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Abbas El Fassi devant les participants à l'université d'été de la jeunesse istiqlalienne
Publié dans MarocHebdo le 17 - 09 - 1999


LA POLITIQUE BUISSONNIÈRE
Le mois de septembre est celui de la rentrée. Toutes les rentrées. Tant il est vrai que le mois d'août est connu pour être celui de la farniente à tous les niveaux. Aussi, a-t-on assisté avec le début du mois, qui rappelons-le, a coïncidé avec la fin de la période de deuil, à une réactivation de la scène politique et qui se caractérise notamment par la multiplication des activités partisanes. Il est vrai qu'on est loin encore de l'activité politique partisane telle qu'elle doit être. Non seulement des éléments qui accompagnent les changements, parfois, sont les premiers surpris par la tournure de certains faits, mais plutôt des formations politiques qui créent l'événement et influent sur le cours de la vie de tous les jours.
Cela, il n'en demeure pas moins intéressant de voir que certains partis parviennent à sortir de la "lassitude" les ayant marqué. Ils produisent non seulement le discours principal sans lequel un parti politique n'a plus aucune raison d'être, mais aussi des discours de conjoncture qui répondent aux attentes, du moins de leurs militants.
Ainsi en est-il du parti de l'Istiqlal qui a organisé, la semaine dernière à Mohammedia l'université d'été de sa jeunesse. Le thème de cette rencontre, "Maroc des changements", s'inscrit en effet dans cette conception novatrice que le parti essaie de développer ces derniers temps, non sans succès d'ailleurs.
Réformes
C'est ce qui ressort de l'allocution prononcée par Abbas El Fassi, secrétaire général du parti, lors de la séance d'ouverture mercredi dernier.
Après avoir souligné la mobilisation des militants du parti derrière SM le roi Mohammed VI et leur adhésion au contenu du discours royal du 20 août dernier, M. El Fassi a annoncé que le parti fera des propositions sur les réformes structurelles essentielles et cela sans oublier de rappeler le soutien de sa formation au gouvernement de Me Youssoufi. C'est dans ce cadre bien sûr que l'on peut comprendre le sens des propositions que l'Istiqlal veut faire. D'ailleurs, M. El Fassi n'a pas manqué de le rappeler en soulignant que ''les points positifs'' qui caractérisent l'actuel exécutif : la crédibilité acquise grâce à la personnalité du premier ministre, le respect des libertés et la volonté du gouvernement d'entreprendre les réformes nécessaires. Concernant les chantiers ouverts par le gouvernement et qui nécessitent du temps et de l'endurance, il a énuméré entre autres, la réforme de la fonction publique, la justice ou encore l'épineux dossier de la lutte contre le chômage.Et là, en fin diplomate ­ Abbas El Fassi n'était-il pas ambassadeur pendant des années ­ le secrétaire général de l'Istiqlal a relevé que les résultats ne verront le jour qu'à moyen et long termes.
Griefs
Une façon, en fait, d'appeler à plus de patience surtout que les jeunes s'agitent de plus en plus, affichant leur déception quant à la lenteur de la réalisation des réformes tant attendues et des mesures novatrices qui tardent à voir le jour. Plus grave, même les mesures qui ne nécessitent pas de budget n'ont pas encore été entreprises. Abbas El Fassi a déploré à sa façon cet état de choses.
Mais la chose qui paraît être la plus intéressante concerne l'organisation des élections. L'Istiqlal s'est toujours estimé léser par les résultats des élections législatives. Même les partielles ne l'ont pas arrangé. L'université d'été de Mohammédia a été l'occasion de rappeler les griefs du PI et ses idées quant aux prochaines élections. M. El Fassi l'a d'ailleurs clairement dit en interpellant le gouvernement sur ce dossier particulier. "Le gouvernement doit préparer l'organisation des prochaines élections dans un climat sain et responsable, la mise sur pied des institutions constitutionnelles tels, la haute cour de justice, le conseil économique et social, les cours régionales des comptes, la réforme du code de 1976 portant sur l'organisation communale et celle du paysage audiovisuel".
Sur mesure
Cela pour dire que l'Istiqlal, tout en étant au gouvernement, conserve son discours revendicatif et ne le cache pas. Cela est d'autant plus clair lorsque M. El Fassi aborde les grands chantiers que le gouvernement tarde à entreprendre. C'est le cas notamment de la réforme de l'administration et la moralisation de la vie publique qui passe, selon lui, par la lutte contre la bureaucratie, la corruption et le gaspillage.
Autre grief, le gouvernement n'a pas procédé à l'abaissement des hauts salaires ni à la déclaration du patrimoine.
"Le gouvernement est appelé à se pencher sur les grands chantiers, créateurs d'emplois, dans les secteurs de l'habitat, du tourisme, de l'industrie", souligne le secrétaire général du PI.
Ainsi la rentrée politique de l'Istiqlal s'est faite par voie de la jeunesse. Le discours qui lui a été servi par le secrétaire général cadrait parfaitement avec ses attentes. Un discours critique mais non sans intérêt tant il est vrai qu'en plus des griefs, il essaie d'apporter de l'eau au moulin des réformes en cours.
Certes, et comme il se doit, M. El Fassi n'a pas manqué de revenir sur le dossier des provinces du sud. Il a précisé notamment que "le référendum qui sera organisé dans la région ne peut être que confirmatif de la marocanité du Sahara". Appelant par la même à une mobilisation nationale des plus larges.
Rappelons que les participants à l'université ont traité de plusieurs thèmes ayant trait aux changements politiques, à la démocratie et à la culture. Cela avec pour toile de fond les changements politiques au Maroc et la consolidation de la démocratie.
Le thème étant large et le débat ne peut apporter des réponses clé en main. Mais au moins il aura servi à clarifier des concepts, à confronter les expériences des uns et des autres et de donner matière à réflexion non seulement aux participants ou aux istiqlaliens, mais plutôt à l'ensemble des acteurs politiques.