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Président pâle
Publié dans MarocHebdo le 29 - 06 - 2001

La colère populaire canalisée par les partis "démocratiques"
Des partis du gouvernement serviles, des
sénateurs dociles et des islamistes déguisés en citoyens aident le président Bouteflika à tenir son rôle tant bien que mal. Mais face à
la révolte, il n'a rien à proposer.
• Le président Algérien Abdelaziz Bouteflika.
Ce 28 juin, 2000 représentants des populations des wilayas de l'est algérien et ceux de la capitale devaient marcher à Alger pour transmettre au président une liste précise de revendications. Mais Abdelaziz Bouteflika a déjà entendu le message. Seulement, il se sait otage. Alors il attribue la révolte populaire à la France, à l'apathie des élus locaux et à une cabale des intellectuels vendus au néocolonialisme. Plus personne n'attend rien de lui.
La Kabylie se calme peu à peu, bientôt une semaine sans émeutes. Les citoyens des régions tombées dans l'insoumission ont décidé de ne plus tomber dans la provocation "commanditée" des gendarmes qui cherchent à noyer une protestation populaire en carnage. Voilà pourquoi le 25 juin, jour anniversaire de l'assassinat de Matoub Lounès, le chanteur rebelle kabyle, les marches se sont tenues dans le calme et le recueillement.
Tragédie
L'Algérie n'a plus espoir qu'en ceux qui ne se sont pas compromis, et même si on a plus entendu Hachemi Cherif du MDS, ex-communiste, que Louisa Hanoune du Parti des travailleurs, le combat des partis prend le relais de celui du peuple contre l'"absence totale de liberté d'expression et d'opinion; contrôle absolu de toute la presse et des moyens de propagande; renforcement de l'appareil policier; existence et renforcement d'un appareil militaire; constant appel démagogique aux foules; recours à l'occasion de chaque difficulté nouvelle à des diversions". Ce que dénonçait Mohamed Boudiaf en 1963 quand il avait été jeté en prison.
Il y a neuf ans était assassiné Mohamed Boudiaf. La situation algérienne est allée en empirant après son tragique décès. Même si maintenant il y a l'espoir que le mouvement de fond qui soulève le peuple algérien puisse inaugurer l'ère de la parole retrouvée. Selon Nacer Boudiaf, fils du président défunt, "il convient donc d'essayer de cerner ce système qui n'a changé ni sous la démocratie" du parti unique, ni sous la "démocratie des soixante partis", pas plus qu'il n'a changé sous "l'économie socialiste", ni sous "l'économie de marché". C'est l'incurie totale de 1962 à la veille de 2002. À cette date, le pays aura connu sept chefs d'Etat. Le système les a intronisés et fait partir avec différents moyens, dont le coup d'Etat, la démission forcée et l'assassinat".
C'est contre ce système que les partis démocratiques algériens, la société civile et les représentants de la Coordination des villes et des villages mènent une lutte à mort. C'est contre ce système que Nacer Boudiaf se réserve le droit de demander une enquête internationale sur l'assassinat de son père.
Les avocats, les militants des droits de l'homme, les comités des villages s'interrogent encore sur le sort de 80 marcheurs disparus depuis le jeudi noir, 14 juin, à Alger. Hocine Aït Ahmed a saisi le CICR sur ces disparitions inquiétantes.
Où va l'Algérie?