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Le calvaire du Onze national à Conakry
Publié dans MarocHebdo le 20 - 09 - 2021

L'équipe nationale de football se trouvait à Conakry le jour du putsch militaire mené par le chef des forces spéciales, le lieutenant-colonel Mamady Doumbouya. Immersion dans l'hôtel où était logée la délégation marocaine.
Le dimanche 5 septembre 2021 aura été la journée la plus longue de leur vie. Le Onze national a eu le malheur d'être à Conakry le jour d'un putsch militaire contre le président guinéen Alpha Condé. La veille, samedi 4 septembre, ils avaient passé une journée calme, normale, s'entraînant au terrain pour se préparer au match de qualifications du Mondial 2022 contre la sélection guinéenne le lundi 6 septembre.
Réveillés sur des rafales de coups de feu, les joueurs de la sélection nationale de football n'y comprenaient rien. Ce que certains croyaient des festivités, s'est avéré un coup d'Etat militaire. La matinée, l'hôtel où logeait la délégation marocaine, composée de 56 membres, a annoncé via ses haut-parleurs, que «la Guinée fait l'objet à cet instant d'un coup d'Etat militaire. Tout le monde doit s'armer de calme, de patience, tout en faisant attention. Il est interdit de s'approcher des fenêtres de l'hôtel et il faut éviter les rassemblements, notamment dans le hall de l'hôtel». Des snipers pourraient, en effet, tirer sur des cibles éventuellement menaçantes.
C'est le froid total au sein de la délégation marocaine. On ne sait plus à quel saint se vouer. Tout le monde appelle ses proches, les rassurant tout en essayant de dénicher les dernières informations liées au putsch, puisque l'armée a contrôlé les médias et a fermé les frontières. Dans la matinée, Fouzi Lekjaa, président de la Fédération royale marocaine de football (FRMF) a appelé le sélectionneur Vahid Halilhozic.
Il lui a demandé de lui faire un topo de la situation, tout en lui garantissant que les choses vont bien se passer. Mais ce n'est qu'à partir du deuxième appel de M. Lekjaa que la délégation nationale a pu enfin respirer. Le président de la FRMF a annoncé à M. Halilhozic que le roi Mohammed VI suit personnellement cette affaire et fera le nécessaire pour rapatrier très rapidement toute la délégation.
Intervention royale
Le sélectionneur a annoncé la bonne nouvelle. La tension est descendue d'un cran. Pour l'anecdote, l'international Achraf Hakimi a décliné l'offre d'aide de son club, le Paris Saint-Germain, pour le faire sortir du pays, leur répondant que «Notre Roi s'occupe de tout». Quelques minutes plus tard, l'ambassade du Maroc en Guinée contacte les responsables de l'hôtel et des sécuritaires pour garantir la sécurité de la délégation marocaine. L'hôtel a été réceptif et a bloqué tous les accès de l'hôtel et a renforcé la sécurité.
Grâce à l'intervention royale et au poids du Maroc en Afrique et en Guinée, un pays ami, une issue a rapidement été trouvée pour faire sortir la délégation du pays. Après près de 13 heures d'attente, les joueurs ont été appelés à se préparer rapidement pour quitter les lieux. Un bus les attendait pour les emmener à l'aéroport. Un avion de Royal Air Maroc sur le tarmac, les 56 membres de la délégation ont quitté Conakry, ceci tout en sachant que le pays a fermé totalement ses frontières, notamment aériennes.
La délivrance. Accolades, cris de joie, chants et l'hymne national qui a été scandé à plusieurs reprises durant les 3h35 de vol. Le Onze national a vécu une expérience inédite, un véritable calvaire psychologique, mais où la fierté de leur marocanité et leur patriotisme étaient omniprésents.


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