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Driss Dahak, le magistrat écolo
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 25 - 01 - 2012

Driss Dahak se retrouve à la tête du Secrétariat général du gouvernement. Ce département est pour l'essentiel de sa mission le filtre juridique des projets de textes gouverne-mentaux. C'est donc par ce Monsieur que passeraient les différents textes de loi.
Le secrétaire général actuel du gouvernement Benkirane est le même que celui du gouvernement El Fassi. La nomination de Driss Dahak est loin de susciter une quelconque indignation, pas un émoi de déception. Si cela témoigne d'une chose, c'est bien que ce successeur de Feu Abdessadek Rabiî est à sa bonne place. Son cursus académique en témoigne au même titre qu'une carrière judiciaire éloquente aux niveaux national, arabe et international. M. Dahak a été nommé secrétaire général du gouvernement El Fassi en remplacement de Abdessadek Rabiî décédé le 12 août 2008. Ayant fait ses preuves, il a été reconduit dans son poste le 3 janvier 2012 lors de la formation du gouvernement Benkirane. Ce haut commis de l'Etat marocain est réputé pour son humilité, son expérience et sa sagesse qui ont fait de lui un acteur clé dans la législation du Maroc moderne. Un monde qui lui est tout sauf méconnu. Ce natif de Ksar El Kébir et père de 3 enfants, a été premier magistrat du Royaume. Il faut dire qu'il avait les atouts pour cela. M. Dahak est docteur en droit de l'Université de Nice, licencié de l'Université de Bagdad, titulaire de diplômes supérieurs de droit aérien, maritime et des assurances de l'Université de Bruxelles. Si l'on se base sur le long curriculum vitae de ce juriste, on en déduirait une évidence : le secrétaire général du gouvernement Benkirane est branché Vert. Preuve à l'appui, il est membre expert auprès des Nations Unies en matière de droit maritime et d'environnement. Ce n'est pas tout, M. Dahak est également membre et expert auprès de plusieurs commissions et organisations au Maroc et auprès des Nations Unies en matière des droits de l'Homme. A ce titre, il a été président du Conseil consultatif des droits de l'Homme (CCDH) et il a été reconduit en 2002 à la présidence du Comité international de coordination des institutions nationales de promotion et de protection des droits de l'Homme. M. Dahak a défilé durant sa carrière sur plusieurs postes au point qu'il est difficile de les citer tous. D'un substitut du procureur du Roi près le Tribunal de Nador à un juge d'instruction à Tanger, il a été ensuite substitut du procureur général de la Cour d'appel de cette même ville. Aux tribunaux de Tétouan, Tanger et El Jadida, il a été procureur du Roi. Et c'est à Rabat qu'on lui a confié les postes de conseiller à la Cour d'appel, conseiller à la Cour suprême, détaché au ministère de la justice et directeur de l'Institut national d'études judiciaires. Polyglote, M. Dahak est connu pour être un grand diplomate. Si cette qualité lui a coûté quelques critiques dans la mesure où son entourage disait de lui qu'il était : «plus diplomate que juriste», elle l'a également conduit au poste d'ambassadeur. En effet, de 1989 à 1994, M. Dahak a été ambassadeur du Maroc en Syrie. Il a même été décoré de l'Ordre du mérite syrien de premier grade. La Syrie n'est pas le seul pays à reconnaître les compétences de ce magistrat puisque durant son parcours, il s'est vu décoré du Ouissam Al Arch de l'Ordre de chevalier ainsi que des insignes de commandeur de l'ordre du mérite national français. Aujourd'hui, Driss Dahak se retrouve à la tête du Secrétariat général du gouvernement. Ce département est pour l'essentiel de sa mission le filtre juridique des projets de textes gouvernementaux. C'est donc par ce Monsieur que passeraient les différents textes de loi durant tout le mandat du gouvernement Benkirane dont il devrait assurer le bon fonctionnement. Dans une intervention, il indique que : «l'équité est un idéal vers lequel il faut tendre. C'est en prônant un droit positif que nous y arriverons. Mais il est plus réaliste de viser une justice humaine». Ambitieux ou réaliste, une chose est sûre, c'est lui qu'on place au carrefour des institutions de l'Etat d'aujourd'hui. Il a plusieurs défis sur la table, les solutions devraient le devenir également.

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