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La remontrance du Maroc reçue cinq sur cinq par l'Union européenne
Publié dans Challenge le 09 - 12 - 2024

Le voisinage du Vieux continent n'a jamais été aussi incertain. Le navire Union européenne est en train de prendre l'eau de toutes parts. Entre reconfiguration de la carte politique du monde, conflits armés et morosité économique, Bruxelles cherche à se rassurer comme on peut. Dans ces moments troubles, on a besoin d'alliés fiables.
Au regard de l'histoire commune et des expériences passées, le Maroc peut faire partie des partenaires les plus proches de l'UE, qui suit avec circonspection les développements illisibles en Syrie suite au renversement de Bachar Al-Assad. Quoique longtemps souhaitée, la chute du régime dictatorial de Damas n'a fait qu'ajouter une nouvelle couche aux soucis européens.
Ces derniers redoutent que ce pays de la Méditerranée orientale, non loin de leurs frontières, se transforment en un deuxième Afghanistan, puisque l'ossature de l'opposition armée est constituée d'anciens membres d'Al-Qaeda. C'est un véritable cauchemar pour les pays européens. Quand bien même les officiels tiennent jusque-là des positions mesurées, des leaders d'opinion crient tout haut leurs craintes de voir ressurgir les activités terroristes sur leur sol.
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Le changement brutal en Syrie intervient seulement quelques semaines après un autre cataclysme aux Etats-Unis avec l'élection de Donald Trump, un partisan du dégagement de son pays des conflits extérieurs (America First). Une attitude qui n'arrange en rien les affaires des Européens, qui se sont toujours appuyés sur le rôle américain au sein de l'OTAN (guerre en Ukraine) et dans le Moyen-Orient. La nouvelle donne met les Européens aux prises avec des défis sécuritaires de grande ampleur.
Cette digression était nécessaire pour comprendre l'importance capitale de la relation avec le Maroc, qui a constamment honoré ses engagements mais qui commence à en avoir assez de la cacophonie et des dissonances entre les nombreuses structures de l'UE, écartelée entre Bruxelles et Luxembourg, où des juges malavisés décident du sort des liens diplomatiques de 27 pays avec le reste du monde.
Ce sentiment de ras-le-bol résonne encore après les propos tenus, le 25 novembre 2024, par le ministre des Affaires étrangères Nasser Bourita avec le Commissaire à la politique de voisinage, Oliver Varhelyi. «Le Royaume attend de l'Union européenne qu'elle prouve son engagement envers le partenariat par des actes et non des paroles », a affirmé Bourita.
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Le ministre a souligné que l'UE doit protéger ce partenariat contre « le chantage et le harcèlement juridique et économique », en référence aux récentes décisions controversées de la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE). Quand quelqu'un aussi diplomate que Bourita tient ce discours, cela démontre que la patience du Maroc est arrivée à bout.
Il paraît que la remontrance marocaine a trouvé effet du côté de Bruxelles. Fraichement entrée en fonction, la Haute Représentante de l'UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, l'Estonienne Kaja Kallas, a consacré, lundi, 9 décembre, son premier contact avec un responsable de la région du Maghreb et d'Afrique au chef de la diplomatie marocaine.
«Je sais que nous pouvons compter sur le Maroc pour renforcer nos relations de longue date et relever les défis ensemble», a déclaré Mme Kallas, dans un post X suite à un entretien téléphonique avec M. Bourita dédié aux questions bilatérales et régionales d'intérêt commun.
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La priorité accordée à la prise de contact la diplomatie marocaine est un signe de l'urgence de maintenir un canal de communication avec le pays le plus sûr en Afrique du Nord, selon tous les classements mondiaux, et le partenaire le plus fiable de l'UE, de l'avis d'un grand nombre de ses responsables actuels et anciens.
Faut-il rappeler que des juges de la CJUE avaient jeté un rocher dans la marre, à deux jours de la fin de leur mandat (6 octobre), en prononçant l'annulation des accords de pêche et d'agriculture liant le Maroc à l'UE, invoquant une absence présumée de consentement du « peuple sahraoui ».
Cette décision hors-sol et politiquement biaisée menace de perturber un partenariat essentiel, notamment pour des pays européens comme l'Espagne, dont les économies locales dépendent des ressources marocaines.
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Dans un monde de plus en plus multipolaire, le Maroc a réussi à nouer des partenariats avec l'ensemble des principaux acteurs sur la scène internationale. Il lui sera plus facile de tourner la page de l'UE, qui n'est plus aussi essentielle pour les exportations marocaines. Même l'aide au développement fournie au Royaume reste dérisoire et ne pèse pas très lourd dans la balance.
Désormais, la question est de savoir si Bruxelles pourrait dénicher un partenaire aussi digne de confiance pour faire face au désordre et à l'insécurité qui se profilent. L'expérience a démontré que la réponse est tout simplement négative.


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