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Mouna Yaqoubi, la com’ dans les veines
Publié dans Finances news le 17 - 07 - 2008

Un vrai brin de fraîcheur que cette Mouna Yaqoubi, Directeur général de Arietis, «The Image Advisor», l’Agence Conseil en gestion d’image des entreprises, institutions, organisations et leurs dirigeants. «Parce qu’il ne suffit pas d’écrire une belle histoire, il faut également savoir quand, comment et à qui la raconter».
Voilà plus de 10 ans qu’elle est rentrée de France" class="city">France après des années d’études et quelques expériences professionnelles. «À la suite d’une candidature spontanée, j’ai eu le plaisir de rencontrer un grand Monsieur, Aziz Akhennouch. De cette rencontre, il s’en est suivi 12 année de collaboration et d’amitié». Durant cette période, elle occupera plusieurs postes. D’abord en tant que Responsable Marketing, puis Responsable commercial pour le gaz vrac (B2B), et en tant que Directeur du développement gaz avant d’être mandatée pour diriger la Vie Eco où elle passera 7 ans, de 1999 à 2006. Année à laquelle elle quitte le Groupe pour rejoindre Royal Air Maroc où elle n’a en revanche passé que 21 mois. Depuis, elle est entrée de plain-pied dans le monde de la Com. Un monde qui ne lui est pas étranger. Elle l’a même pénétré prématurément alors qu’elle n’avait que 14 ans.
«À 14 ans, j’ai décidé de travailler dans la pub, plus précisément en tant que concepteur-rédacteur : tout ce qui a suivi comme parcours estudiantin s’est fait en fonction de ce choix qui est devenu un objectif. Après, ce sont les chemins de vie, les rencontres, les opportunités, la chance…. qui allaient déterminer le reste».
Dynamique, elle est encouragée depuis son jeune âge par son père qui, non seulement lui a donné beaucoup de confiance en elle-même et en la vie, mais lui a également incluué le goût de l’effort et de la réussite.
Dans son train-train quotidien, Mouna Yaqoubi essaye d’avancer et d’apprendre. Sa stratégie de travail réside dans sa grande capacité d’écoute. «J’écoute, je consulte, j’interroge, je m’interroge. Je structure mes démarches en essayant de comprendre les problématiques de mes clients tout en gardant du recul. C’est un dosage d’empathie et de lucidité. De fait, et parce que je ne suis pas dans l’entreprise, j’arrive à avoir une vision non seulement désintéressée mais globale».
Mouna Yaqoubi, certainement du fait d’avoir longuement travaillé dans le monde de la presse, n’est pas isolée dans son coin, mais reste très collée à l’actualité nationale. Elle a même la fibre militante et si elle avait été ministre, elle se serait attaquée à une longue liste de chantiers. Mais deux points lui tiennent particulièrement à cœur. D’abord, elle oeuvrerait au renforcement de la protection des enfants et à la mise en place de toutes les mesures permettant de leur assurer un environnement fiable et un avenir. «C’est donc mettre en place un vrai cadre juridique et effectif (donc strictement appliqué) pour le devenir de nos enfants sur un certain nombre de points qui pourraient être la protection de leur intégrité, la pénalisation pour les parents qui n’envoient pas leur enfant à l’école, la facilitation de l’adoption (passer de la Kafala à une vraie adoption légale) mais avec des préalables contraignants pour les futurs parents. Ainsi que la mise en place d’une filière efficace de formation pour les assistantes sociales avec, à la clé, une vraie valorisation de leur métier, etc….»
Le deuxième point auquel elle s’attache particulièrement est plus difficile mais néanmoins essentiel. Il s’agit du renforcement des libertés individuelles en ne permettant à personne et sous aucun prétexte de s’y attaquer ou de les remettre en cause.
Pour mieux cerner le personnage de Mouna Yaqoubi, il faut s’arrêter un instant pour voir ce qu’elle pense de la vie, sa devise de tous les jours. Pour elle, le vrai bonheur, ce n’est pas tant d’être au sommet de la montagne que le chemin que l’on prend pour y arriver et puis, demain n’est que le premier jour du futur….».
Le futur, elle le voit en grand. D’ailleurs sa tête est pleine de projets, «pour moi et pour les miens…. Mais les projets sont d’abord des rêves avant, parfois, d’être des réalités».
Croire à son destin et faire en sorte de le concrétiser, c’est un peu sa vie de tous les jours. Rien n’est laissé au hasard. D’ailleurs Mouna croit au destin, aux rendez-vous mais pas au hasard.
Dans la vie intime, rien n’est plus savoureux pour Mouna Yaqoubi que de passer du temps avec les siens. «Mon passe-temps n’en est pas un au sens classique du terme, c’est plus un état : me sentir entourée par ceux que j’aime et savourer ces moments-là avec eux : mes enfants, mes parents, mes amis».
Les amis justement, occupent une place prépondérante dans sa vie. «Leur place est essentielle ! Mes amis, et je leur rends hommage, ont toujours été là pour adoucir les moments difficiles et partager avec moi les joies».
Ses amis l’apprécient pour ses qualités humaines, notamment la générosité qui se traduit dans sa manière d’être et de vivre. Elle reconnaît néanmoins être parfois impatiente voire autoritaire «Mais je vous jure que je me soigne !».
Pleine d’humour, vivace, elle a appris à faire face aux difficultés de la vie et évacue son stress dans la contemplation du ciel et de la mer en faisant le bilan des belles choses qui lui sont arrivées… Elle adore d’ailleurs le bleu, «parce qu’en s’y plongeant, on se régénère : c’est la seule couleur de l’immensité».
Sa plus grande peur est pour ses enfants, de ne pas pouvoir les voir grandir, les accompagner dans leur vie d’adultes…
Philosophe, Mouna Yaqoubi a un livre fétiche : «La cinquième montagne de Coelho. C’est non seulement une leçon de vie mais surtout de patience. Tout a un temps pour arriver et les choses n’arrivent que lorsqu’on est prêt à les accueillir…».
S’interrogeant sur sa vie, les actions passées, Mouna Yaqoubi est plutôt sereine. «Il vaut mieux avoir des remords que des regrets, alors probablement qu’en dépit des erreurs ou des bêtises que j’ai pu commettre, les avoir faites m’empêche d’avoir des regrets : Tout va bien !».


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