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Entre persuasion et dissuasion
Publié dans MarocHebdo le 07 - 05 - 2014


Seconde campagne de communication "Elections 2002"
Entre persuasion et dissuasion
Grâce à la révision des listes électorales, l'adaptation de la communicateurs aux cibles a été plus aisée. La cible visée par cette phase de la campagne ce sont les jeunes, soit 45% du corps électoral, les analphabètes (61%) et les femmes au foyer.
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• Driss Jettou, ministre de l'Intérieur.
Driss Jettou, ministre de l'Intérieur, se veut rassurant, ce lundi 2 septembre 2002. Lors de la conférence de presse organisée au siège de son département, il réaffirme une fois encore la neutralité de l'administration lors du prochain scrutin législatif prévu pour le 27 septembre: «L'administration territoriale ne sera du côté d'aucun parti et nous n'accepterons ni l'utilisation de l'argent, ni les moyens de l'Etat». La messe est dite. Ou presque.
Ceux qui voient dans la fièvre préélectorale une campagne avant l'heure doivent réviser leurs copies. «Il est tout à fait normal que les partis commencent à mobiliser leurs membres», déclare M. Jettou, ajoutant que cette mobilisation serait bien plus normale si elle avait lieu toute l'année. Un clin d'œil à peine voilé aux partis dont certains étaient représentés au point de presse.
Eclaircissements
Toujours dans le registre des amalgames, le ministre de l'Intérieur nie que les séries d'interpellations dans les milieux de certains courants islamistes violents comme la Salafia Jihadia aient un quelconque rapport avec les élections. «Ces arrestations sont le fruit d'un travail de plusieurs mois», précise-t-il. À moins d'un mois des élections législatives, toutes les dispositions législatives et administratives sont prises, tous les moyens matériels et humains sont mobilisés.
Une performance qui n'aurait pu être atteinte, vu les courts délais, sans «l'unanimité réalisée autour des questions du découpage électoral, de la fixation du nombre de sièges, de la forme et du contenu du bulletin de vote ou encore des identités visuelles retenues par les différents partis politiques», indique M. Jettou.
Après le succès remporté par la première phase de la campagne de communication, le département de l'Intérieur a lancé depuis le 2 septembre courant la seconde phase.
Mobilisation
Lors de son exposé, Mohamed Brahimi, gouverneur, directeur général des collectivités locales, a indiqué que la première phase a très nettement touché le corps électoral. La révision exceptionnelle a ainsi concerné 1,5 million de personnes avec une moyenne de 75.000 inscriptions par jour. Le même constat se retrouve au niveau de la campagne de généralisation de la carte d'identité nationale (CIN). La Direction générale de la Sûreté nationale a délivré 8.200 CIN par jour contre 2.000 par temps normal.
Fort de cet impact, le ministère, avec l'appui de l'agence Klem Euro RSCG, récidive pour mobiliser les électeurs et assurer un fort taux de participation au scrutin. Trois objectifs sont assignés à cette campagne multi-supports et multilingue. Outre l'appel à la mobilisation, il s'agira de familiariser le citoyen avec le nouveau mode de scrutin et surtout de lutter contre la fraude électorale. Avec des mots simples, des messages clairs, choquants parfois, les artisans de cette campagne entendent interpeller l'électeur sur l'importance de son vote et les enjeux de ce scrutin pour le Maroc nouveau.
Pour éliminer le périmètre de désaffection sociale héritée des expériences antérieures, le gouvernement veut rassurer sur la transparence et le sérieux de ces élections et visera à susciter un élan de conscience chez ceux pour qui la fatalité électorale est devenue acquise. Or, dans le nouveau système électoral, l'électeur est l'acteur central. Ceux qui jugent que leur voix ne compte pas pourraient fort bien faire la différence le jour du scrutin. «Chaque électeur a son importance et agit sur l'avenir et il ne doit pas laisser à d'autres le choix de décider pour lui», clame M. Brahimi.
Blocages
Autre blocage psychologique qui risque d'affecter le taux de participation aux élections, le trac des électeurs devant les bureaux de vote et leur méconnaissance du nouveau mode de scrutin. La parade, selon M. Brahimi, consistera à familiariser les électeurs avec le nouveau système électoral et à banaliser l'acte de vote dans l'imaginaire collectif. Des spots télévisés ainsi qu'une émission didactique animée par l'actrice très fédératrice Naïma M'charqui permettront aux citoyens de maîtriser le vote par liste. Autre défi à relever. Celui de la lutte contre la fraude électorale. Pour ce faire, l'accent a été mis sur le caractère frauduleux de l'achat des consciences dans toutes ses déclinaisons «car les citoyens ne le considèrent pas comme illégal». Et ce, qu'il s'agisse d'intermédiation, de trafic d'influence ou même de complicité.
Visibilité
Les spots rappelleront à titre dissuasif les peines prévues par le législateur pour sanctionner les délits. Cependant, susciter la peur peut engendrer des retours de manivelle comme le refus d'aller au bureau de vote, d'où l'idée de renforcer la capacité de discernement et de lecture politique du citoyen, grâce aux messages véhiculés par les médias. Partie prenante du processus électoral de par les implications que le prochain scrutin aura sur notre vie institutionnelle, politique et celle de tous les jours, le citoyen est appelé à rester vigilant. «On a trop tendance à croire que la moralisation est l'affaire de l'Etat et que la transparence des élections est du son ressort exclusif de ce dernier, or le citoyen a aussi son mot à dire».
Grâce à la révision des listes électorales, l'adaptation des messages des communicateurs aux cibles a été plus aisée. Le cœur de la cible visée par cette seconde phase de la campagne de communication ce sont les jeunes, soit 45% du corps électoral, les analphabètes (61%) et les femmes au foyer.
Le gouvernement n'entend pas lésiner sur les moyens pour permettre un bon déroulement des élections.
Le branle-bas électoral prendra une plus grande ampleur avec le début du dépôt des candidatures, vendredi 6 septembre, et qui se clôtureront le 13 courant à midi.Quant à la campagne, elle sera lancée officiellement le 14 septembre et se terminera la veille du scrutin, à minuit. L'heure est à la mobilisation mais également à la vigilance et au discernement. Le spectre d'élections truquées est déjà exorcisé, mais, pour certains politiciens en mal de siège, la tentative de recourir aux vieilles méthodes demeure présente comme à Kénitra et Taza où l'on signale déjà des "actions de charité de circonstance".
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