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Drogues: Le Maroc prend en charge ses toxicomanes
Publié dans MarocHebdo le 14 - 05 - 2014

Méthadone. Rabat a abrité, du 29 novembre au 2 décembre 2010, un séminaire régional sur la création d'observatoires régionaux de lutte contre la drogue. Une urgence pour des pays aux prises avec un fort taux de toxicomanie.
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Il était temps de se pencher de façon plus pragmatique sur l'usage des drogues et la toxicomanie au Maroc. Face à la recrudescence des cas de toxicomanie, le Maroc semble prendre les devants pour trouver des solutions adéquates à un fléau social. C'est dans ce sens qu'un séminaire sur la création d'observatoires régionaux de lutte contre la drogue, a été organisé à Rabat. Placée sous l'égide du ministère de la Santé, et coordonnée par le Centre d'Addictologie et de lutte contre la toxicomanie relevant du Centre hospitalier Ibn Sina (CHIS), le but de cette rencontre est d'établir un état des lieux et surtout discuter de la nécessité de la mise sur pied d'observatoires régionaux de lutte contre l'usage des drogues et la toxicomanie.
Urgence des mesures
L'urgence est de faire une radioscopie du terrain pour mieux évaluer les mesures à prendre. Dans ce sens, un programme de collecte de données et de surveillance pourrait permettre au Maroc d'être plus réactif et plus pragmatique dans l'élaboration de programmes et l'allocation des moyens humains et matériels pour faire face à cette problématique très complexe.
Pour Yasmina Baddou, la ministre marocaine de la Santé, le temps est aux réactions sérieuses. Pour Mme Baddou, le Maroc s'est «attelé à évaluer l'étendue de la nature du phénomène en lançant une série d'études épidémiologiques ayant conduit à une meilleure maîtrise du problème et à la mise en place de plans stratégiques adaptés à la réalité des chiffres et à l'évolution de la consommation de drogues dans le pays».
Il faut ici souligner que l'étude la plus significative qu'a entreprise le ministère de la santé est celle liée aux ménages sur la prévalence des troubles mentaux et de l'usage des drogues en 2006. Il s'agit là d'une étude qui a permis de disposer de résultats précis et d'élaborer des plans stratégiques spécifiques à l'usage de drogues intégrant les volets traitement, réhabilitation, réduction et prévention.
Parmi les autres mesures importantes, il faut aussi citer la formation des ressources humaines qualifiées. D'ailleurs, grâce au soutien du Groupe Pompidou, deux diplômes universitaires en addictologie ont vu le jour aux facultés de Médecine et de Pharmacie de Casablanca et de Rabat, permettant la formation de plus de 50 spécialistes qualifiés tous les 18 mois. Sans oublier le lancement d'un programme ambitieux de réduction des risques liés à l'usage de drogues, basé notamment sur le soutien psycho-social, ce qui a conduit au démarrage effectif, il y a quelques mois, de trois programmes de maintenance à la méthadone à Salé, Tanger et Casablanca. L'objectif étant de faciliter l'accès des toxicomanes, en tant que malades, aux différents types de traitement, y compris celui de substitution.
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