Le roi Mohammed VI a félicité Antonio Guterres    Russie: Une Américaine disparue mardi a été retrouvée morte, un suspect arrêté    Météo Maroc: les prévisions pour le dimanche 20 juin 2021    Le Maroc change de fusil d'épaule...    Clôture de l'exercice combiné maroco-américain « African Lion 2021 » au Cap Draâ [Vidéo]    Ligue des Champions : Le WAC s'incline à domicile face à Kaizer Chiefs    Les remises exceptionnelles dans les hôtels étendues à tous les Marocains    Covid-19: les Etats-Unis offrent 2,5 millions de doses de vaccins à Taïwan    Le rapport médical de Soulaimane Raissouni révèle qu'il se porte bien    Euro 2020 : La France tenue en échec par la Hongrie    Hillary Clinton ressort sa photo en caftan (PHOTO)    Raja: Chebbi dévoile le prix de Rahimi    Le Paris Saint-Germain fait une nouvelle proposition pour Hakimi    La terre a tremblé ce samedi dans cette province du Maroc    Fès: les exportations d'artisanat ont baissé en 2020    Officiel : Le huis clos pour les deux demi-finales africaines du Wydad et du Raja    Covid-19 au Maroc : 439 cas et 4 décès enregistrés en 24 heures    Le Maroc reçoit un million de doses du vaccin Sinopharm    Covid-19: le nombre de décès à la baisse en France    Amal Saqr fait des confidences sur sa vie privée (VIDEO)    Handball / Avant-dernière journée : La Rabita bat le KACM à Marrakech    Fin de la deuxième épidémie d'Ebola en Guinée    Casablanca: la gare Oulad Ziane rouvrira bientôt ses portes    Chine/Covid-19: l'aéroport de Shenzhen annule des vols après un cas positif    Le roi Mohammed VI, personnalité de la semaine selon le quotidien hollandais NRC Handelsblad    Commissions paritaires/ Ministère de la Jeunesse et Sports : L'UGTM remporte largement les élections dans les provinces du sud    Bourse de Casablanca: l'essentiel du résumé hebdomadaire    Aïd al-Adha 1442 (2021) : 5,8 millions de têtes d'ovins et caprins identifiées    Encore 3 000 migrants à Sebta, un mois après la marrée inédite    La titrisation est un formidable moyen pour libérer des capacités de financement    Copa America : L'Argentine bat l'Uruguay et se hisse en tête    Union Africaine: une pléiade d'experts africains appellent à exclure le polisario    Salé: un policier contraint d'utiliser son arme de service pour interpeller un multirécidiviste dangereux    Clôture au Cap Draâ des manœuvres militaires maroco-américaines    L'Agadir d'Aït Kine à Tata : un grenier collectif symbolisant le riche patrimoine architectural de la région    Antonio Guterres officiellement reconduit pour un second mandat de Secrétaire général de l'ONU    Inde: mort du « Flying Sikh » Milkha Singh, l'un des sportifs les plus célèbres du pays    BBC News: Le ministre des Finances du Qatar arrêté dans le cadre d'une enquête pour corruption    Pérou: 27 morts dans un accident d'autocar    En Colombie, le blocage des routes ne sera plus considéré comme manifestation pacifique    Je suis venu travailler au Qatar pour poursuivre mes rêves, mais ma vie est un cauchemar    Etat civil : la nouvelle loi finalisée    Voici pourquoi un bon nombre de stars de la chanson française sont à Marrakech    [Interview avec Nabil Ayouch] «Haut et fort», de Casablanca à Cannes    Rabat : La joie au coeur de l'exposition « Joy »    Bientôt un prix national des meilleures publications dans les encyclopédies digitales    «Le Feu qui forge» : Une exposition collective à L'Atelier 21    Le réalisateur de télévision Chakib Benomar n'est plus    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





L'ONU et la politique migratoire du Maroc
Publié dans MarocHebdo le 25 - 12 - 2018


Régulariser, et après ?
Régularisation massive de la situation d'immigrants africains. Quoi leur offrir pour une vie décente? L'insertion socio-professionnelle est dans la réponse à cette question.
Avec une politique migratoire presque unique dans un environnement mondial marqué par un flux migratoire exceptionnel, le Maroc est souvent cité comme un cas à part. Il intrigue. On s'y intéresse au plus haut niveau politique. Les observatoires internationaux ne chôment pas. C'est dans ce contexte que Tendayi Achiume, envoyée spéciale de l'ONU chargée de la discrimination raciale, est en visite au Maroc pour la période du 13 au 21 décembre 2018. Son programme est chargé.
Durant son séjour, elle doit rendre compte d'un vécu sur le terrain, en parallèle des rencontres avec les responsables locaux et les superviseurs des conditions d'accueil et des démarches administratives de régularisation de la situation d'étrangers, pour une conformité avec les lois et les us et coutumes marocains. Il y a fort à parier que la responsable onusienne aura suffisamment de matière pour son rapport aux officiels de l'ONU et son carnet de voyage. Même si le créneau de cette visite arrive avec un peu de retard sur la 11ème édition du Forum mondial sur la migration et le développement, tenu les 6 et 7 décembre 2018 à Marrakech. Quelques chiffres pour situer le problème. 50 mille titres de séjour ont été délivrés à des étrangers illégalement établis au Royaume. Cette opération a pris cinq ans. Une fois terminée, un autre challenge, encore plus délicat s'est posé.
Réflexe conditionné
Quoi offrir à ces vagues successives de migrants de tous horizons sub-sahariens leur permettant une vie décente, dans un pays qui n'est plus une destination d'accueil, mais désormais un pays de séjour et de fixation plus au moins durable. Quel métier pour quelle formation déjà acquise ou à mettre à disposition?
D'après une étude du Haut commissariat au plan sur l'emploi au Maroc pour le compte de 2017, le taux de chômage des migrants est de l'ordre de 18,1% au niveau national. Celui-ci affecte particulièrement les jeunes âgés de 15 à 29 ans, soit 34,6% du total. Le peuple migrateur dans les terribles conditions que l'on sait, n'est pas forcément analphabète ou dénué de tout savoir-faire. Cette imagerie populaire relayée par les médias est démentie par le HCP, pour qui 54,1% des immigrants africains au Maroc ont un diplôme supérieur et 21,6 % un diplôme de niveau moyen; tandis que 23,4% n'ont aucun diplôme.
Et pourtant l'accès au marché du travail pour les immigrants est un vrai parcours du combattant. La carte de séjour ne signifie pas contrat de travail. Il est évident que l'insertion professionnelle et sociale est à ce prix. Il n'y a pas à s'en cacher; plus précisément dans un contexte fortement marqué par un chômage structurel et endémique. La plupart des migrants ne trouvent pas de travail dans le secteur formel où tous le droits sociaux sont acquis. Ils se réfugient soit dans la mendicité soit dans les petits boulots tel l'exposition à même le sol de produits artisanaux africains.
Le contact avec la société d'accueil se passe bien. Le commentaire qui revient le plus dans les têtes comme un réflexe conditionné, plus que par une extraversion mal vue, est celui d'étrangers venus manger le pain des Marocains. Quant à la préférence nationale chère à la droite française, elle passe surtout par des entreprises qui n'ont pas les moyens de recrutement même par solidarité, parmi les migrants africains, diplômés ou pas. À ce stade de crispation économique et à l'adresse de Tendayi Achiume. Il n'y a pas de place de ségrégation raciale mais uniquement de profits à prospérer quelle que soit la couleur de peau des demandeurs d'emplois.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.