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La vérité capturée Une excellente question Baptême du feu Dialogue par l'image • Soirée • Concours • Photographie • Poésie • Patrimoine • Presse • Festival • Distinction • Festival • Colloque
Publié dans MarocHebdo le 07 - 03 - 2003

Le nouveau film de Hakim Belabbès bientôt sur les écrans
La vérité capturée
• Hakim Belabbès.
Comment présenter Hakim Belabbès? Comme un réalisateur indépendant marocain, vivant aux Etats-Unis et enseignant le cinéma depuis 10 ans au département du film de Columbia College de Chicago. Un pur Boujaâdi, né il y a 40 ans, dont le cinéma est bourré de sensibilité, à l'image de la personne.
Hakim Belabbès a su imposer son style grâce notamment à trois courts-métrages et un documentaire, Un Nid dans la chaleur, qui a réaffirmé son talent lors de plusieurs festivals internationaux.
Efforts
Aujourd'hui, Hakim fait la navette entre les Etats-Unis et le Maroc pour mettre les touches finales à son premier long-métrage, dont le titre provisoire est Le Four. Le réalisateur assure que le montage image est fini, et que le mixage du son est en plein chantier. C'est surtout pour la musique que Hakim redouble d'efforts. En effet, Randy Weston, célèbre pianiste, connu d'ailleurs pour sa collaboration avec les Gnaouas, devrait participer à la bande originale. Idem pour le Tunisien Dafer Youssef, qui devait introduire l'élément du ‘oud (luth). Pour l'instant, la BO est assurée par des musiciens professionnels marocains, à qui Hakim fait 100% confiance.
Le Four est un long métrage de fiction de 90 minutes avec «six histoires qui s'entrelacent pour former une même histoire». Il a été tourné en 35 millimètres avec plusieurs acteurs professionnels et d'autres habitants de Boujaâd jouant leur propre rôle.
Une copie du Four devrait être prête pour le 27 mars, afin d'être déposée à Cannes. L'autre objectif de Hakim est de tenter de décrocher le fonds d'aide pour la post-production, qu'il n'avait pas eu sur scénario. Belabbès affirme avoir énormément appris de son expérience du documentaire. «Une expérience très forte qui m'a permis d'être moins arrogant quand j'écris» commente-t-il avec malice. «Le documentaire vous apprend à être patient, à capter avec votre caméra des vérités qu'on ne peut pas écrire».
Pour son prochain film, il change de cap. «J'ai envie de faire un film qui sera écrit par quelqu'un d'autre et concentré sur un seul personnage. L'idéal serait une interprétation des 1001 nuits, de préférence sur une histoire d'amour impossible» avoue-t-il. Une chose est sûre: Hakim Belabbès fera prochainement parler
de lui.
Parution de "Pourquoi moi?" , de Omar Raddad
Une excellente question
Cela fait déjà un moment que le nouveau livre de Omar Raddad fait du bruit en France, dans des passages médiatiques très remarqués.
Pourquoi moi?, paru aux éditions le Seuil, est le titre de l'ouvrage que vient de publier Omar Raddad, le jardinier marocain condamné en 1994 à 18 ans de réclusion criminelle, puis libéré en septembre 1998 après avoir bénéficié d'une grâce présidentielle en 1996.
Raddad livre la description minutieuse "d'une machine judiciaire qui dérape", dans une enquête bâclée qui lui a valu une célébrité non voulue et des années de sa vie derrière les barreaux.
Souvenez-vous, le jardinier marocain avait été inculpé à cause de la fameuse phrase "Omar m'a tuer", pour le meurtre de Ghislaine Marshall, puis condamné par la cour d'assises de Nice sur les seules supputations d'un graphologue. Omar Raddad réaffirme sa détermination à continuer le combat pour que soit reconnue son innocence.
"J'ai décidé d'écrire ce livre pour mes enfants et pour raconter ma vie depuis mes premiers pas dans le village de Béni Oulichek Bentayb, près de la ville de Nador, jusqu'à aujourd'hui", a-t-il confié au mensuel Afrique magazine. "C'est aussi pour les gens qui me regardent dans la rue et qui m'encouragent à aller jusqu'au bout que j'écris ce livre", a-t-il ajouté. Né le 1er juillet 1962 près de Talouine, au Maroc, Omar Raddad est marié et père de deux enfants. Il vit aujourd'hui à Toulon. Dans son réquisitoire, le 17 octobre 2002 devant la chambre criminelle de la cour de cassation, l'avocat général, Laurent Davenas, avait jugé que les expertises qui avaient motivé la saisie de la cour de révision n'étaient pas de nature à faire naître un doute sur la culpabilité de Omar Raddad.
Dans cet ouvrage, sa version est confortée par les contre-preuves apportées par les tests ADN. L'avocat général avait qualifié les expertises sur l'inscription "Omar m'a tuer" de "salmigondis d'expertises privées aux affirmations approximatives, contradictoires ou erronées mais toujours péremptoires".
