Marouane Chamakh prend sa retraite    Explosion des droits d'importation du blé tendre    Rwanda : La journée de l'Afrique célébrée en présence du Maroc    Ftour d'Al Bayane: Empathie, retrouvailles et partage    Les Berkanis à un pas du sacre    Une réaction curieusement ingrate!    Euromoney livre sa lecture des principales tendances du marché : Des perspectives prometteuses pour les années à venir    Témoignages assemblés par Lhoussine Elliaoui    La FRMF gèle les activités des intermédiaires qui y sont accrédités    Inde: «NaMo» rempile pour un second mandat…    Festival de Cannes : La Palme d'or attribuée à « Parasite », du Sud-coréen Bong Joon-ho    Aïd Mouhoub: talent et humilité à équidistance    Gambie et Zambie au menu des Lions de l'Atlas    Horst Kohler remet son tablier d'émissaire du SG de l'ONU pour le Sahara marocain    ONU : Chapeau aux casques bleus    Possible maintien du trend haussier des prix des carburants    Pronostics Cannes 2019    Tenue de la 6ème édition du SITeau à Casablanca    Banque privée : Les principaux requis de succès    Des services bancaires à portée de clic : La banque privée à l'heure du tout numérique    Festival Gnaoua et Musiques du Monde : 22 ans déjà !    Abus sexuels : Le Maroc classé 34ème pour la protection de l'enfance    Des morts et des blessés dans un accident de la circulation à Tanger    Un juge suspendu pour avoir critiqué Donald Trump    Match nul pour le WAC    Mammifères    La RSB tout près de sa première étoile africaine    Chine : Le contrat secret qui a sauvé des millions de vies    Habib El Malki : Les associations constituent un pilier essentiel pour les institutions    Amir Al Mouminine préside la quatrième causerie religieuse du Ramadan    Les personnes vivant seules souffrent plus de troubles mentaux    Les politiques de vaccination contre la rougeole insuffisantes pour contrer l'épidémie    S.M le Roi inaugure la section régionale du Centre national Mohammed VI des personnes en situation de handicap    Recul des prix des actifs immobiliers au premier trimestre    L'Unesco reproche aux assistants vocaux de véhiculer des "préjugés sexistes"    Délais de paiement des entreprises : L'Intérieur animé de bonnes intentions    Coupe d'Allemagne : La dernière danse de Robben    Lyon prépare son grand ménage d'été    Ces tournages qui ont tourné au drame : Resident Evil    Insolite : Enorme surprise pour des étudiants américains    Issam Kamal : Les textes de la chanson marocaine, à quelques exceptions près, n'ont pas encore atteint la qualité souhaitée    «En cas d'insuffisance rénale ou de dialyse, il faudrait s'abstenir de jeûner»    Certification de documents : L'administration traîne les pieds    Selon un rapport du Conseil de l'éducation : A peine 83.000 handicapés décrochent un job    Theresa May pose les armes    Plus de 30.000 tentatives d'immigration clandestine ont été mises en échec en 2019    La politique sanitaire exposée en séance plénière de la Chambre des représentants    L'Everest pour la 23ème fois    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Italie : Le nom du futur chef de gouvernement populiste attendu dans la journée
Publié dans La Nouvelle Tribune le 21 - 05 - 2018

Deux mois et demi après les élections en Italie, le Mouvement 5 étoiles (antisystème) et la Ligue (extrême droite) doivent présenter lundi au président Sergio Mattarella, et à tout le pays, leur choix de chef du futur gouvernement populiste.
La présidence a annoncé que les deux jeunes chefs de file, Luigi Di Maio (M5S), 31 ans, et Matteo Salvini (Ligue), 45 ans, étaient attendus en fin d'après-midi: à 17H30 (15H30 GMT) pour le premier et à 18H00 (16H00 GMT) pour le second.
Aucune précision n'a été donnée en revanche sur l'horaire et les modalités de l'annonce du futur chef du gouvernement.
La presse pariait sur Giuseppe Conte, 54 ans, un élégant juriste qui enseigne le droit privé à Florence et à Rome, spécialiste de la justice administrative. Quasi inconnu en Italie, il a un curriculum vitae à rallonges après être passé par de prestigieuses universités étrangères (Yale, Cambridge, La Sorbonne).
Ces derniers jours, MM. Di Maio et Salvini ont conclu et fait valider par plus de 90% de leurs troupes un programme commun qui tourne résolument le dos à l'austérité et aux « diktats » de Bruxelles.
Cette perspective inquiète les marchés financiers: la Bourse de Milan a ouvert en baisse de près de 2% lundi, tandis que le spread – l'écart très regardé en Italie entre les taux d'emprunt italien et allemand à dix ans – dépassait les 170 points (+40 points en moins d'une semaine).
Pour diriger ce premier gouvernement antisystème d'un pays fondateur de l'Union européenne, MM. Di Maio comme Salvini étaient candidats. Mais une féroce lutte d'égos et des scores individuels insuffisants aux législatives les ont forcés à choisir une tierce personne.
Selon la presse italienne, ils devraient néanmoins se réserver des maroquins de choix: le ministère de l'Intérieur pour M. Salvini et un grand ministère du Développement économique, incluant le Travail, pour M. Di Maio.
« Nous nous sommes mis d'accord sur le chef et les ministres du gouvernement et nous espérons que personne ne mettra de veto sur un choix qui représente la volonté de la majorité des Italiens », a assuré dimanche Matteo Salvini.
– Berlusconi fâché –
Il n'a pas la moindre chance, mais le chef de Forza Italia, Silvio Berlusconi (droite), désormais très fâché avec M. Salvini, son allié des législatives, s'est proposé pour revenir aux manettes.
Le vieux milliardaire qui vient de retrouver son éligibilité a en effet plutôt mal pris les pans du programme commun sur la justice et les conflits d'intérêt.
« Salvini n'a jamais parlé au nom de la coalition, mais seulement en son propre nom et au nom de la Ligue », a-t-il dit vendredi soir en promettant une « opposition raisonnable et critique » et en se proposant, si M. Salvini se résolvait à lâcher le M5S, pour diriger le gouvernement.
Mais la Constitution italienne est claire: c'est le président de la République, Sergio Mattarella, qui a seul le pouvoir de désigner le prochain chef du gouvernement puis, sur proposition de ce dernier, de nommer ses ministres.
Il devrait examiner aussi lundi le « contrat de gouvernement » signé par le M5S et la Ligue, qui promet une politique de croissance plutôt que d'austérité pour combler les déficits, un rabaissement de l'âge de la retraite, la fermeté contre la corruption et un tour de vis sécuritaire, anti-immigrés et anti-islam.
La version finale du programme a toutefois rayé des mesures choc apparues dans des versions préliminaires, comme une éventuelle sortie de l'euro ou l'effacement pur et simple d'une partie de la colossale dette publique.
Selon un sondage publié dimanche dans La Repubblica, six Italiens sur dix se disent favorables à un gouvernement Ligue-M5S, malgré le ton alarmiste des analyses du coût faramineux de leurs propositions phares dans la presse italienne.
Et la revendication de flexibilité financière formulée par le programme commun promet de faire des étincelles au sein de l'UE.
Durant le weekend, la France a eu droit à un avant-goût salé. M. Maio a ainsi annoncé unilatéralement le blocage de l'énorme chantier de la ligne ferroviaire Lyon-Turin (8,6 milliards d'euros) et M. Salvini a qualifié d' »inacceptables » les avertissements du ministre français de l'Economie, Bruno Le Maire, qui se disait inquiet pour la stabilité de la zone euro.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.