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La francophonie en mouvement
Publié dans Finances news le 29 - 11 - 2007

* Le potentiel d’influence de la francophonie dépend aussi du niveau d’investissement de chacun des pays dans sa propre production culturelle.
* Le partenariat entre Français et Marocains a permis d’instaurer une nouvelle approche basée sur l’échange dans les deux sens.
* L’IFC est le 1er institut au monde pour le nombre d’inscrits en cours de langue.
* Avec les effets de la mondialisation, la langue française a besoin de devenir la langue de transfert du savoir pour sauvegarder son statut.
Au lendemain de la 23ème conférence ministérielle de la Francophonie qui s’est tenue à Vientiane au Laos, il est légitime de se demander quelle place occupe la Francophonie au Maroc.
«Dans le cadre de la stratégie à long terme à l’horizon 2014 et tenant compte des priorités et de nos engagements à Bucarest, le Maroc réitère sa volonté de renforcer et d’élargir sa coopération avec l’Organisation Internationale de la Francophonie, et de là avec notre famille francophone», déclarait Latifa Akherbach, Secrétaire d'Etat auprès du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération et ayant représenté le Maroc à cette 23ème conférence.
Pour donner un topo, ne serait-ce que sur le plan culturel au niveau de la ville de Casablanca, le Directeur de l’Institut Français de la ville, Jean-Jacques Beucler explique : «Ce qui est sûr c’est que quand on arrive au Maroc, on est frappé par le fait qu’on entend parler français partout. Donc pour moi, le Maroc est vraiment un pays francophone au regard de ce que j’ai connu ailleurs. Ce que je peux dire sur la politique culturelle qu’on mène ici en partenariat avec la Wilaya, c’est qu’on essaye de plus en plus-et je pense qu’on y arrive-de mettre en place une véritable coopération. C’est-à-dire qu’on est dans un échange culturel véritable». Ainsi, la coopération dans un cadre plus restreint entre le Maroc et la France ne se fait plus dans un sens mais dans les deux.
Cette idée d’échange est soutenue par Latifa Akherbach. Pour elle : «Le potentiel d’influence de la francophonie dépend aussi du niveau d’investissement de chacun des pays dans sa propre production culturelle».
Pour illustrer cet échange, le Directeur de l’IFC donne l’exemple de la promotion de chorégraphes marocains en France.
Ayant travaillé au Mexique et à Sarajevo, Jean-Jacques Beucler dresse un comparatif entre les budgets alloués à la coopération culturelle de ces pays. Ainsi, on apprend de lui que l’enveloppe budgétaire consacrée à la coopération culturelle France-Maroc est énorme par rapport à celle du Mexique, elle serait trois à quatre fois plus importante.
«Je pense que l’effort budgétaire pour le Maroc est énorme si on y ajoute d’autres programmes, notamment le programme du livre et de l’écrit. D’autres secteurs sont accompagnés. Du coup, la somme du budget de la coopération, je n’ai pas les chiffres exacts, mais c’est énorme», soutient-il. Notons que rien que pour l’IFC, le budget annuel alloué est de trois millions d’euros par an, qui est réparti sur plusieurs secteurs.
Pour sa part, Latifa Akherbach estime que : «Emancipée et ayant pris la parfaite mesure de son espace, la Francophonie à laquelle adhère le Maroc est forcément ouverte sur les autres aires linguistiques, notamment sur l’aire arabophone. La francophonie à laquelle adhère le Maroc est aussi une francophonie mouvante et en perpétuel ajustement avec les défis du monde».
L’échange culturel ne se fait pas uniquement de manière bilatérale mais en même temps dans la transversalité, par exemple la transversalité méditerranéenne, brassage culturel du pays oblige.«Et preuve de l’ouverture qu’on veut mettre en place nous faisons venir, comme symbole de la France, Manu qui est latino-américain d’origine. Je vais faire venir le ministre mexicain de la santé comme conférencier et cela ne me dérange absolument pas de mettre en relation le Maroc et le Mexique via la France.
Moi je crois plus à la multiplication des aspects culturels qu’au simple fait culturel d’un seul», précise Jean-Jacques Beucler.
Sur la plan purement linguistique, la situation marocaine est marquée par la présence de plusieurs langues en contact et qui résultent de son histoire, riche de ses multiples confluents.
«Le français se trouve donc être parmi une mosaïque de langues et de cultures, se positionnant dans son propre espace communicatif, pour devenir un instrument de communication interculturelle, une langue de l’identité plurielle du Maghrébin par sa perméabilité aux cultures en contact», estime Latifa Akherbach.
En chiffres, l’IFC est le 1er institut au monde pour le nombre d’inscrits, 27.000 suivent des cours de langue.
«Aussi, et parce que la mondialisation menace l’universalité et la différence, la Francophonie se doit de jouer le rôle de catalyseur et constituer une réponse à toute forme d'uniformisation, par une mobilisation de ses Etats membres provenant de différentes aires linguistiques, autour des valeurs de solidarité, de dialogue, de liberté, des droits de l’Homme et de la diversité culturelle et linguistique», conclut Latifa Akherbach. Pour elle, en raison des effets de la mondialisation, la langue française a besoin pour sauvegarder son statut, d’être et de devenir, de plus en plus, la langue du transfert d’expertise de la promotion professionnelle et de l’excellence scolaire.
Faut-il pour cela compter sur la restructuration de l’OIF autour de quatre missions fondamentales définies par le cadre stratégique décennal adopté à Ouagadougou, en 2004 et la nouvelle charte d’Antananarivo ? Cela devra permettre aux pays francophones de se doter de nouvelles méthodes de fonctionnement, mieux adaptées, ainsi que de règles de gestion plus transparentes.


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