Solidarité d'un autre genre : Le WAC n'oublie pas ses enfants    Coupe du Trône : Quarts de finale « retour »    OCS-FUS : 0-0 (0-1) : Le FUS mérite sa qualification    Yémen: L'ex-« Arabie heureuse » va-t-elle subir les affres d'une douloureuse partition    Tunisie: Les opposants aux islamistes de nouveau en ordre dispersé pour les élections    Voix de paix et de justice : Le Maroc, salué à Londres    PLF 2015 : TVA : Une taxe entrave    14ème édition du FIFM : Une copie qui s'inscrit dans l'excellence avec le choix d'Isabelle Huppert à la tête du jury    «Maroc-Afrique :Les défis du développement» : Thème du 5ème festival d'Erfoud    Portrait : Lmafaddel El Jaïdi, tisserand et écrivain    Nos meilleurs vœux    Inauguration du Centre de Football du DHJ Entière satisfaction de la délégation Montpellièrainne et de la FRMF    SM le Roi pose la première pierre du Centre de recherche, de développement et d'innovation en sciences de l'Ingénieur du Grand Casablanca    Maroc - France / Tourisme : Mohamed Hassad :Paris doit «réparer une injustice» après son appel à la vigilance    Abdellatif Hammouchi et plusieurs membres de la DGST décorés    Par souci de "transparence" et de "respect" envers les salariés et les clients : Une charte de déontologie pour les centres d'appels    Le 1er Moharram dimanche 26 octobre    Grève du 29 octobre: le gouvernement promet d'être intransigeant    3ème et dernière étape du circuit Morocco Royal Tour / Sharbatly dans les foulées d'Abdelkebir    Restauration rapide : les Marocains friands des bars à salades    L'opposition se retire des travaux de la Commission parlementaire de l'Intérieur    La stabilité politique et la sécurité, facteurs de réussite des programmes de soutien au Maroc    Hassan Baraka: "La traversée du golfe d'Aqaba a été des plus difficiles"    Périlleuses sorties du KACM et du Raja à Rabat et Agadir    Divers Economie    L'industrie africaine à l'honneur à Casablanca    Yacine Fall : El Jadida peut servir de véritable plate-forme pour desservir l'Afrique    James, moins en pointe pour mieux percer    La perte d'influence de l'Europe    Signature de deux conventions en faveur du secteur agricole    Bono ne quittera pas ses lunettes pour cause de glaucome    Mobilisation pour la promotion de l'école    Les Kurdes acceptent le renfort de soldats de l'ASL à Kobani    Insolite    Driss Lachguar : La patience à toute épreuve des Marocains est justifiée par l'amour qu'ils vouent à leur pays    Les stars qui ont perdu de l'argent ou qui ont fait faillite : Nicolas Cage    Narrimane Yamna Faqir primée festival du film arabe de Fameck-Val de Fensch    Un nouvel album de Chimène Badi pour la fin 2014    Soutien de l'UE: Vers plus de dignité pour les détenus marocains    Enseignement supérieur : Daoudi dévoile sa vision pour la réforme du secteur    Vincent Castel: 2,3 milliards de dollars investis aujourd'hui au Maroc    Soins médicaux/CNSS : deux projets de décret adoptés    L'industrie du Viagra menace la baie de Dakhla    Father and Son    Films à l'affiche au cinéma, semaine du 24 au 31 octobre 2014    L'hommage Espagnol à Hammouchi, une gifle pour Paris    Relation-client : Les centres d'appels ont désormais leur charte de déontologie et de responsabilité sociale    Laâyoune : Les droits de l'Homme débattus par les associations    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.




