R-M® fête ses 100 ans avec la marque suédoise Volvo    Entretien Exclusif – Jo-Wilfried Tsonga : « Je suis heureux de jouer à Marrakech ! »    Mawazine vibrera aux sons du hip-hop US avec Black Eyed Peas    La 1ère édition du Festival du cinéma québécois à Rabat    Trophée Hassan II et Coupe Lalla Meryem de golf : C'est parti !    International: Maroc Telecom résiste à la conjoncture    Hervé Renard passe au confessionnal    Festival du cinéma africain de Tarifa-Tanger : Trois films marocains en lice    Repenser la chose migratoire!    Tennis : Le Maroc au Championnat africain U14 en Afrique du Sud    Said Amzazi suspend le dialogue avec les enseignants    Lever de rideau sur le 2e Festival national du rire «Comique Benslimane»    Afrique du Sud: 51 morts dans des inondations, le président Ramaphosa sur place    Ukraine: Le comédien Volodymyr Zelensky remporte la présidentielle    BCIJ: Démantèlement d'une cellule terroriste de six «Daechiens»    Commissions parlementaires : Les nouveaux présidents élus    Algérie: Le PDG de Sonatrach limogé, celui d'un groupe privé en détention provisoire    Abdennabaoui s'attaque à la traite des êtres humains    Edito : Ramed, mort clinique?    DGSN : Lancement d'une large enquête judiciaire sur des centres d'appels fictifs    Cinq Marocains légèrement blessés dans un accident de la route à Cuba    Casablanca : Le BCIJ met la main sur 7 tonnes de chira    Aziz Akhannouch dresse un premier bilan    ONCF: Al Boraq transportera bientôt son millionième voyageur    850.000 MRE y sont attendus…    Kim Jong Un espère un sommet « couronné de succès et utile » avec Poutine    Mawazine2019: Du Hip Hop à l'OLM Souissi    Vidéo-Trophée Hassan II de golf : Brillante entrée en jeu de l'équipe du Prince Moulay Rachid    Hakim Ziyech dans le viseur du Real Madrid    Le Maroc, une destination des plus dynamiques du moment    La Chambre des représentants exprime sa solidarité avec les détenus palestiniens    L'enfer tel que raconté par des Marocains de Syrie    La FDT boycotte le 1er Mai    Ces mystérieux objets au-delà de Neptune    Les chœurs de Notre-Dame, ces "orphelins" de la cathédrale    La grotte d'Ifri N'Abbou, un joyau naturel au potentiel touristique réel    Détenus d'Al Hoceima : Driss Lachguar reçoit une délégation d'ONG des droits de l'Homme    Poursuite de la généralisation du guichet numérique des autorisations    Le PDG du plus grand groupe privé algérien incarcéré    Après le titre, objectif Coupe de France avec Neymar pour le PSG    Chelsea manque l'occasion de monter sur le podium    Colloque international sur la "Digitalisation-numérisation au service de la gouvernance"    Fouad Laroui et Abdellah Dibaji présents aux journées culturelles d'Azemmour    Le long métrage marocain "Le Miracle du Saint Inconnu" en compétition à la 58ème semaine de la critique de Cannes    Sept tonnes de haschich saisies à Casablanca    Les avocats plaident pour une réforme de fond    L'EI revendique les attentats au Sri Lanka    126e derby casablancais, WAC-RCA 2-2    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Quand l'Algérie noie le poisson
Publié dans MarocHebdo le 22 - 01 - 2019


VIOLATIONS DU POLISARIO AU SAHARA MAROCAIN
En menant des manoeuvres militaires à l'Est du mur de défense marocain, le Polisario et, derrière lui, l'Algérie semblent vouloir détourner l'attention internationale alors qu'ils ont été poussés ces dernières mois dans leurs derniers retranchements.
Selon toute vraisemblance, l'Organisation des Nations unies (ONU) ne veut pas miner le processus que l'envoyé personnel de son secrétaire général au Sahara marocain, Horst Köhler, a initié en décembre 2018 dans la ville de Genève, en Suisse, et qui vise à mettre fin au conflit autour de la région. C'est ce qui semble, en tout cas, motiver les propos tenus par le porte-parole du secrétaire général de l'ONU, Stéphane Dujarric, qui a déclaré le 11 janvier 2019 lors d'un point presse à New York que «rien» n'a été «observé qui puisse constituer une violation» de l'accord militaire n°1 signé le 24 décembre 1997 entre les Forces armées royales (FAR) marocaines et le mouvement séparatiste du Front Polisario et qui fixe les conditions du cessez-le-feu entre les deux parties.
