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La flambée du prix du sucre à l'international se répercute sur
le marché marocain. Pour éviter la pénurie, le gouvernement suspend les droits de douane sur l'importation. Le sucre de plus en plus amer
Publié dans MarocHebdo le 17 - 03 - 2006

La flambée du prix du sucre à l'international se répercute sur
le marché marocain. Pour éviter la pénurie, le gouvernement suspend les droits de douane sur l'importation.
Le sucre de plus en plus amer
Une chaîne de production à la Cosumar.
La baisse de la production de sucre en morceaux qui a bouleversé le marché marocain depuis janvier 2006 n'a plus à inquiéter la ménagère et les gérants de cafés. Le groupe agroalimentaire Cosumar et ses quatre filiales (Suta, Sucrafor, Sunabel et Surac) rassurent: Le marché est sur le point d'être normalement réapprovisionné. La production de sucre en morceaux, qui s'élève normalement à 1.700 tonnes par mois, a baissé de 500 tonnes durant la première quinzaine de janvier 2006. Selon Mohammed Fikrat, Président du groupe Cosumar, deux facteurs ont participé à cette baisse, à savoir l'entretien de l'une des deux machines de production (celle de la sucrerie Surac dans le Gharb) et les pluies, qui ont retardé la campagne de canne à sucre dans la région.
Cependant, ce semblant de pénurie serait également lié à la flambée du prix de sucre sur le marché international. Une augmentation de plus de 250 dollars par tonne à partir de novembre 2005. Par ailleurs, la Cosumar, filiale de l'ONA, estime l'impact des cours du pétrole sur la hausse des facteurs de production de ses sucreries à 300 millions de DH supplémentaires par an.
Le gouvernement n'a pas eu d'autre choix que d'opter pour la suspension de la tarification douanière pour conserver le niveau du prix cible de 4.700 DH la tonne, quel que soit le cours sur le marché international. L'objectif est de protéger la production nationale et d'assurer des revenus aux 80.000 agriculteurs qui vivent de ce produit. L'Etat n'augmente donc pas le prix du sucre, supportant ainsi le poids de la hausse. La crainte de mettre en péril les différentes sucreries du pays y est également pour quelque chose. Cette situation se répercutera certainement sur le niveau de la contribution budgétaire pour le financement de la subvention du prix à la consommation du sucre local. La consommation des Marocains en sucre atteint 1,10 million de tonnes par an. 46% de cette quantité sont couverts par la production des sucreries nationales. 54% proviennent des importations de sucre brut raffiné. Le Maroc importe principalement du Brésil, de la Thaïlande, de l'Australie et de l'Afrique du Sud. La superficie exploitée est de 90.000 hectares, plantée en betterave et canne à sucre. Elle est répartie sur 5 régions de production: Gharb, Loukos, Doukkala,Tadla et Moulouya. Quant aux unités de production, elles se présentent en 6 sucreries de brut, 7 sucreries de blanc et 2 raffineries. Avec 1.700 tonnes par mois, le sucre en morceaux représente la plus faible consommation, derrière le lingot (8%), le pain de sucre et le granulé (45% chacun).
Cosumar, qui a le monopole du marché sucrier depuis août 2005, avec le rachat de quatre sucreries publiques, a beau rassurer, la situation semble complexe à long terme et nécessite un véritable plan d'action. L'entreprise projette d'investir 1,6 milliard de DH dans les cinq prochaines années. En tout cas, ce n'est pas le manque de sucre en morceaux qui dérange. Les consommateurs peuvent toujours se rabattre sur le granulé, le lingot ou même le pain de sucre. Le plus grave serait de manquer de sucre.