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Mohamed Benyahia, conseiller en communication du Premier ministre
LE GARDIEN DE L'IMAGE
Publié dans MarocHebdo le 16 - 01 - 1999

Jouissant d'une formation politique solide, Mohamed Benyahia, conseiller en communication du Premier ministre, est pourtant un homme discret. Une solide expérience journalistique doublée d'un militantisme sans faille lui permettent de maîtriser son travail dans le cabinet de Me Youssoufi. D'une humilité non feinte, donc difficile à éviter, M. Benyahia préfère parler de son patron et évite, par mille stratagèmes de relancer les sujets concernant sa personne.
L'homme qui est en charge de la communication de Abderrahmane Youssoufi a une allure d'éternel étudiant. Il en a gardé le tempérament. On a du mal à croire qu'il frise la cinquantaine. Pas un cheveu blanc.
Mohamed Benyahia
Ce qui est remarquable, vu sa tâche. Outre sa profonde connaissance du milieu politique et des hommes qui l'animent, M. Benyahia jouit également d'une solide expérience journalistique qui lui permet un contact facile et confraternel avec les médias Un autre trait de caractère qui le caractérise est sa modestie incurable.
Il est, en effet, très difficile de le faire parler à propos de lui-même, ou de son action. D'une humilité non feinte, donc difficile à éviter, le conseiller en communication préfère parler de son patron et évite, par mille stratagèmes de relancer les sujets concernant sa personne.
Le Premier ministre a suffisamment de quoi remplir sa primature quotidienne, et même plus. La communication, si nécessaire soit-elle, se trouve reléguée au statut de tâche ponctuelle. Et donc déléguée à un professionnel.
En l'occurrence Mohamed Benyahia. Celui-ci n'est pas un inconnu pour la presse nationale.
Modestie
Encore moins pour Abderrahmane Youssoufi qu'il peut lui arriver de rencontrer plusieurs fois par jour. Mohamed Benyahia, qui jusqu'avant sa nomination, dirigeait une petite société de télécommunications, est, avec les autres membres du cabinet, parmi les quelques personnes qui peuvent aller voir le Premier ministre sans s'annoncer, sans prendre rendez-vous. Bref, sans protocole aucun.
Il répète à l'envi que Abderrahmane Youssoufi fait tellement bien sa communication que la tâche s'en trouve grandement facilitée. À la limite, le Premier ministre n'aurait pas besoin d'un conseiller en communication. Et encore moins des conseils d'une agence spécialisée. Ce qu'il s'agit de faire, selon lui, c'est de gérer l'image de marque du Premier ministre, c'est-à-dire de la préserver et de l'améliorer.
La cellule de communication composée de quatre personnes et dirigée par M. Benyahia, s'occupe donc de la revue de presse du Premier ministre, de ses contacts avec la presse, suit attentivement le feed-back de son action et de celle du gouvernement et de son image.
Militantisme
Les relations publiques avec les médias sont également de son ressort. Et elle s'occupe des discours de M. Youssoufi, de la manière dont ils sont prononcés, perçus. Elle se soucie également de l'image du Maroc à l'étranger et, dans ce cadre, entreprend des actions à même de faciliter le contact de la presse étrangère avec le gouvernement marocain.
Tout ce travail méthodique s'effectue dans la discrétion et la rigueur, sous la férule de Mohamed Benyahia, qui dirige sa petite cellule en toute simplicité, sans pour autant sacrifier la rigueur. C'est ainsi qu'une quinzaine de journalistes allemands sont attendus vers la mi-février. Le travail de la cellule communication sera, entre autres, de leur faciliter la tâche au cours de leur séjour: contacts et rencontres avec le Premier ministre et avec les membres du gouvernement
Issu d'une famille d'anciens résistants, le jeune Benyahia entre en politique par la même filière que la plupart des jeunes militants de sa génération: le mouvement estudiantin.
Une université politique parallèle et permanente. Une école de formation pour les futurs cadres des partis.
L'UNFP-USFP et le PLS-PPS en ont le plus profité. Le jeune Benyahia était secrétaire général de la section d'Alger de l'Union nationale des étudiants du Maroc (UNEM) lorsque son chemin a croisé celui de l'homme qui allait devenir le Premier ministre de l'alternance. Cela à la fin des années 60.
En tant que journaliste, il a dirigé pendant quatre années l'hebdomadaire arabophone Al Balagh. Cette parution avait vu le jour au lendemain de la suspension de Al Mouharrir et de Libération. Al Balagh, qui a vécu pendant quatre ans, de 1981 à 1985, tablait presque uniquement sur ses ventes, réussissait à écouler quelque 25.000 exemplaires hebdomadairement. Et ce, pratiquement sans insertions publicitaires.
C'est de cette période que Mohamed Benyahia, qui était également correspondant de Radio France Internationale pour toute la région du Maghreb, que datent les liens qu'il a pu tisser avec les médias nationaux et leurs représentants. Une période également marquée par une participation active au Syndicat national de la presse marocaine (SNPM). Il y a même siégé au Bureau national et a été, en compagnie de Abdellatif Aouad et Mustapha Iznasni, à l'origine d'un texte tendant à la régulation et à la transparence de l'aide allouée aux médias. Le texte ayant été abandonné, il a démissionné du Bureau national.
Après des études primaires et secondaires à Meknès, cet enfant de la tribu des Aït Souab dans l'Anti-Atlas décroche son baccalauréat "Lettres" au Lycée Moulay Youssef de Rabat. C'est ensuite le départ pour Francfort, en Allemagne fédérale, où il part faire connaissance avec la langue de Goethe.
Transparence
De là, il prend ses bagages pour s'inscrire à l'Université d'Alger où il obtient une licence en philosophie en 1969. Puis c'est le séjour-exil à Paris où le Diplôme d'Etudes Supérieures en sociologie est obtenu à l'Institut des Hautes Etudes.
Il est également diplômé de l'Institut de démographie de la capitale française. Il allait rentrer au Maroc pour se consacrer à l'Enseignement lorsqu'il est condamné à une peine de 10 ans par la Cour de Marrakech. Cette période allait lui apprendre à se méfier de ses fréquentations politiques.
Le procès de 1973 consacre sa rupture totale avec le fqih Basri et l'Union nationale des forces populaires (UNFP). Et ce, jusqu'à la création de l'Union socialiste des forces populaires. C'était une période où se profilait déjà la création de l'USFP avec tout un groupe d'exilés autour de Youssoufi. Donc, durant son séjour parisien, Mohamed Benyahia travaille au sein de l'agence irakienne de presse INA et de la revue libanaise Attaliaâ. Après une amnistie royale, c'est le retour au Maroc en 1979. Le Souverain avait accordé l'amnistie à douze exilés politiques dont Abderrahmane Youssoufi et Mohamed Benyahia.
Maintenant, c'est un père de famille tranquille qui vaque tranquillement à ses occupations, sans pour autant renier ses principes et sa foi en une société plus juste et plus démocratique. Mais, pour essayer de lui arracher quelques phrases, vous devrez vous y prendre plus d'une fois.