Cinq matchs à huis clos et 85.000 DH d'amende pour le MCO    Halieutis. Le Maroc récolte les fruits d'une stratégie audacieuse    Casablanca : Deux sociétés délégataires s'occuperont de la gestion des déchets    HCP : Seulement 4,2% des travailleurs indépendants ont un diplôme de niveau supérieur    2è Eco-Trail Lalla Takerkoust : Sport, nature et… solidarité    La Tribune de Nas : Une vieille dame kidnappée en Uruguay    Un Marocain signe un record de traversée en dériveur dans le golfe de Thaïlande    Casablanca : Une domestique de 13 ans torturée, la DGSN réagit    Le pape veut « du concret » lors d'un sommet sur les abus sexuels du clergé    Théâtre : «Bourass» en tournée nationale et internationale    Lacage Urban Music Awards : Remise des trophées le 23 février    Fouad Laroui présente son ouvrage «Lumières marocaines»    Infrastructures : Fquih Ben Saleh se dote d'une nouvelle salle couverte omnisports    France : La grippe hivernale fait 2.800 morts    Daesh : Une Britannique apatride après avoir été déchue de sa nationalité    Tanger-Med : Saisie d'importantes sommes d'argent en devise et d'appareils électroniques    L'ENCG ouvre ses portes à Meknès à la prochaine rentrée universitaire    Près de 3485 morts sur les routes marocaines en 2018    «Ceinture bleue»: soutien africain et européen à l'initiative du Maroc    Partenariat GBM et le Maroc 2019-2024    L'Atlético de Madrid fait perdre à la Juventus plus de 9 % en bourse    « WA DRARI » : Le documentaire qui plonge au coeur du phénomène SHAYFEEN    Trump menace les militaires qui soutiennent Maduro…    Crédits garantis. La CCG affiche ses performances    Un groupe de travail rattaché à l'ONU recardé pour s'être mêlé à l'affaire Bouachrine    Zakia Driouich : «Halieutis constitue aujourd'hui une vitrine du développement du secteur de la pêche»    "Apatride" de Narjiss Nejjar enfin en salles    4e Forum parlementaire sur la justice sociale : Bouayach appelle à nouer avec la logique des droits    Marrakech : Quelque 25 agences de voyages autorisées à organiser le Hajj 1440    Sécurité routière. L'incivisme a la peau dure    Munich – Un parfum de campagne électorale    Grève générale !    Grève. Les fonctionnaires toujours mobilisés    Edito : Rattraper le retard    1,2,3, où va l'Algérie ?    Coopération CNDP-AUSIM : Un pas de plus vers la diffusion de la culture de la protection des données à caractère personnel    Insolite : Bagarre au Parlement    Affaire Benalla : "Dysfonctionnements majeurs" à l'Elysée    Haj Larbi Benbarek mis à l'honneur à l'IMA    Le tatouage sur le visage, autrefois une rareté, aujourd'hui une mode    Divers sportifs    Victoire de Keltoum Bouaâssria et Mustapha Hedadi au championnat national de cross-country    News    Luis Planas : La visite de S.M Felipe VI témoigne de l'amitié maroco-espagnole    Le satisfecit des syndicats : Grève réussie    Les infos insolites des stars : Le père de Sean Penn    Oggitani Quintet s'offre à nouveau la sympathie du public casablancais    "Le Ciel sous nos pas" de Leïla Bahsaïn, une lutte pour l'émancipation des femmes ici et ailleurs    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





La Turquie retourne l'arme des tarifs douaniers contre les Etats-Unis
Publié dans La Nouvelle Tribune le 15 - 08 - 2018

La Turquie a fortement augmenté mercredi les tarifs douaniers de plusieurs produits américains, poursuivant son bras de fer avec les Etats-Unis qui a mis la livre turque au supplice.
Parmi les produits visés par cette forte hausse figurent les véhicules de tourisme, dont les tarifs douaniers s'élèvent désormais à 120%, certaines boissons alcoolisées (140%), le tabac (60%) ou encore le riz et certains produits cosmétiques.
Cette décision, annoncée dans un décret signé par le président Recep Tayyip Erdogan, survient alors que Washington et Ankara traversent une crise diplomatique ayant conduit ces deux alliés au sein de l'Otan à s'imposer des sanctions réciproques en août.
Le vice-président turc Fuat Oktay a précisé mercredi que la hausse des tarifs douaniers était un acte de « représailles » contre les « attaques délibérées de l'administration américaine sur (l')économie » turque.
Le président américain Donald Trump avait notamment annoncé la semaine dernière le doublement des tarifs douaniers sur l'acier et l'aluminium turcs.
Ces tensions ont provoqué l'effondrement de la livre turque vendredi, jour où cette devise a perdu 16% contre le dollar. Depuis le début de l'année, la valeur de la livre a fondu de plus de 40% face au billet vert et à l'euro.
Depuis mardi, cependant, la livre semble s'être stabilisée sous l'effet de mesures de la banque centrale d'Ankara, de déclarations apaisantes du gouvernement et de l'appel de M. Erdogan à convertir les devises étrangères auquel de nombreux Turcs ont répondu.
Mercredi, la livre turque continuait ainsi de reprendre des couleurs face au dollar, repassant même sous le seuil symbolique de 6 contre un billet vert, sans toutefois effacer la chute de ces derniers jours.
– Trump « frustré » –
La hausse des tarifs douaniers pour les produits américains survient au lendemain d'un spectaculaire appel de M. Erdogan à boycotter les appareils électroniques manufacturés par les Etats-Unis, comme ceux de la marque Apple.
Les turbulences entre la Turquie et les Etats-Unis se sont renforcées au cours des derniers mois avant de virer à l'orage en juillet à cause de la détention en Turquie du pasteur américain Andrew Brunson.
Ce dernier est accusé par Ankara d'espionnage et d'activités « terroristes », ce qu'il nie en bloc. Après plus d'un an et demi d'incarcération, il a été placé en juillet en résidence surveillée.
La Maison Blanche a fait savoir mardi que M. Trump ressentait « beaucoup de frustration du fait que le pasteur ne soit pas libéré ».
Mais en parallèle des déclarations virulentes de M. Erdogan contre les Etats-Unis, la Turquie semble soucieuse de ménager ses autres partenaires et alliés.
Le président turc, qui la semaine dernière s'est entretenu d'économie avec son homologue russe Vladimir Poutine, doit recevoir mercredi à Ankara l'émir du richissime Qatar, cheikh Tamim ben Hamad al-Thani.
Par ailleurs, mardi soir, un tribunal turc a libéré de façon inattendue deux soldats grecs qui avaient été arrêtés en mars à la frontière et dont la détention a fortement tendu les rapports entre Ankara et Athènes.
Si les tensions avec Washington ont fait souffrir la livre, les marchés s'inquiètent aussi de plus en plus de la mainmise de M. Erdogan sur l'économie, notamment depuis sa réélection en juin.
Les économistes s'inquiètent du refus de la banque centrale de redresser ses taux malgré une forte inflation (près de 16% en juillet) et la chute de la monnaie turque. M. Erdogan s'oppose fermement à une telle mesure.
Le ministre des Finances Berat Albayrak, par ailleurs gendre de M. Erdogan, doit s'entretenir avec plusieurs centaines d'investisseurs étrangers jeudi par téléconférence.
Les places boursières européennes et asiatiques, qui ont tremblé ces derniers jours à cause de la livre turque, semblaient dominées par un optimisme prudent mercredi.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.