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PRIVE DES PETRODOLLARS, LE SYSTÈME TEBBOUNE PERD LE NORD
Publié dans MarocHebdo le 04 - 06 - 2020

La campagne médiatique orchestrée par le régime algérien autour d'une carte publiée par la Banque mondiale témoigne que l'establishment aux commandes du pays, qui fait face à une contestation interne inédite, est aigri suite à des échecs diplomatiques successifs dont l'ouverture par plusieurs pays africains de représentations consulaires à Laâyoune et à Dakhla.
L'institution financière de Bretton Woods (Banque Mondiale) a publié, mercredi 27 mai 2020, une carte du potentiel éolien offshore du Royaume qui s'étend à la zone démilitarisée, incluant les provinces du sud. Puis, elle la supprime pour republier une autre limitant la carte à Tan Tan. A travers leur création fantoche et leur ONG affiliée, l'observatoire Western Sahara Ressources Watch (WSRW), les services algériens ont fait des pieds et des mains pour médiatiser une coquille vide mais qui leur permet de refaire parler d'un Polisario moribond.
Rien d'anormal jusque-là pour le citoyen lambda, qui n'y voie pas la main invisible du régime algérien en proie à une contestation interne avec la reprise des manifestations du Hirak et à une autre contestation au sein même de sa création, le Polisario, dans les camps de Tindouf, où le Forum de soutien aux autonomistes de Tindouf met à nu les manigances de Brahim Ghali et de son entourage dans le détournement des aides humanitaires internationales. Pour détourner l'attention sur de grogne populaire sur ses territoires, la junte militaire algérienne ne rate aucune occasion, aussi epsilon soit-elle, pour témoigner de son animosité affichée ouvertement contre le Maroc. Si la Banque mondiale, par cette publication, a attiré les projecteurs sur sa probable implication dans cette affaire louche en diffusant une carte avec l'intention de baliser le terrain aux séparatistes, l'Algérie officielle n'est pas à sa première manigance. Mais il faut comprendre pourquoi.
Campagnes médiatiques
Contesté depuis sa candidature, puis son élection, le 12 décembre 2019, et à ce jour, considéré comme étant symbole et pantin du régime algérien le président algérien, Abdelmajid Tebboune, s'acharne depuis son investiture sur le Maroc et sur son intégrité territoriale. Sur ses dix déclarations officielles, six l'ont été sur le Maroc.
Il a, sans vergogne, appelé, le 4 mai 2020, lors du Sommet virtuel des chefs d'Etats non-alignés, à la «cessation des hostilités du Maroc » et a exprimé «son inquiétude» face à la «situation d'occupation» dans deux régions du monde, en Palestine et au Sahara occidental, nous confie une source autorisée au ministère des Affaires étrangères. Ceux qui l'ont porté au pouvoir n'arrivant pas à gérer la pandémie du Covid-19 sur le territoire algérien et même dans les camps de Tindouf, ne lésinent pas sur les pétrodollars pour financer des campagnes médiatiques visant l'intégrité territoriale du Royaume, mais aussi pour faire pression sur le Secrétaire général des Nations-Unies afin qu'il nomme un nouvel Envoyé spécial au Sahara.
Sur ce dernier point, l'inavoué, c'est que le régime algérien a ainsi subi un deuxième échec sur le plan diplomatique. Après celui, bien entendu, d'octobre 2019, avec la résolution du Conseil de sécurité, qui a non seulement cautionné les paramètres des négociations depuis 2007 mais en plus a invité l'Algérie à s'impliquer dans le processus de table ronde comme étant un des acteurs du dossier clairement identifiés, à l'instar du Maroc, du Polisario et de la Mauritanie, jusqu'à ce que le processus aboutisse à une solution politique «réaliste, pragmatique et durable» à la question du Sahara marocain.
Une réalité patente
Les termes de cette résolution ont mis à nu la thèse défendue bec et ongles par Alger et qui veut que l'Algérie est un pays observateur et n'est pas directement impliqué dans ce dossier artificiel. Une thèse qui va aux antipodes des réactions des responsables algériens, à leur tête le président Tebboune. Notamment les deux lettres, la première envoyée par le président Tebboune à l'Union africaine et la seconde adressée sur un ton menaçant par Brahim Ghali, le leader contesté des séparatistes, au SG des Nations Unies. Les deux versent dans le sens de faire pression pour la désignation d'un nouvel Envoyé spécial qui donnerait de la visibilité au Polisario et à la pseudo Rasd que 165 Etats (sur 193) des Nations-Unies ne reconnaissent pas.
La campagne diplomatique autour d'une carte ne saurait occulter une réalité patente, celle de la confirmation de la marocanité du Sahara. En effet, plus d'une dizaine de pays africains ont ouvert leurs représentations consulaires à Laâyoune et à Dakhla depuis le début de l'année 2020. D'autres pays africains, mais aussi du Pacifique, leur emboîteront le pas très prochainement au cours de cette année. A rappeler aussi le 3e Forum Maroc-Etats du Pacifique, qui s'est déroulé du 26 au 28 février 2020, à Laâyoune. Durant cette conférence diplomatique d'envergure, les Etats du Pacifique ont adopté la déclaration de Laâyoune par laquelle ils reconnaissent la marocanité du Sahara. S'il y a lieu de corroborer davantage cette offensive algérienne, le ministre des Affaires étrangères du voisin de l'est a déclaré, devant la commission des affaires étrangères au Parlement, que son pays a deux priorités, deux dossiers d'occupation en Palestine et au Sahara occidental.
Une solution politique
C'est dire que le régime algérien, qui pompe les pétrodollars alors que le pays baigne dans la précarité, ne peut exister sans brandir la carte du Sahara marocains. L'affaire de la carte de la Banque mondiale (qui n'a pas vocation à s'immiscer dans une affaire à caractère politique) révèle que désormais le régime algérien, qui perd ses repères et ses soutiens, prend en otage l'agence de presse officielle APS en vue de la rendre un canal attitré de sa propagande. Il suffit de savoir pour s'en convaincre que depuis le début de la pandémie, APS a diffusé 80 dépêches atteignant au Maroc et à son intégrité territoriale.
Ceci dit, il faut reconnaître que le département de Nasser Bourita a réalisé des prouesses en avortant à chaque fois les manoeuvres du régime algérien. Notre diplomatie, sous la conduite du Roi Mohammed VI, qui a d'ailleurs joué le premier rôle dans le retour du Maroc au sein de sa famille africaine, a coupé l'herbe sous les pieds des séparatistes en poussant les organes officiels et influents de l'UA à déclarer que le dossier du Sahara est géré par les Nations-Unies et que l'UA va soutenir, sous la houlette de l'ONU, une solution politique réaliste, pragmatique et durable.


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