Royal Air Maroc contrainte de réévaluer ses vols vers Doha et Dubaï    Des navires de guerre américains traversent le détroit d'Ormuz pour la première fois depuis le début du conflit    Coupe de la CAF : L'Olympique de Safi ramène un précieux nul d'Alger en demi-finale aller    Fès : des experts internationaux débattent des enjeux de l'arbitrage    Innovation financière : Morocco Fintech Center et Bank of Africa unissent leurs forces (VIDEO)    Zagora : El Bouari préside l'ouverture du premier Forum national des oasis    Coopératives féminines : Une nouvelle dynamique d'export portée par le digital à GITEX Africa    Banques : Saham Bank généralise la gratuité des virements    Bourita reçoit un émissaire du Président de la RDC, porteur d'un message à SM le Roi    Gitex Africa 2026 : les priorités numériques du continent au cœur des débats    Archives au Maroc : le temps d'un basculement stratégique    Anfa Realties présente Les Villas d'Anfa Marrakech, premier projet du groupe dans la ville ocre    Sahara marocain: La République du Mali annonce le retrait de sa reconnaissance de la pseudo « rasd »    Les médias iraniens annoncent que les négociations avec les Etats-Unis ont débuté au Pakistan    Guerre contre l'Iran : John Kerry regrette un conflit « qui n'aurait jamais dû avoir lieu »    M. Laftit reçoit le ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé de la coordination des Services spéciaux de Pologne    Ligue des Champions CAF: AS FAR/RSB, un plat footballistique marocain à la saveur africaine    Rugby féminin : le Maroc intensifie sa préparation avant sa première Coupe d'Afrique    Averses orageuses, chutes de neige et fortes rafales de vent avec chasse-poussières locales dans plusieurs provinces    ANEF-CESE : pour rendre effective la chaîne sanction-réparation    Moroccan Sahara: Republic of Mali Announces Withdrawal of Its Recognition of So-Called 'sadr'    De l'idéologie au pragmatisme : La politique étrangère marocaine ajuste ses positions africaines    Sénégal : Les propos d'Ousmane Sonko sur les «55 Etats» africains interrogent    Mondial 2030 : Accord judiciaire entre le Maroc, l'Espagne et le Portugal    Pourquoi Issa Diop a choisi le Maroc : révélations de son entourage    Marruecos: Chubascos tormentosos, granizo y nieve de viernes a domingo    Serie A en déclin : les Lions de l'Atlas s'y brûlent-ils la crinière ?    Cannes : «La Más Dulce» de Laïla Marrakchi retenu dans Un certain regard    Cinéma : Sami Fekkak, de la finance aux plateaux de tournage [Portrait]    Mariage: Les hommes marocains ont dit non ! (Enquête HCP)    L'avenir de Neil El Aynaoui avec la Roma en suspens... Va-t-il quitter les "Loups" cet été ?    Mondial 2026 : quatre arbitres marocains retenus    Présidentielle. Les Djiboutiens aux urnes    FLAM 2026 à Marrakech : la littérature africaine convoque l'imaginaire pour penser les crises du monde    Kanvô : la noblesse textile béninoise au cœur de la création moderne    Emm'a, la chanteuse gabonaise, dans le jury de The Voice Afrique 2026    Motsepe : Le Maroc a organisé la CAN la plus réussie de l'histoire à tous les niveaux    Aziz Akhannouch préside un Conseil de gouvernement axé sur les réformes territoriales et législatives    Session de printemps : le Parlement en sprint final avant les législatives    CAF referees' committee president admits to controversial instructions during 2025 AFCON final    Árbitros marroquíes seleccionados para el Mundial 2026    Revue de presse de ce vendredi 10 avril 2026    Laftite a présenté la nouvelle génération des programmes de développement territorial au Roi Mohammed VI    Un étudiant marocain sauve une femme en Chine et salué comme un héros    La Mimouna... une mémoire vivante du vivre-ensemble marocain qui se renouvelle chaque année    «Terrorisme d'Etat» : La réaction discrète de l'Algérie aux accusations françaises    Liban. Le chef du Hezbollah tué dans une frappe israélienne.    Maroc : comment le Mondial 2030 peut booster les industries culturelles et créatives    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Un royaume où il fait bon vivre…
Publié dans Albayane le 19 - 03 - 2020

Faut-il encore en parler ? Plus son nom est dans les bouches, plus il se manifeste. Son développement exponentiel ne peut être arrêté que par la distanciation sociale et le confinement.
