Jamal Sellami nouvel entraîneur du Raja    Mercure est passée devant le soleil ce lundi    La DGAPR : Les mesures disciplinaires prises à l'encontre de détenus du hirak remplissent toutes les conditions juridiques    Casablanca: Commémoration du 101è anniversaire de la fin de la première guerre mondiale    Transport routier : le ministère poursuit ses consultations    Le Maroc continuera à soutenir le développement de la Libye, promet El Othmani    Tribune libre : Le marchand de bons mots    CEA : Peut-il y avoir une intégration africaine sans intégration maghrébine ?    L'agriculture bio au centre des débats à Marrakech    Paiement mobile: Comment protéger ses données ?    Cisjordanie : La commémoration du décès de Yasser Arafat vire au drame    « Ach Waqe3 » : l'actualité décryptée par Jamal Berraoui    L'ex-numéro 2 de la FIFA contre-attaque devant la justice européenne    Ifrane, ville la plus froide pour demain mardi    Le Maroc à l'honneur du festival des villes anciennes à Chenguit    Né dans la rue, une bavure inadmissible !    El Otmani interpellé sur le financement de l'économie et les catégories vulnérables    L'UE annonce la lutte contre la fraude à la TVA    Angleterre: Liverpool coule City et s'envole en tête    Experts de l'ONU : Les conditions de détention «brutales» auraient entraîné la mort de Morsi    Chili: Le gouvernement accepte de changer de Constitution    Pédocriminalité dans l'Eglise: Les évêques de France votent pour une indemnisation des victimes mineures    Raja : Patrice Carteron out !    Hong Kong paralysé par le mouvement pro-démocratie, un manifestant blessé à balle réelle    Comment le foncier public est mobilisé ?    Hyundai Heavy Industries perd son distributeur au Maroc    Botola: Première défaite de la saison pour le WAC    Le marocain Youssef El Azzouzi sacré meilleur inventeur arabe    Coupe du Trône : La FRMF obtient l'autorisation d'utiliser la VAR    Le Maroc se déplace à Clermont-Ferrand... et pas pour le football !    Le réalisateur Costa Gavras sera bientôt au Maroc...et vous pouvez le rencontrer !    Le zoo de Rabat se dote d'un vivarium    Bayt Dakira, la mémoire juive d'Essaouira    Radio SNRT de Dakhla, un joyau régional d'informations    Aya Nakamura : Ma fille ne connaît pas mon métier    S.A.R la Princesse Lalla Meryem préside un dîner offert par S.M le Roi en l'honneur d'Ivanka Trump    Premier League : Derrière Liverpool-City, des chocs à tous les étages    Ligue Europa : Manchester United et Séville qualifiés, la Lazio en danger    Le bruit augmenterait le risque d'AVC    Les films à voir absolument une fois dans sa vie    Le régime trop sévère de Céline Dion    Leonardo DiCaprio : Greta Thunberg est un leader de notre temps    Menu copieux pour le 12ème Forum MEDays    L'initiative marocaine pour l'autonomie au cœur d'une réunion de la Chambre des représentants    Gestion du patrimoine culturel : Un atelier national à Rabat    La voie ferrée à Agadir, un bonheur!    Tajeddine El Husseini : "Le Maroc est passé d'une logique défensive à une stratégie offensive"    Discours de SM le Roi à l'occasion du 44e anniversaire de la Marche verte    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





La flambée du prix du sucre à l'international se répercute sur
le marché marocain. Pour éviter la pénurie, le gouvernement suspend les droits de douane sur l'importation. Le sucre de plus en plus amer
Publié dans MarocHebdo le 17 - 03 - 2006

La flambée du prix du sucre à l'international se répercute sur
le marché marocain. Pour éviter la pénurie, le gouvernement suspend les droits de douane sur l'importation.
Le sucre de plus en plus amer
Une chaîne de production à la Cosumar.
La baisse de la production de sucre en morceaux qui a bouleversé le marché marocain depuis janvier 2006 n'a plus à inquiéter la ménagère et les gérants de cafés. Le groupe agroalimentaire Cosumar et ses quatre filiales (Suta, Sucrafor, Sunabel et Surac) rassurent: Le marché est sur le point d'être normalement réapprovisionné. La production de sucre en morceaux, qui s'élève normalement à 1.700 tonnes par mois, a baissé de 500 tonnes durant la première quinzaine de janvier 2006. Selon Mohammed Fikrat, Président du groupe Cosumar, deux facteurs ont participé à cette baisse, à savoir l'entretien de l'une des deux machines de production (celle de la sucrerie Surac dans le Gharb) et les pluies, qui ont retardé la campagne de canne à sucre dans la région.
Cependant, ce semblant de pénurie serait également lié à la flambée du prix de sucre sur le marché international. Une augmentation de plus de 250 dollars par tonne à partir de novembre 2005. Par ailleurs, la Cosumar, filiale de l'ONA, estime l'impact des cours du pétrole sur la hausse des facteurs de production de ses sucreries à 300 millions de DH supplémentaires par an.
Le gouvernement n'a pas eu d'autre choix que d'opter pour la suspension de la tarification douanière pour conserver le niveau du prix cible de 4.700 DH la tonne, quel que soit le cours sur le marché international. L'objectif est de protéger la production nationale et d'assurer des revenus aux 80.000 agriculteurs qui vivent de ce produit. L'Etat n'augmente donc pas le prix du sucre, supportant ainsi le poids de la hausse. La crainte de mettre en péril les différentes sucreries du pays y est également pour quelque chose. Cette situation se répercutera certainement sur le niveau de la contribution budgétaire pour le financement de la subvention du prix à la consommation du sucre local. La consommation des Marocains en sucre atteint 1,10 million de tonnes par an. 46% de cette quantité sont couverts par la production des sucreries nationales. 54% proviennent des importations de sucre brut raffiné. Le Maroc importe principalement du Brésil, de la Thaïlande, de l'Australie et de l'Afrique du Sud. La superficie exploitée est de 90.000 hectares, plantée en betterave et canne à sucre. Elle est répartie sur 5 régions de production: Gharb, Loukos, Doukkala,Tadla et Moulouya. Quant aux unités de production, elles se présentent en 6 sucreries de brut, 7 sucreries de blanc et 2 raffineries. Avec 1.700 tonnes par mois, le sucre en morceaux représente la plus faible consommation, derrière le lingot (8%), le pain de sucre et le granulé (45% chacun).
Cosumar, qui a le monopole du marché sucrier depuis août 2005, avec le rachat de quatre sucreries publiques, a beau rassurer, la situation semble complexe à long terme et nécessite un véritable plan d'action. L'entreprise projette d'investir 1,6 milliard de DH dans les cinq prochaines années. En tout cas, ce n'est pas le manque de sucre en morceaux qui dérange. Les consommateurs peuvent toujours se rabattre sur le granulé, le lingot ou même le pain de sucre. Le plus grave serait de manquer de sucre.