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L'intrigante affaire Ali Aarrass
Publié dans MarocHebdo le 26 - 05 - 2021

Lui, il assure qu'il n'a jamais été terroriste. Le Maroc ainsi que d'anciennes figures jihadistes disent le contraire. Libre depuis plus d'un an, Ali Aarrass n'en cesse pour le moins pas de défrayer la chronique.
Qui croire de Ali Aarrass ou des autorités marocaines? Depuis sa libération début avril 2020, après avoir purgé une peine de douze ans pour terrorisme, le premier cité ne cesse d'accuser les secondes de l'avoir injustement condamné et de l'avoir même torturé pour obtenir de lui de faux aveux. Il a, récemment, donné plusieurs interviews à des médias de Belgique, pays dont il porte également la nationalité, où il est revenu en long et en large sur ses années passées derrière les barreaux de l'ancienne prison de Salé.
"C'était dur à accepter, c'était insupportable," a-t-il notamment confié à la Radio- télévision belge de la Communauté française (RTBF), sur les réseaux sociaux de laquelle il s'est longuement exprimé. Et de raconter son histoire, qui avait commencé par son arrestation, sur demande du Maroc, en Espagne en avril 2008 dans le cadre de la fameuse affaire Abdelkader Belliraj, du nom de cet ancien informateur de la Sûreté de l'Etat belge que la justice avait reconnu coupable fin juillet 2009 d'avoir tenté d'introduire des armes dans le Royaume pour y mener des activités jihadistes. Selon l'enquête marocaine, M. Aarrass aurait fait partie des personnes qui avaient transporté ces armes par le biais du préside occupé de Melilla, où il a par ailleurs vu le jour en 1961.
Ce que le concerné conteste, niant avoir jamais trempé dans une telle entreprise. "Je n'avais aucune arme. Ça n'a jamais existé," assure-t-il. Côté marocain toutefois, on taxe M. Aarrass de "multiplie[r] les voies pour se dédouaner de son parcours terroriste avéré": propos tenus, dans un document publié le 25 mars 2021, par l'ambassade du Maroc à Bruxelles. Dans ce texte, la représentation diplomatique marocaine y affirme que "le jihadiste Ali Aarrass, extradé par l'Espagne, a été condamné par la justice marocaine suite à son implication dans l'introduction au Maroc d'un arsenal d'armes à feu destiné à perpétrer des actes terroristes".
Savoir-faire militaire
Et de poursuivre: "Comme ancien soldat de l'armée belge, il avait mis son savoir- faire militaire au service des funestes plans de son mouvement. Il était l'artificier du groupe, celui qui fournissait les armes et formait à leur maniement. Il était aussi celui qui assurait le financement par l'intermédiaire de deux projets qu'il gérait en Belgique: la librairie Ennour et un magasin de prêt-à-porter pour femmes".
Un récit qu'a appuyé dans une interview diffusée le 10 mai 2021 par le journaliste maroco-belge Mohammed Tijjini le jihadiste repenti Abderrazak Soumah, en faisant notamment savoir que "Ali Aarrass était bel et bien membre du mouvement [des moujahidines du Maroc] depuis 1981 et nouait des liens directs avec les dirigeants du groupe", et aussi que leur "émir à cette époque, Nouamani, lui a fourni de l'argent en 1983 pour ouvrir une librairie islamique à Bruxelles, dans l'objectif de fournir en retour un soutien financier au mouvement". "C'est une accusation qu'on ne peut pas inventer," a commenté M. Soumah. Pas de quoi vraiment innocenter M. Aarrass...


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