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Najat Anwar, “ Il faut arrêter le massacre”
Publié dans MarocHebdo le 10 - 06 - 2011

ENTRETIEN. Suite aux déclarations de l'ancien ministre français, Luc Ferry, la présidente de l'Association “Touche pas à mon enfant”, Najat Anouar, a porté plainte contre X, le 3 juin 2011, auprès du tribunal de Paris.
Maroc Hebdo International: Votre association, “Touche pas à mon enfant”, poursuit l'ancien ministre français Luc Ferry. Pourquoi? Najat Anwar: Suite à la déclaration de Luc Ferry, on a décidé de déposer une plainte contre X à Marrakech et à Paris. Face à de telles déclarations, il faut aller au bout des choses pour que l'opinion publique sache, d'abord, quel est ce ministre pédophile dont parle M. Ferry, et, surtout, que justice soit rendue.
Que demandez-vous au juste? Najat Anwar: On ne peut pas taire ni camoufler une affaire aussi grave, qui porte de tels préjudices à notre pays. Il s'agit de la réputation du Maroc et d'enfants qui ont été abusés. La justice marocaine doit établir la vérité. Tout indique qu'en France, on s'achemine vers un camouflage de cette affaire. Que comptez-vous faire? Najat Anwar: On veut aller jusqu'au bout. Nous sommes déterminés à ne rien lâcher.
Quel rôle joue la justice dans ce type d'affaires? Najat Anwar: La justice marocaine a clairement pris conscience de l'ampleur de ce phénomène et, heureusement, elle applique les lois avec plus de rigueur. Mais nous devons encore faire renforcer les lois pour une plus grande protection de nos enfants. Si cette affaire s'avère vraie, le Maroc détiendrait une grosse part de responsabilité… Najat Anwar: L'insignifiance des sanctions et les arrangements accordés dans ce domaine aboutissant à la relaxe des agresseurs de nationalités étrangères sont la principale cause favorisant l'accroissement du tourisme sexuel.
En effet, le Maroc est devenu une destination de prédilection pour les pédophiles du monde entier qui exploitent la pauvreté et la précarité des familles marocaines afin d'abuser de leurs enfants. Ces touristes sont encouragés par l'indulgence des autorités et des instances judiciaires, qui cherchent à drainer davantage de devises contribuant ainsi à l'aggravation des agressions sexuelles sur les enfants. Quel est l'état des lieux de la lutte contre la pédophilie au Maroc, aujourd'hui?
Najat Anwar: Depuis que les affaires de pédo-criminalité sont de plus en plus médiatisées et que notre action a été mise en avant, nous avons pu constater que ce problème soulève beaucoup de réactions. La plupart sont très positives et nous avons eu beaucoup d'offres d'aide de la part de personnes se sentant concernées. Les mentalités commencent à évoluer, pourtant il ne faut pas nier que ce sujet est encore assez tabou.
Pensez-vous que la mobilisation soit générale au Maroc? Najat Anwar: Le Maroc en entier se lève et dit non à la pédophilie. Car nous essayons tous de protéger nos enfants contre tout pédo-criminel, autochtone ou étranger; nul n'a le droit de toucher à nos enfants et aux enfants des autres. Ce n'est pas une problématique liée seulement au tourisme sexuel ni une affaire de “linge sale à laver en famille”, mais un phénomène tragique qui s'amplifie de jour en jour, c'est pour cela que nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour le combattre. Le pédophile local doit être empêché de nuire et le pédophile étranger empêché d'accéder à notre pays ou du moins découragé par une batterie de mesures répressives.