Le jardinier marocain devrait affronter le dernier obstacle juridique de la reconnaissance de son innocence, à savoir la Cour européenne des droits de l'Homme. Il est confiant: "Je suis certain qu'elle va me donner raison".
Premier festival des musiques populaires et nomades à Agadir
Baptême du feu
• Un groupe Ahouache.
Première édition ambitieuse pour le Festival d'Agadir des «Musiques Populaires et Nomades». L'initiative est à mettre à l'actif du Conseil Régional de Souss, Massa, Draa et la Wilaya de la Région, qui voulaient, à travers une manifestation culturelle de qualité, mettre en valeur les patrimoines culturels, musicaux et artistiques de la Région, ainsi que les apports venant du Sud marocain, de Mauritanie et du Mali. Le tout agrémenté d'une touche occidentale, avec une représentation de plusieurs styles, notamment de jazz et de blues, par des formations étrangères.
Parade
Ainsi, les artistes participant à cette manifestation ont été choisis selon des critères très sélectifs "qui ne laissent aucune prise à la banalisation folklorique".
Le 10 avril, le festival sera inauguré par une parade qui traversera la ville et à laquelle participeront 450 musiciens et artistes. On annonce ainsi Ahwach du Souss, de l'Anti-Atlas et du Haut-Atlas, des formations de R'ways des musiciens autochtones de la nouvelle vague, les Ganga de la région et, enfin, des groupes d'acrobates musiciens, les Oulad Sidi H'mad Ou Moussa. Du côté des chants, de la poésie chantée et des danses arabes, hassanies et nomades, des troupes venues de la Région, du Sud marocain, de Mauritanie et du Mali nous feront découvrir leur art. Comme annoncé, une partie rencontre et fusion verra la participation de musiciens et de groupes de Jazz et de Blues qui se produiront avec les musiciens autochtones et nomades.
Une première: des spectacles de rue animés par des artistes européens et marocains de la région se produiront à travers toute la ville d'Agadir.
Espace
A côté de la musique, des animations, des conférences, des projections de films, des expositions et des ateliers pour enfants dans différents espaces de la ville, notamment le «Village du Festival», place al Wahda et ses alentours, qui verra l'aménagement d'une scène pour les concerts et d'un campement nomade et saharien où se produiront des spectacles traditionnels.
Le Théâtre Municipal en forme d'amphithéâtre à l'ancienne est également retenu pour divers concerts et spectacles. Les organisateurs annoncent aussi un grand spectacle en guise de final qui sera suivi sur scène du concert de clôture. Les organisateurs, parlons-en justement, sont la société Ethno Concept, encadrée par l'anthropologue Abdelhafid Chlyeh. Edition ambitieuse, nous disions donc, du 10 au 13 avril 2003, qui promet richesse et diversité.
10ème édition du festival international d'art vidéo
Dialogue par l'image
Non seulement le festival international d'art vidéo de Casablanca est le seul événement marocain réservé à cet art de l'image, mais en plus, ses organisateurs peuvent se vanter d'avoir pu et su lui donner une envergure internationale, attirer les jeunes de plusieurs pays et en faire une manifestation attendue par nos jeunes créateurs. Cette année, la 10ème édition de ce festival est organisée du 12 au 16 mars, comme d'habitude, par la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines Ben M'sick, de Casablanca.
Cette édition se donne comme ambition de promouvoir la création vidéo au Maroc et de créer un espace de rencontre et de dialogue entre jeunes créateurs et artistes professionnels. Des artistes vidéo de plusieurs pays seront présents. Les participants viendront de France, d'Espagne, d'Italie, d'Allemagne, du Canada, de Chine, du Chili, et, naturellemnt, du Maroc.
Des projections, des performances, des ateliers de formation et un colloque autour du thème "l'interactivité en question" seront aussi au programme. Des installations vidéos et multimédia interactives seront exposées à l'institut français de Casablanca du 12 au 16 mars 2003 et à la Villa des arts, du 13 mars au 3 avril 2003. Rappelons que le festival international d'art vidéo a vu le jour en décembre 1993, grâce à trois personnes: Abdelmajid Seddati, Béatrice Bertrand et Marc Mercier. Le premier avait inauguré en 1991 le premier Atelier Vidéo à la Faculté des Lettres de Ben M'Sick dans lequel il initiera les étudiants aux techniques de la caméra, du reportage, de l'analyse, etc. La seconde est ex-Animatrice Culturelle au sein de la même Faculté et proposa l'encadrement de l'Atelier par un professionnel pour former de véritables vidéastes. L'atelier avait d'ailleurs été rebaptisé «Atelier de Recherche Vidéo». Le troisième est Directeur du Festival Instants de Manosque, et a collaboré avec les responsables de la Faculté de Ben M'Sick durant plusieurs années pour sensibiliser les étudiants marocains à ce qu'il qualifie de «Poésie électronique».
