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Le citoyen Driss Basri répond aux quotidiens français Le Monde et Le Figaro


BASRI SORT DE SON MUTISME
Driss Basri jouant au golf.
L'ex-ministre d'Etat à l'Intérieur a fini par sortir de sa réserve depuis son départ le 9 novembre 1999 du gouvernement. Le professeur Driss Basri a publié dans Le Monde du 29 février une mise au point suite au mémorandum incendiaire de Abdeslam Yassine adressé à qui de droit. Dans son droit de réponse, M. Basri se défend et défend la mémoire de feu S.M Hassan. Il a fait de même avec le Figaro qui a publié sa réaction, le mercredi 2 mars.
Driss Basri, probablement amer, triste et endeuillé sort de son silence. Un événement. Voire une renaissance. Doit-il rester muet lui qui sait tout ? Lui qui a tant à dire. Et lui qui a toujours servi la monarchie et son Trône. L'honneur d'un homme "d'envergure", comme a dit de lui récemment Jamal Berraoui, notre confrère de la Gazette du Maroc, peut-il être bafoué dans un silence nourri de toutes les compromissions. Dans une transition de tous les excès puérils. Dans une liberté retrouvée, qui joue sournoisement, et d'une manière régressive, avec toutes les institutions. L'ex-ministre d'Etat à l'Intérieur, un fidèle parmi les fidèles, comme il s'est toujours défini, a décidé de sortir d'une réserve volontaire. N'étant ni privé de ses droits civiques, ni exclu d'une démocratie qu'il a contribué, à sa manière, forcément ingrate, compte tenu de sa fonction passée, à façonner, ni en marge d'une société en mutation naturellement turbulente et légitimement impatiente.
Critiques
Le professeur Basri- c'est ainsi qu'il aime désormais se définir- a publié dans les quotidiens français le Monde et le Figaro une mise au point suite au mémorandum incendiaire de cheikh Abdeslam Yassine à qui de droit. Un document où l'ex-ministre d'Etat à l'Intérieur, parti du gouvernement le 9 novembre 1999, a été critiqué et chargé de tous les maux. Ne voulant pas se laisser faire, Driss Basri a donc fini par saisir sa plume pour livrer sa vérité, défendre la mémoire de feu S.M Hassan II et soutenir l'action de SM le Roi Mohammed VI. Une première. Chose qu'il n'a jamais faite tout au long de sa longue carrière de ministre de l'Intérieur, privilégiant particulièrement la tradition orale à l'écrit. Avant il n'écrivait pas, il agissait.
Un homme comme Driss Basri, qui a régné pendant 25 ans sur le système de l'Intérieur, ne pouvait pas disparaître complètement de la scène. Comme un mirage. Difficile de ne pas donner signe de vie quand on a été Driss Basri. Un nom qui se recoupe avec l'uvre de Feu SM Hassan II, dont il est fier. Il faut s'attendre désormais à ce qu'il se rappelle de temps en temps au bon souvenir des observateurs et de ses adversaires. Jusqu'ici, il n'a pas répondu aux critiques et attaques dont il fait régulièrement l'objet dans la presse marocaine, estimant que cela relève de la liberté d'expression et de la démocratie.
Bilan
M. Basri, qui avait mille occasions de monter au créneau, de faire entendre sa voix, est sorti donc de sa réserve sur un sujet précis, qui le concerne de très près : le noircissement par Cheikh Yassine du bilan de règne de Feu S.M Hassan et la qualification de son ex-ministre d'Etat de "ministre de tous les crimes".
M. Basri récuse énergiquement les accusations de M. Yassine qu'il assimile à de la dénonciation gratuite de prétendus torts et travers visant à salir la mémoire des morts : "Qualifier l'ancien ministre de l'Intérieur de ministre de tous les crimes est une affirmation dépourvue de tout fondement, une affirmation dans le droit-fil de ce qu'un ministre de l'actuel gouvernement de Me Abderrahmane Youssoufi qualifiait récemment de "lynchage médiatique".
M. Basri poursuit en répondant à l'autre qualificatif dont il a été affublé , " préposé aux basses besognes de feu Hassan II" : "Le monde entier est justement témoin de la grandeur de l'uvre de notre souverain défunt que j'ai eu l'insigne honneur, avec beaucoup d'autres de servir et de servir à travers lui l'institution monarchique qu'il a pérennisée".
Le professeur Basri ajoute que "ces accusations sont d'autant plus faciles à proférer que Sa majesté Hassan II n'est plus là pour confondre le (ou les) responsable (s) d'une telle impudence". L'auteur s'érige ainsi en défenseur de la monarchie dans sa continuité. Sur ce plan, il est cohérent avec lui-même, idéalisant et assumant jusqu'au bout son bilan et celui du Roi défunt :
" Alors que le pouvoir était l'objet de toutes les convoitises, y compris de la part de ceux qui rêvaient d'en user pour leur seul profit, personnel ou partisan, Sa Majesté Hassan II, déjouant toutes les embûches tant intérieures qu'extérieures, surmontant les difficultés de toutes sortes accumulées devant lui, a réussi à édifier, vaille que vaille, un régime où le pluralisme, reflet de notre société, et la confrontation partisane des opinions, sont aujourd'hui unanimement admis comme fondement de la vie politique marocaine".
Mémoire
Driss Basri met ensuite en exergue le climat de liberté qui règne au Maroc. Un climat grâce auquel "M. Yassine peut continuer, malgré l'assignation à résidence dont il se complaît à faire l'objet et dont il entretient médiatiquement et excessivement le mythe, à recevoir, à se réunir avec des membres ou des sympathisants de son association Jamaat Al Adl Oua Al Ihssan, à diffuser les propos calomnieux à l'encontre de nos institutions sacrées et de ceux qui la servent, quel que soit leur rang".
Le professeur Driss Basri continue sur sa lancée en attaquant cheikh Yassine sur son propre terrain, celui de l'Islam. Il cite une recommandation de l'Islam aux musulmans que Cheikh Yassine n'a pas respectée. Cette recommandation veut que les croyants "évoquent toujours en bien le souvenir de leurs défunts". " Mais il n' y a assurément aucune gloire de dispenser des conseils et de prescrire des modes d'emploi irrévérencieux à l'égard de notre souverain, alors que l'Islam recommande aux croyants d'obéir à Dieu, au prophète et à ceux qui ont la charge des affaires de la communauté". Pour Driss Basri, l'exercice auquel s'est livré Abdesslam Yassine ne compensera ni l'inanité de ses affirmations ni la vacuité de sa pensée.
En définitive, Driss Basri invite cheikh Yassine à la sagesse et "rendre grâce à celui qui permet à son association de mener librement son activité et à lui de s'exprimer dans le Maroc d'aujourd'hui"et à " prendre une part plus constructive au renforcement de la paix sociale, de l'unité nationale et de l'intégrité territoriale, sous l'égide de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu l'assiste".
L'ex-ministre d'Etat à l'Intérieur a donc marqué le coup, ripostant au mémorandum de Cheikh Yassine et renouvelant en même temps son attachement à l'institution monarchique. Hier, sous le règne de feu Hassan II, Basri assumait ses responsabilités contre vents et marées. Dans le meilleur et le pire. Aujourd'hui, sous le règne de SM le Roi Mohammed VI, Basri défend une mémoire et montre son attachement à une institution qu'il a toujours servie, comme d'autres, dans la loyauté, le dévouement et le respect. Basri signe son texte et assume ses idées. La moindre des choses. Comme un citoyen. Normal.