Royaume est disposé à négocier avec des parties et non pas avec un fantôme, soulignant que jusqu'à présent, plus de 35 pays ont apporté leur soutien à l'opération menée par le Maroc puisque personne ne tolère une violation de la loi dans cette région.
Le 21 octobre dernier, des éléments armés du Polisario ont décidé de bloquer le trafic entre le Maroc et la Mauritanie; causant au passage des dégâts au passage d'El Guerguerat. Il convient de signaler que cet acte a été perpétré par des personnes armées et non pas par des civils. Il s'agissait donc d'une violation avérée de l'accord de cessez-le-feu ainsi que de l'accord militaire conclu avec les Nations Unies et des résolutions du Conseil de sécurité.

Nous avons privilégié au début le recours aux démarches diplomatiques. Ainsi, nous avons entamé des contacts avec le Secrétaire General des Nations Unies M. Antonio Guterres, avec le Conseil de sécurité et aussi avec les Forces de la MINURSO déployées dans le Sahara.

Les Nations Unies ont appelé à plusieurs reprises les éléments du Polisario à suspendre le blocage du passage de Traffic d'El Guerguerat et à évacuer la zone tampon mais ils ont refusé de s'exécuter.

Ainsi, trois semaines se sont écoulées sans voir de solution à l'horizon, d'autant plus que le Maroc ne peut pas admettre que le passage demeure bloqué par des éléments armés sans prendre les mesures qui s'imposaient. En dernier recours, le Maroc a lancé, le 13 courant, une opération limitée sans aucun caractère offensif. L'objectif de cette opération était de sécuriser le libre mouvement d'échange entre le Maroc et la Mauritanie.

- Est-ce qu'il s'agit donc de la route allant du Maroc à la Mauritanie ?

- Oui absolument, la route est ouverte maintenant à la circulation. Et j'aimerais préciser que l'opération visant les éléments armés du Polisario a été menée avec beaucoup de professionalisme puisqu'elle a atteint son objectif escompté sans que personne, Dieu merci, ne soit touché ou blessé.

Jusqu'à présent, plus de 35 pays ont apporté leur soutien à l'opération menée par le Maroc puisque personne ne tolère une violation de la loi dans cette région. Lorsque Sa Majesté le Roi s'est entretenu, dernièrement, avec M. Guterres, Il a souligné que le Maroc s'engageait toujours à respecter le cessez-le-feu et le processus politique, et d'ajouter que le Maroc est disposé à négocier avec toutes les parties prenantes pour résoudre ce problème.

- On dit à cet égard que la mobilisation ou plutôt le déploiement de tanks, de camions et de militaires est qualifié d'acte de provocation du Polisario, y a-t-il moyen de clarifier ce point. S'agit-il d'une opération militaire ou tout simplement d'un acte pacifique tout en sachant que plusieurs forces y sont déployées ?

- Comme je l'ai souligné depuis le début, il s'agit d'une opération à vocation défensive, puisque notre armée est intervenue dans un cadre de défense. Et elles sont toujours là-bas pour assurer la libre circulation au niveau du passage d'El Guergurat, loin de toutes aspirations offensives.

- Regardons maintenant ce que vous comptez faire pour mettre terme à cette crise, surtout que le Polisario a parlé à plusieurs reprises du rôle des Nations unies et du Conseil de Sécurité dans cette crise. Par ailleurs, si je comprends les propos du chef de gouvernement, Saad Eddine El Othmani, il souligne que le Maroc ne mène pas d'opération militaire et que l'objectif de l'opération exécuté n'est autre que la sécurisation de la route reliant le Maroc et la Mauritanie.
Maintenant comment allez-vous œuvrer pour résoudre ce conflit entre les parties belligérantes?

- Comme je l'ai déjà souligné, la résolution de ce différend passe par la négociation, puisque partir en guerre est une mauvaise option. Nous réitérons que nous sommes complètement engagés dans le processus politique. Mais ce processus politique ne peut aboutir en l'absence de véritables partenaires. Dans ce cadre, l'Algérie est une partie clé dans ce différend, et tout le monde y compris dans les Nations Unies connait le rôle de l'Algérie dans ce conflit depuis ses débuts en 1975, en armant le Polisario et lui apportant un soutien à l'échelle internationale. Il est inconcevable d'entendre l'Algérie se dédouanant de toute responsabilité dans ce conflit. Nous requérons à cet égard davantage de cohérence dans la conduite algérienne.

En fait, le Maroc est disposé à négocier avec des parties et non pas avec un fantôme.

Par ailleurs, le Polisario devra choisir entre le fait de se plaindre du processus politique et de faire en même temps des déclarations de guerre. Ces deux choix sont incompatibles.

Pour ce qui nous concerne, nous sommes prêts à nous défendre. Comme vous le savez, le Royaume du Maroc a 12 siècles d'histoire.

Nous ne craignons rien mais en dépit de tout ça, nous continuons à croire au processus politique qui est l'unique option pour régler le différend.


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