L'enthousiasme et la volonté de ces trois mousquetaires de l'art vidéo, et leur engagement pour que le FAV devienne un véritable carrefour pour les artistes vidéo du Maroc et du monde, donne aujourd'hui ses fruits. C'est ce même enthousiasme que l'on rencontrera à partir du 12 mars avec, en plus, une exigence de qualité dont on redemande.
• Soirée
Une soirée poétique et musicale aura lieu, le 8 mars courant à Marrakech, à l'occasion de la Journée mondiale de la Femme.
Le programme de cette soirée prévoit des lectures poétiques et l'interprétation d'œuvres musicales par de jeunes artistes. Le public aura également l'occasion d'apprécier les prestations du luthiste Omar Tantaoui, du compositeur Abdelhamid Ben Brahim et de la chanteuse algérienne Wahiba Mehdi, invitée d'honneur de la soirée.
• Concours
L'Association "Pour une Université à Safi" organise la 5ème édition du Concours de la nouvelle sous le thème "Auteurs inaperçus du Maghreb".
Les candidatures doivent parvenir, avant fin mai prochain, au siège de l'Association (B.P 402, Safi Principal), accompagnées de deux textes en arabe, en français ou en amazigh. Les prix seront décernés aux vainqueurs lors d'une cérémonie prévue début Juillet à Safi.
• Photographie
Une exposition de photographies de la grande actrice d'origine allemande Marlène Dietrich, à la voix rauque et sensuelle, a lieu au centre culturel Agdal-Riad à Rabat. Née en 1901 à Berlin, Marlène Dietrich avait tourné avec les plus grands noms du cinéma. Après sa révélation dans L'ange bleu, de Joseph Von Stemberg en 1930, elle a été dirigée par Ernst Lubitsch, par Orson Welles et Alfred Hitchcock.
• Poésie
Sous le signe "Palestine, l'amour et la liberté", un concours régional de poésie sera organisé au profit des jeunes talents de moins de 30 ans par l'association Espaces pour le développement et la culture de Tanger. Les poètes en herbe intéressés doivent faire parvenir leurs contributions artistiques, accompagnées d'une photocopie de la carte d'identité, de la carte d'étudiant et de leur CV, au plus tard le 10 mars prochain au siège de l'association sis Boulevard Uruguay à Tanger, indique l'association dans un communiqué.
• Patrimoine
Le Centre d'études et de recherches alaouites organise jusqu'au 14 mars à Erfoud une exposition des photographies du patrimoine de Tafilalet.
Cette exposition comporte des photos du site archéologique de Sijilmassa, capitale des routes caravanières médiévales, des monuments religieux (zaouias, mosquées, mausolés) et autres.
• Presse
Le Monde devrait sortir à Casablanca à partir du 14 avril prochain. Le quotidien français, qui sera de ce fait disponible au Maroc au même moment qu'en France, verra également son prix baisser à 5 dh l'exemplaire, selon certaines sources.
• Festival
La sixième édition du festival national de l'art du madih et samâ'a se tiendra du 6 au 8 mars à Fès sous le thème "pour une communication permanente au service du patrimoine". Au programme: un récital des élèves du conservatoire Cherratine du madih et samâ'a et un concours de chants et touboue (modes et rythmes) ainsi que des concerts des troupes de Safi, d'Azemmour et de Rabat. Une conférence sur les fondements musicaux dans le madih et samâ'a, des récitals de l'ensemble Imam Boussiri de Fès et une cérémonie de distribution de prix, figurent également au programme de ce Festival.
• Distinction
Le Maroc a remporté deux prix à la 18ème édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou, au Burkina Faso. Une Mention spéciale dans la catégorie des courts métrages a été attribuée au film Le Silence violé, de Mohamed Ahmed Bensouda, alors que le Prix de la meilleure oeuvre de fiction dans la catégorie TV-Vidéo a été décerné à Tanger, le rêve des brûleurs, de Leila Kilani.
• Festival
L'Association Marocaine des Créatrices Contemporaines (AMCC) organise, jusqu'au 16 mars à Asilah, son premier festival, qui s'ouvrira par le vernissage d'une exposition d'artistes femmes (6 mars), prévoit deux colloques sur les "finalités et dimensions du marathon artistique féminin" (8-9 mars) et "la problématique de la contemporanéïté dans la création artistique féminine" (12-13 mars), une soirée poétique (13 mars), deux récitals de Faten Hilal Bik (8 mars), du chanteur Mohamed Idrissi Faouzi (14 mars), un défilé de mode dédié au kaftan marocain (10 mars) et une pièce théâtrale de Saâdallah Abdellah (15 mars).
• Colloque
L'association "Alternatives, Changement et Développement" organisera, du 14 au 16 mars à Marrakech, son Université d'Hiver sous le thème "Crise du politique? Les élites interpellées". Cette manifestation culturelle est initiée en partenariat et avec le soutien de la Fondation Friederich Ebert.