Vos amis recommandent

Driss Dahak, le magistrat écolo
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 25 - 01 - 2012

Driss Dahak se retrouve à la tête du Secrétariat général du gouvernement. Ce département est pour l'essentiel de sa mission le filtre juridique des projets de textes gouverne-mentaux. C'est donc par ce Monsieur que passeraient les différents textes de loi.
Le secrétaire général actuel du gouvernement Benkirane est le même que celui du gouvernement El Fassi. La nomination de Driss Dahak est loin de susciter une quelconque indignation, pas un émoi de déception. Si cela témoigne d'une chose, c'est bien que ce successeur de Feu Abdessadek Rabiî est à sa bonne place. Son cursus académique en témoigne au même titre qu'une carrière judiciaire éloquente aux niveaux national, arabe et international. M. Dahak a été nommé secrétaire général du gouvernement El Fassi en remplacement de Abdessadek Rabiî décédé le 12 août 2008. Ayant fait ses preuves, il a été reconduit dans son poste le 3 janvier 2012 lors de la formation du gouvernement Benkirane. Ce haut commis de l'Etat marocain est réputé pour son humilité, son expérience et sa sagesse qui ont fait de lui un acteur clé dans la législation du Maroc moderne. Un monde qui lui est tout sauf méconnu. Ce natif de Ksar El Kébir et père de 3 enfants, a été premier magistrat du Royaume. Il faut dire qu'il avait les atouts pour cela. M. Dahak est docteur en droit de l'Université de Nice, licencié de l'Université de Bagdad, titulaire de diplômes supérieurs de droit aérien, maritime et des assurances de l'Université de Bruxelles. Si l'on se base sur le long curriculum vitae de ce juriste, on en déduirait une évidence : le secrétaire général du gouvernement Benkirane est branché Vert. Preuve à l'appui, il est membre expert auprès des Nations Unies en matière de droit maritime et d'environnement. Ce n'est pas tout, M. Dahak est également membre et expert auprès de plusieurs commissions et organisations au Maroc et auprès des Nations Unies en matière des droits de l'Homme. A ce titre, il a été président du Conseil consultatif des droits de l'Homme (CCDH) et il a été reconduit en 2002 à la présidence du Comité international de coordination des institutions nationales de promotion et de protection des droits de l'Homme. M. Dahak a défilé durant sa carrière sur plusieurs postes au point qu'il est difficile de les citer tous. D'un substitut du procureur du Roi près le Tribunal de Nador à un juge d'instruction à Tanger, il a été ensuite substitut du procureur général de la Cour d'appel de cette même ville. Aux tribunaux de Tétouan, Tanger et El Jadida, il a été procureur du Roi. Et c'est à Rabat qu'on lui a confié les postes de conseiller à la Cour d'appel, conseiller à la Cour suprême, détaché au ministère de la justice et directeur de l'Institut national d'études judiciaires. Polyglote, M. Dahak est connu pour être un grand diplomate. Si cette qualité lui a coûté quelques critiques dans la mesure où son entourage disait de lui qu'il était : «plus diplomate que juriste», elle l'a également conduit au poste d'ambassadeur. En effet, de 1989 à 1994, M. Dahak a été ambassadeur du Maroc en Syrie. Il a même été décoré de l'Ordre du mérite syrien de premier grade. La Syrie n'est pas le seul pays à reconnaître les compétences de ce magistrat puisque durant son parcours, il s'est vu décoré du Ouissam Al Arch de l'Ordre de chevalier ainsi que des insignes de commandeur de l'ordre du mérite national français. Aujourd'hui, Driss Dahak se retrouve à la tête du Secrétariat général du gouvernement. Ce département est pour l'essentiel de sa mission le filtre juridique des projets de textes gouvernementaux. C'est donc par ce Monsieur que passeraient les différents textes de loi durant tout le mandat du gouvernement Benkirane dont il devrait assurer le bon fonctionnement. Dans une intervention, il indique que : «l'équité est un idéal vers lequel il faut tendre. C'est en prônant un droit positif que nous y arriverons. Mais il est plus réaliste de viser une justice humaine». Ambitieux ou réaliste, une chose est sûre, c'est lui qu'on place au carrefour des institutions de l'Etat d'aujourd'hui. Il a plusieurs défis sur la table, les solutions devraient le devenir également.

Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.