On se rappellera de cette épidémie qui a ramené tout le monde au zéro avec obligation de reformatage du comportement individuel dans le cadre de la responsabilité collective. De la permissivité sans limites à des interdictions dont l'esprit est « comment se comporter avec les autres afin de se protéger soi-même". Difficile à faire admettre par le seul civisme ! Devant une insouciance égoïste et/ou relique d'un autre temps passé, certaines voix réclament l'intervention de l'Etat et l'instauration du couvre-feu!
L'Etat qui se retrouve obligé de revenir à ses prérogatives régaliennes aux dépens de ses pourfendeurs qui voulaient toujours le moins d'Etat possible. Actuellement et partout où il sévit, Le service public est magnifié. On se lamente que ce service public, dont certains voulaient l'enterrement, ne soit pas assez efficient pour répondre à une sollicitation de plus en plus importante. Si la solidarité du secteur privé, issue elle-même des biens communs, tarde à se faire sentir ; le service public ne peut pas attendre. Il assume comme il peut dans le sacrifice et l'abnégation de ces serviteurs qu'ils soient dans le domaine hospitalier ou dans le sécuritaire.
Et dans tout cela, quid de la personne humaine qui constitue avec ses semblables la société ? Sa perception des enjeux, sa compréhension des faits, son intelligence á séparer «le bon grain de l'ivraie», sa capacité à se mobiliser et á se soumettre à la règle de l'intérêt général ; son éducation en un mot ? C'est là aussi l'objet d'un service public qui ne peut souffrir encore plus de ne pas préparer la population à la citoyenneté. C'est dans la crise que l'on reconnaisse la valeur de la personne humaine, qu'elle soit au commandement ou á l'exécution.
A énumérer les choses qu'il a fait apparaître dans notre société, la vigilance s'impose pour éviter tout comportement visant à tirer profit d'une situation où la peur et la panique risquent de l'emporter sur la raison. Inadmissible ce prêche qui apostasie l'Etat, ses institutions et sa population pour une mesure sanitaire qui empêche pourtant « de se jeter devant la destruction »!? Autant Inadmissible la spéculation sur les prix que la gestion des rayons pour faire croire à la pénurie et écouler les stocks dans un but d'enrichissement illégal ! Et ce secteur informel qui perdure dans tous ses aspects et que personne ne veut transformer en l'intégrant dans les circuits institutionnels.
Une partie de la société elle-même reste, dans son retard hérité, rétive à ce changement; et, l'action des gouvernants est restée á ce sujet confinée dans le discours. Exemple parmi bien d'autres : un café est fermé par mesure sanitaire préventive et le cas social de la main-d'œuvre, voire du propriétaire, est posé. Comment vont-ils pouvoir assurer leur survie ? L'informel ne facilite pas la vie, il la complique et fragilise la cohésion sociale.
Il est certain que l'épidémie passera et que demain ne sera pas comme les jours d'avant. Cela non seulement au niveau national, mais au niveau de l'ensemble des nations. L'économie devra être relancée alors que certaines certitudes sont devenues obsolètes par le fait et non par l'idée.
Si la souveraineté nationale ne peut s'exprimer par le chauvinisme et la fermeture sur soi, elle doit être assurée dans l'indépendance et la sécurité des besoins de la personne humaine. La loi du marché et ceux qui la pratiquent dans le sens du «laisser aller, laisser faire» pour accumuler des richesses individuelles monstrueuses sont coupables de la catastrophe sanitaire comme des atteintes à l'environnement ayant conduit aux changements climatiques.
Il est temps de consolider et d'opérer les changements sociaux et politiques qui s'imposent pour le bienêtre de la personne humaine dans notre beau pays. Il est temps de mettre un terme à cette accumulation des profits par une minorité et de promouvoir des politiques durables à même d'éradiquer les inégalités sociales et les disparités spatiales. Pour exister dans un royaume où il fait bon vivre…


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.