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NTIC : «Il y a une volonté politique qui innove»
Publié dans Finances news le 23 - 11 - 2006

* Dans cet entretien, Jamal Benhamou, Directeur de l'APEBI, nous livre sa vision du secteur en cette fin d'exercice 2006.
Finances News Hebdo : Quels sont les grands objectifs de la convention signée récemment entre l'Apebi et la SFI?
Jamal Benhamou : A travers ce partenariat, le Bureau marocain de la SFI (Société Financière Internationale - Groupe Banque mondiale) assistera l'Apebi dans la structuration de son centre de services et l'accompagnera dans la phase de lancement des services. Ceci pour permettre à ses membres de s'approprier les dispositifs du contrat-progrès 2006-2012. La convention comprend l'assistance au lancement du service lié au Fonds de Soutien à l'Innovation, mais comprend aussi la mise en place du service d'accompagnement des entreprises du secteur pour la soumission des dossiers.
Il faut aussi mentionner l'assistance au lancement du service d'aide aux exportateurs et la mise en place d'un service de conseil personnalisé pour l'aide à l'export.
Il faut également signaler le lancement du service d'aide à l'accès au financement.
Nous comptons, d'autre part, améliorer le service de communication de l'Apebi et mettre en place un bulletin périodique à destination des professionnels du secteur.
Le budget d'investissement relatif à la création et au lancement dudit centre de services, via cette convention Apebi-SFI, est de l'ordre de 268 300 $ U.S.
L'objectif final de ce partenariat consiste tout autant à accroître les perspectives de croissance de nos membres, tout en consolidant la mise en place et le renforcement des services à valeur ajoutée pour le compte de ces derniers.
F. N. H. : Le budget consacré au lancement du centre de services est de l'ordre de 2,6 millions de DH. Pensez-vous qu'il permettra de couvrir toutes les charges attendues?
J. B. : Oui, pour ce qui concerne ces aspects, car ils sont structurants pour les membres de la profession et générateurs de revenus pour l'Apebi.
En fait, la logique qui sous-tend le développement et la gestion de services associatifs au sein de l'Apebi se base sur 4 bonnes raisons. Et ce dans le but de développer ces services générateurs de revenus.
Ce sont des sources de revenus supplémentaires en deçà des cotisations des membres et subventions gouvernementales et d'ONG.
Et c'est un instrument primordial, en terme d'avantages distinctifs, pour attirer de nouveaux membres. Cela permet d'obtenir une certaine autonomie financière et d'impliquer tous les collaborateurs, donc de les motiver.
F. N. H. : Comment évaluez-vous l'action de l'Apebi en cette fin d'année 2006 ?
J. B. : Cela sera traité lors de l'Assemblée Générale de l'Apebi prévue courant décembre 2006.
Pour information, la vision stratégique de l'Apebi, déclinée via le programme du mandat 2006-2007 de l'actuel bureau, repose sur une vision partagée dans une large mesure entre le secteur privé et les pouvoirs publics.
F. N. H. : Quel jugement portez-vous sur l'evolution du parc Internet après les derniers résultats des données fournies par l'ANRT?
J. B. : Il faut d'abord mentionner que l'Apebi et l'ANRT ont monté conjointement un Observatoire national des TIC.
A observer l'évolution du secteur et son accélération, avec un chiffre d'affaires estimé à fin 2005 à près de 30 milliards de dirhams et une contribution au PIB national à hauteur de plus de 5%, le secteur des TIC compte aujourd'hui au Maroc parmi les secteurs les plus dynamiques et à très fort potentiel.
Le segment des télécoms constitue à juste titre 80% de ce chiffre et témoigne de ce fait de l'évolution dudit segment dopé par le processus de libéralisation. Et ce notamment par l'attribution de deux licences nouvelle génération, portant ainsi le nombre d'opérateurs à 3, ainsi que l'octroi de trois licences de 3ème génération utilisant des technologies IMT-2000, en juillet 2006.
La tendance ne pourra que se confirmer, à la vue des objectifs et résultats attendus afférents à la mise en œuvre du contrat-progrès 2006-2012 et qui prévoient une croissance qui hisserait les autres segments d'édition de logiciels, d'intégration et de services, à un niveau de près de 50% au lieu des 20% et sur un volume qui sera presque 3 fois supérieur par rapport à 2004.
F. N. H. : Quelles sont les suggestions de l'Apebi pour lever les principales contraintes en vue de favoriser l'essor de l'Internet ?
J. B. : Ce sont celles qui sont incluses dans le plan de développement des assises de l'Internet, élaboré conjointement par l'Apebi et l'ANRT en novembre 2005 et en cours d'implémentation.
Ce plan de développement est repris dans le cadre du Contrat Progrès 2006-2012.
F. N. H. : Après plusieurs réunions et négociations avec les différentes parties du gouvernement, le Contrat Progrès a été finalement signé. Peut-on dire que vous avez atteint vos objectifs à 100% ?
J. B. : La signature du contrat-progrès 2006-2012 témoigne, à cet effet, que nous sommes arrivés à faire converger la vision entre le secteur public et le secteur privé son contenu et la nature des mesures qu'il inclut marquent un tournant majeur dans le cadre du développement économique et sectoriel.
Pour notre profession, il vient confirmer la présence d'une volonté politique qui franchit de nouvelles étapes et innove par la mise en place de mesures audacieuses dans leur contenu, avec des moyens certes limités par les contraintes actuelles, mais suffisants pour enclencher une vraie dynamique dans cette première phase de mise en œuvre de la stratégie de développement de notre secteur.
Maintenant, la prochaine étape consiste à mettre en œuvre, très rapidement, et à piloter les dispositifs afférents au contrat-progrès 2006-2012.
F. N. H. : Quelles seraient les retombées immédiates de ce contrat-progrès sur le secteur ?
J. B. : Effectivement, cette vision stratégique de développement de notre secteur est déclinée, à ce jour, en un véritable plan d'action opérationnel chiffré et planifié pour toute la période 2006-2012.
Mais il comprend dans l'immédiat des mesures communes prises par le gouvernement et le secteur privé qui permettront la mise en œuvre, dans une première phase, du plan de développement du secteur. A terme, pour le secteur, la mise en œuvre de ce schéma-directeur permettra de positionner notre secteur dans une dimension internationale et de participer à la croissance économique et à la création d'emplois. Elle permettra aussi de consolider ses acquis au niveau de l'ingénierie nationale et d'en faire une industrie forte.
F. N. H. : Concrètement, quel est son apport pour les professionnels du secteur ?
J. B. : Pour les professionnels du secteur, ce modèle de développement économique se veut être une avancée qui exploite des facteurs forts en compétitivité. On peut citer le soutien à l'innovation, grâce à un fonds qui sera doté de 100 millions de dirhams dans une première étape.
L'encouragement à la Recherche et Développement est également prévu ; en rendant les entreprises du secteur éligibles au fonds de la R&D alimenté par la dotation de 25% du chiffre des opérateurs télécoms. La dotation de ce fonds s'élève cette année à plus de 50 millions de dirhams. Nous avons aussi entamé le développement des ressources humaines, en visant le nombre de 11.500 ressources dédiées au TIC. p


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