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Recherche : Rhétorique arabe et rhétorique occidentale, quelles différences ?
Publié dans L'opinion le 04 - 05 - 2022

« Guerre à la rhétorique et paix à la syntaxe ! » s'était écrié Victor Hugo, au demeurant tribun à l'éloquence avérée. L'idée est vieille comme cette sorte de maxime : « « La grammaire parle, la dialectique enseigne la vérité, la rhétorique orne les mots, la musique chante, l'arithmétique compte, et l'astronomie étudie les étoiles ». Dans cet ouvrage, Ahmed Ismaïli vient rappeler, actualité à l'appui, que la rhétorique n'est pas morte : « De nos jours, il en va tout autrement, même si le terme « rhétorique » reste péjoratif pour une fraction importante du public. Mais ce qui est frappant, c'est que les tentatives de réhabilitation de cette discipline émanent, en particulier, des philosophes, autrement dit de ceux-là mêmes qui l'ont condamnée depuis Platon ».
Ahmed Ismaïli soutient dès l'entame de son ouvrage que « la renaissance actuelle de cette discipline ne date pas seulement de la traduction des travaux de Roman Jakobson. En réalité, cette résurgence a lieu également grâce aux efforts fournis dans d'autres domaines que la linguistique, tels que la philosophie du droit, la propagande politique et religieuse et la critique littéraire ». Outre cet aspect de la question, Ahmed Ismaïli procède « à une mise en parallèle entre la rhétorique occidentale et la balāġa », avec cette remarque qui s'impose selon l'auteur : « si les points communs entre les deux traditions ne sont pas tout à fait négligeables, les divergences qui les opposent sont frappantes ».
Plus précisément, les différences entre la rhétorique occidentale et la balāġa se situe fondamentalement dans ce passage de l'auteur : « La rhétorique occidentale a un triple objectif : toucher, plaire et persuader. Elle est née dans une société où l'individu avait le droit de se servir de la parole devant une Cour ou une assemblée pour défendre sa cause. En revanche, la balāġa constitue, essentiellement, un projet apologétique. Elle a été conçue pour démontrer l'inimitabilité du Coran, faisant penser ainsi aux travaux de saint Augustin et de Bède le Vénérable. À Athènes et à Rome, l'accusé pouvait recourir à un avocat. Dans le monde musulman, le prévenu se trouvait en face du juge et des témoins. Quand sa culpabilité était établie, la loi était appliquée ».
Dans ce travail sur la rhétorique, Ahmed Ismaïli souligne que l'une des plus grandes difficultés rencontrées concerne la traduction, comme il rappelle que « la plupart des textes que citent les auteurs de manuels de rhétorique arabe sont très anciens. Les principes qu'on y exalte et la conception du monde qui s'en dégage émanent d'une époque et d'un univers différents des nôtres » avant de conclure que « ce qui nous intéresse, en premier lieu, c'est le cadre théorique que proposent les deux rhétoriques ».


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