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•Verdict du procès Abdelkader Belliraj et co-accusés Point de clémence
Publié dans MarocHebdo le 31 - 07 - 2009

•Verdict du procès Abdelkader Belliraj et co-accusés
Point de clémence
Le juge Abdelaziz Benchekroun n'y est pas allé de main morte dans les condamnations des 35 prévenus de la cellule Belliraj. Le principal accusé a écopé de la réclusion à perpétuité.
Abdelkader Belliraj. La perpétuité pour le Maroco-Belge.
Près d'un an et demi après son démantèlement, le verdict est finalement tombé dans l'affaire du réseau Belliraj, dans la matinée du mardi 28 juillet 2009 au tribunal anti-terroriste de Salé, à l'issue d'un après-midi et une nuit entière de délibérations. Le dénouement de ce feuilleton judiciaire, ouvert en octobre 2008 (soit plus de 10 mois d'instruction par le juge Abdelkader Chentouf), a vraisemblablement été difficile, tant ce dossier était délicat et sensible.
Et le moins que l'on puisse dire, c'est que le juge Abdelaziz Benchekroun n'y est pas allé de main morte dans les condamnations des 35 prévenus. A leur tête, Abdelkader Belliraj, 50 ans, chef présumé de la cellule extrémiste islamiste démantelée en février 2008, a écopé de la réclusion à perpétuité. Le Maroco-Belge, arrêté le 18 février 2008 et contre lequel le Parquet avait requis la peine capitale, a été reconnu coupable d'«atteinte à la sûreté intérieure de l'Etat et meurtre avec préméditation», «constitution d'une bande criminelle en vue de préparer et commettre des actes terroristes dans le cadre d'une entreprise collective visant à porter gravement atteinte à l'ordre public, par l'intimidation, la violence et la terreur», «tentative d'homicide volontaire avec préméditation», «vol qualifié et tentative de vol qualifié» et «détention illégale d'armes et d'explosifs».
La Cour ne s'est pas montrée davantage clémente envers les 34 autres accusés, qui se sont vu infliger des peines allant jusqu'à 30 ans de prison ferme. Ainsi, Mohamed El Yousfi, Redouane Khalidi, Abdessamad Bennouh, Abdellah Remache, Jamal El Bay, Hossein Brighach et Abdellatif Bekhti ont été condamnés à 30 ans de prison ferme chacun.
Sévérité
Mustapha Mouatassim, secrétaire général, et Mohamed Amine Regala, président du conseil national du parti Al Badil Al Hadari (Alternative civilisationnelle), dissout par décret gouvernemental au même mois de février 2008, ainsi que Mohamed Merouani, président fondateur du parti non autorisé de la Oumma, ont pour leur part écopé de 25 ans de prison ferme chacun. Alaa Badella Ma-El Ainin, membre du Parti de la Justice et du Développement et Abdelhafid Sriti, correspondant au Maroc de la chaîne de télévision du Hezbollah libanais Al Manar ont été condamnés quant à eux à 20 ans de réclusion ferme. Les autres accusés ont écopé des peines de 15, 10, 8, 6, 5, 3 et 2 ans de prison ferme, tandis que Ali Saïdi et Mohamed Abrouk, qui se trouvaient liberté provisoire, ont été condamnés à un an de prison avec sursis.
Les familles et proches des accusés, qui ont tenu un sit-in devant le Tribunal durant les délibérations, ainsi que les avocats de la défense, dont ceux des six accusés dits “politiques”, parmi lesquels les médiatiques Mustapha Ramid, du PJD, Khalid Sefiani, Mohamed Sebbar et Abderrahmane Benaâmer, ont aussitôt annoncé qu'ils feraient appel et dénoncé la sévérité du verdict envers leurs clients, réputés «islamistes démocrates et modérés».
Un verdict qui a également fait monter au créneau certaines associations des droits de l'Homme, à l'heure où le Maroc célèbre le dixième anniversaire de l'accession au trône du Roi Mohammed VI: «Ce procès montre que le système judiciaire marocain est aux ordres. Cela n'a rien à voir avec un procès équitable», a ainsi déclaré Khadija Ryadi, présidente de l'Association marocaine des Droits de l'Homme (AMDH), la plus ancienne ONG de défense des droits humains au Maroc. D'autres acteurs associatifs n'ont pas montré leur étonnement face aux méthodes fortes des services de sécurité, qui, depuis les sanglants attentats du 16 mai 2003 à Casablanca (33 morts, 12 kamikazes tués), ont interpellé 3.000 islamistes présumés, dont un millier se trouvent toujours derrière les verrous.
Preuves
La voix des militants associatifs s'est jointe à celle du comité de défense des 35 accusés, qui depuis la prise en charge des dossiers de leurs clients, reprochent de nombreux griefs aux autorités, véritables atteintes aux droits de la défense à leurs yeux: retard de remise des PV de police, manque de preuves concrètes ou encore impossibilité d'accéder à l'ensemble des dossiers et divulgation d'informations confidentielles à la presse sur l'enquête par le ministère de l'Intérieur.
L'accusé principal, Abdelkader Belliraj, qui, depuis son arrestation, clame qu'il est bien islamiste, mais qu'il n'a jamais eu l'intention «de renverser le régime» et nie avoir contribué à faire passer des armes au Front Islamique du Salut algérien (FIS), continue à affirmer que des aveux lui ont été extorqués sous la torture. Ou encore, qu'en plus de 40 ans de vie en Belgique, «aucun policier n'est venu frapper à ma porte pour m'accuser de trafic d'armes ou d'avoir tué quelqu'un». Ce à quoi d'aucuns lui rappellent ses accointances présumées avec la Sûreté de l'Etat, les services de renseignement belges.
Quoi qu'il en soit, le département de Chakib Benmoussa maintient ses positions sur cette affaire: Belliraj serait bien l'auteur de six assassinats non élucidés commis en Belgique de 1986 à 1989 et chercherait à renverser la monarchie depuis les années 1970. En assassinant au passage des ministres du gouvernement, des officiers de haut rang et des Marocains de confession juive. Le tout financé par des braquages et autres opérations criminelles