Quelques heures plus tôt, le représentant permanent du Maroc à l'ONU, Omar Hilale, avait ainsi saisi le Conseil de sécurité et le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, pour porter à leur connaissance ce qu'il avait qualifié de «violations» et de «provocations» du Polisario, qui sont donc les énièmes de ce dernier depuis août 2016 (le mouvement séparatiste avait déjà, rappelons-le, été sommé en avril 2017 de retirer ses éléments positionnés dans la zone tampon entre le Maroc et l'Algérie, où il tient son quartier général depuis le début du conflit en novembre 1975).
Enièmes provocations
Dans le détail, le Polisario a organisé, le 6 janvier, des manoeuvres et des exercices de combat, «avec des équipements lourds et des munitions réelles» selon M. Hilale, à Mheiriz, une localité située à l'Est du mur que les FAR avaient élevé dans les années 1980 pour prévenir toute agression de l'Armée nationale populaire (ANP) algérienne, comme lors des deux batailles d'Amgala début 1976 où les éléments de cette dernière avaient pris part aux combats aux côtés des milices séparatistes. Le mouvement avait d'ailleurs luimême reconnu dans une dépêche relayée par son agence de presse Sahara presse service (SPS) avoir exécuté une manoeuvre militaire dans ladite localité, qu'il qualifie de «quatrième région militaire» des «territoires libérés» de la pseudo République arabe sahraouie démocratique (RASD), en présence notamment de son secrétaire général, Brahim Ghali, et avec la participation «de militaires de l'infanterie mécanisée, d'unités de défense aérienne, de génie et d'appui et d'intendance».
Veille satellitaire
Il avait expliqué agir «en application d'exercice (sic) de combats proches de la réalité visant la formation des unités et des éléments ». Selon M. Hilale, Mheiriz a également vu le déplacement le lendemain, 7 janvier 2018, d'une soi-disant «structure administrative » du Polisario, suivi le 8 janvier par le déploiement de deux véhicules militaires dans la zone tampon de Guergarat, à la frontière avec la Mauritanie et où le Polisario avait déjà tenté d'installer des soi-disant «postes-frontières » par le passé, avant donc de devoir plier bagage au risque d'essuyer des sanctions de la part du Conseil de sécurité. Ces violations ont, selon différentes sources, été confirmées par le système de satellite Mohammed- VI, qui déjà, l'année dernière, avait permis de démontrer à travers une série de clichés que le Polisario cherchait à transférer certaines de ses structures administratives et militaires dans la zone tampon fixée au titre de l'accord militaire n°1, de sorte à altérer le statut juridique et historique de cette zone et à en faire une «zone libérée» de la pseudo RASD.
On avait notamment parlé d'un soi-disant «ministère de la Défense», une soi-disant «présidence de la République» et du secrétariat national du Polisario à Tifariti ou Bir Lahlou, deux localités de ladite zone. De ce point de vue, et surtout que le Polisario confirme lui-même les allégations du Maroc, l'argumentaire de M. Dujarric apparaît comme non recevable. Ainsi, selon M. Hilale, les nouvelles violations du Polisario «menacent dangereusement le cessez-le-feu», en plus de constituer «manifestement un affront au Conseil de sécurité et un défi à son autorité ». «Ces agissements constituent une violation flagrante des dispositions de la résolution 2414 du 27 avril 2018, par laquelle le Conseil de sécurité a enjoint au Polisario de se retirer immédiatement de la zone tampon de Guergarate et lui a ordonné de ne pas se livrer aux actes déstabilisateurs de déplacement de structures administratives à l'Est du dispositif de défense au Sahara marocain,» a-t-il plaidé.
Argumentaire irrecevable
L'Algérie, dont on sait du propre aveu de ses dirigeants qu'elle finance, arme et soutient diplomatiquement le Polisario, est pour l'heure demeurée bien silencieuse et apparait comme l'instigatrice des manoeuvres du mouvement séparatiste, surtout qu'il est dans son intérêt actuel de noyer le poisson, elle que le Conseil de sécurité a considérée dans sa dernière résolution du mois d'avril 2018 comme une partie prenante du conflit du Sahara marocain, et non comme un simple pays voisin.
En outre, elle botte en touche à chaque fois que les autorités marocaines mettent sur la table la proposition formulée le 6 novembre 2018 par le roi Mohammed VI dans son dernier discours du Trône de mettre en place un mécanisme de dialogue commun, ce qui avait d'ailleurs amené le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Nasser Bourita, à convoquer l'ambassadeur d'Alger à Rabat dans son bureau, pour le sommer de donner une réponse claire à ladite proposition.
Rappelons que cette dernière avait été salué par nombre de pays de par le monde et même par M. Guterres, qui par l'intermédiaire de M. Dujarric s'était dit «favorable à un dialogue renforcé» entre les deux voisins maghrébins.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.