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"J'agis pour les démunis"
Publié dans MarocHebdo le 22 - 10 - 2004

Entretien avec Khalid El Quandili, président de l'Association Sport Insertion Jeunes
Khalid El Quandili est un exemple, un modèle. Outre le fait d'être Président de l'association Sport Insertion Jeunes, de nombreuses activités ont jalonné son parcours, dont des programmes télévisés en direction des MRE. Il rédige actuellement une étude pour le ministère de la Défense français et travaille sur deux projets marocains. Rencontre….
Propos receuillis par
• Khalid El Quandili.
• Maroc Hebdo International: Pouvez-vous nous raconter votre parcours ?
- Khalid El Quandili: Je suis né à Yacoub El Mansour, à Rabat en 1961, d'une mère Doukkalia et d'un père Sahraoui. J'ai grandi en région parisienne dans le bidonville de Nanterre. J'ai découvert le karaté à douze ans. Faute de moyens, j'ai dû m'entraîner seul en répétant chez moi les mouvements observés dans une salle voisine. En 1978, le kick Boxing vient de faire son apparition en France. J'ai participé à un tournoi libre que j'ai remporté et à partir de là ma carrière sportive a débuté. J'ai été plusieurs fois champion de France, d'Europe et enfin du Monde de 1986 à 1992.
Puis en 1984, j'ai créé l'association "Sport Insertion Jeunes". Mes titres et mon engagement social m'ont permis d'être écouté au plus haut niveau. Je fus découvert par le grand public après un reportage diffusé sur France 2, « Envoyé spécial », en 1991. Dans ce film, les journalistes avaient suivi mes différentes activités, ainsi que celles de l'école polytechnique. J'ai été par la suite contacté par le ministre de la ville et ensuite par François Mitterrand. Le Président de la République a assisté en 1992 à la Nuit des Trophées de l'Insertion qui récompense des acteurs de la société civile oeuvrant dans l'ombre, dans les quartiers dits difficiles.
• MHI: Vous avez eu différentes missions gouvernementales, pouvez-vous nous les rappeler ?
- Khalid El Quandili: J'ai été le plus jeune et le premier membre issu de l'immigration au Conseil Economique et Social; j'ai été membre de plusieurs commissions ministérielles. En 1996, on m'a proposé de devenir le premier préfet "Beur" et j'ai refusé car j'avais d'autres projets. En juillet 2002, Madame Michelle Alliot-Marie, ministre de la Défense, me demanda de la rejoindre pour m'occuper auprès d'elle du volet jeunesse et citoyenneté, afin de permettre une meilleure intégration sociale des jeunes dans les armées. J'ai mis en place un dispositif original qui permet cela.
Mon travail a été salué par tous lors de son lancement en présence des plus hautes autorités civile, et militaires dont le chef d'état major des armées et le directeur général de la gendarmerie. Le Premier ministre, monsieur Raffarin, a repris à l'occasion d'un comité interministériel à l'intégration, en avril 2003, mon dispositif dans son intégralité comme une proposition exemplaire en faveur du social. J'ai été reçu ensuite en compagnie des principaux acteurs de cette action dont quatre jeunes Marocains à Matignon. Le ministère de la Défense via la fondation de recherches stratégiques vient de me confier une étude sur la perception des armées par les jeunes issus de l'immigration.
• MHI: Quel sont vos liens avec le Maroc, on se souvient tous de votre rencontre avec feu Sa Majesté Hassan II devant les cameras de l'émission « Sacrée soirée »?
- Khalid El Quandili: Cette rencontre restera gravée à jamais dans ma mémoire. Feu Sa Majesté, paix à son âme, nous avait reçus dans un cadre familial en présence des Princes et des Princesses, ainsi que de ses petits enfants. C'était quelque chose d'unique. Cela me prouva l'intérêt qu'il portait à ses enfants issus de l'immigration.
En lui remettant un sabre japonais symbole de ma discipline et de ma combativité pour défendre mes racines, il m'avait demandé de continuer mon action au-delà des frontières françaises et je lui avais promis de le faire. Quant à mes liens avec le Maroc, ils remontent à ma rencontre avec Sa Majesté lorsqu'il était Prince Héritier en 1988. Il fut le premier à m'avoir encouragé à développer mes activités sociales et sportives au Maroc. Il me permit de remettre en jeu mon titre de champion du Monde professionnel en mai 89 à Rabat devant 12 000 personnes et cela donna naissance à la fédération Royale Marocaine de kick-boxing.
La fédération m'a proposé d'organiser mon jubilé en 2005, pour un hommage à mon action sportive et fêter les 20 ans de mon premier titre de champion du monde amateur. Cela sera pour moi un grand honneur et je remercie le président, monsieur El Hillali, d'avoir eu cette pensée pour moi.
• MHI: Vous avez organisé différentes manifestations en faveurs du Maroc, quel bilan en tirez-vous ?
- Khalid El Quandili: En 1993 et 1994, j'ai organisé Les Trophées de l'Immigration à Rabat. Cela a permis de découvrir des talents tel que Adil Belgaïd, Abdelatif BENAZY, Jamal Debbouze ou Hicham Arazzi Depuis 1997, je soutiens l'action exemplaire de Son Altesse Royale Lalla Meryem dans le cadre de l'Observatoire National des Droits de l'Enfant. Elle me chargea par la suite de la représenter en Europe pour développer des actions pour l'enfance marocaine. Dans ce cadre, j'ai installé en 1999 le premier équipement multisports dans un quartier populaire à Takkadoum à Rabat. En octobre 1999, j'ai rassemblé 20.000 personnes à Bercy pour rendre hommage aux anciens combattants marocains et aux associations qui agissent en direction des plus démunis en France et au Maroc.
Cette soirée fut placée sous le double patronage de Sa Majesté Mohammed VI et du Président Chirac. Voilà pour ne citer que quelques actions. Sans oublier que j'ai lancé avec le concours de la fondation Hassan II en novembre 1993 la première émission mensuelle sur les RME, Atlas Magazine. A la suite d'un changement à la tête de la fondation et au bout de 10 numéros tout c'est arrêté. J'ai créé un nouveau programme en août 98, « Canal Atlas », 2 heures d'émissions par semaine produites sans aucune aide. Cela m'a coûté beaucoup d'argent et je ne le regrette pas.
• MHI: Avez vous des projets d'avenir?
- Khalid El Quandili: Plusieurs, mais il y en a deux qui me tiennent à cœur : l'organisation d'une Nuit des Trophées de l'immigration, à l'occasion des 20 ans de l'association Sport Insertion Jeunes, à l'image de celles organisées sous le haut patronage de feu Sa Majesté Hassan II en 93 et 94, ainsi que le lancement en 2005 d'un journal sur le Maroc vu de l'étranger. Il traitera des amis du Maroc, des MRE, du tourisme et de l'économie.
J'ai pu constituer mon tour de table afin de permettre l'existence de ce média sur une année.
Cela permettra durant cette période de le crédibiliser auprès des lecteurs et des futurs annonceurs. La rédaction sera composée de grandes signatures marocaines et étrangères. Le rédacteur en chef est un « très grand monsieur » des médias français qui m'a fait l'honneur d'accepter de nous rejoindre. Je m'excuse de ne pas en dire plus car je préfère réserver cela à la sortie du premier numéro. J'ai toujours agi par conviction vis-à-vis de mon pays, c'est une autre manière de continuer à le valoriser et à défendre les valeurs que nous ont enseignées nos parents.