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L'émissaire de l'ONU pour la Syrie, sur le départ, à Damas la semaine prochaine
Publié dans La Nouvelle Tribune le 17 - 10 - 2018

L'émissaire de l'ONU pour la Syrie Staffan de Mistura a annoncé mercredi au Conseil de sécurité qu'il quitterait fin novembre ses fonctions « pour raisons personnelles », après « quatre ans et quatre mois » de mission qui le conduiront a priori une dernière fois à Damas la semaine prochaine.
L'annonce du départ de l'émissaire de 71 ans, qui s'est marié récemment et faisait preuve de lassitude, n'est pas une surprise.
Cela fait plusieurs mois que ce diplomate polyglotte italo-suédois chevronné, qui préfère le pince-nez à des lunettes traditionnelles, avait indiqué vouloir quitter ses fonctions au secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres. Depuis cet été, ce dernier est engagé dans la recherche active d'un successeur, selon plusieurs sources diplomatiques.
En 2015, Staffan de Mistura avait confié souffrir « d'une terrible maladie chronique, l'optimisme chronique ».
Depuis le début du conflit en 2011, deux autres émissaires avaient déjà jeté l'éponge devant l'impossibilité de mettre un terme à la guerre syrienne: l'ancien secrétaire général de l'ONU Kofi Annan, remplacé en 2012 par l'ex-ministre algérien des Affaires étrangères Lakhdar Brahimi.
Staffan de Mistura a aussi annoncé au Conseil de sécurité qu'il se rendrait la semaine prochaine à Damas, à l'invitation des autorités syriennes, pour évoquer la formation d'un Comité constitutionnel chargé d'élaborer une nouvelle Constitution pour la Syrie.
La mise au point de ce Comité dont la création traîne depuis son annonce en janvier à Sotchi en Russie s'est révélée particulièrement laborieuse.
« J'espère pouvoir convoquer ce Comité en novembre », a déclaré Staffan de Mistura, sans donner de date précise. « Nous ne sommes pas prêts à convoquer ce Comité s'il n'est pas crédible et équilibré » entre le régime, l'opposition et la société civile, a-t-il ajouté.
– « Fenêtre d'opportunité » –
L'émissaire a aussi indiqué qu'il allait inviter les garants du processus de paix d'Astana –Russie, Turquie, Iran– à venir à Genève « avant la fin du mois ». Il a précisé être prêt à revenir devant le Conseil de sécurité si nécessaire pour rendre compte de sa visite à Damas et de ses entretiens avec Russes, Turcs et Iraniens.
Depuis septembre, Staffan de Mistura est soumis à une très forte pression des Occidentaux, notamment des Etats-Unis, de la France et du Royaume-Uni, pour convoquer le Comité avant fin octobre. Paris juge notamment que le retard pris dans la création du Comité est de la seule responsabilité de Damas.
« Il y a une fenêtre d'opportunité » pour avancer sur le processus politique qu'il ne faut pas manquer, a estimé devant des journalistes l'ambassadeur français à l'ONU, François Delattre. Son homologue britannique Karen Pierce a fait valoir devant le Conseil de sécurité qu'il n'y aurait pas d'aide des pays européens à la reconstruction de la Syrie tant qu'un processus de règlement politique ne serait pas engagé sérieusement.
Au contraire, la Russie, qui préfère privilégier le retour des réfugiés en Syrie, avait souligné en septembre qu'il ne fallait pas précipiter les choses et suspecté les Occidentaux de vouloir en réalité un changement de régime en Syrie.
Selon les explications de Staffan de Mistura, ce Comité doit compter 150 personnes: 50 proposés par le régime syrien, 50 par l'opposition et 50 proposés par l'émissaire onusien devant représenter la société civile syrienne et les Syriens ayant fui à l'étranger la guerre déclenchée en 2011.
« Un groupe de quinze personnes (cinq pour chacune des trois listes) composera l'organe de rédaction d'une nouvelle Constitution », a-t-il précisé. « Le Comité pourrait travailler à Genève sous une présidence syrienne impartiale ».
« La composition de cette troisième liste provoque encore des questions », a reconnu l'émissaire. Pourtant, elle a été modifiée à plusieurs reprises et « a été élaborée prudemment ». « Nous avons sollicité des experts syriens indépendants » et « près de la moitié de cette troisième liste est composée de femmes », a dit M. de Mistura.
« Nous avons sollicité des experts syriens indépendants » et « il ne faut pas qu'une partie domine le processus », a-t-il souligné.
Déclenchée en 2011, la guerre en Syrie a déjà fait plus de 360.000 morts, tandis que plus de la moitié de la population a été déplacée ou a dû quitter le pays.


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