Hausse significative du trafic aérien à l'aéroport de Dakhla    Marathon international de Marrakech : Les athlètes marocains survolent la compétition    Tan-Tan : Enquête à l'encontre de deux individus pour faux et usage de faux    Coronavirus : Le ministère de la santé appelle à la vigilance    Dans sa galerie à Rabat : La Banque populaire expose les «Parcours croisés» de Moa et Kim Bennani    Le PPS au parlement    La Mauritanie à l'honneur    CAF : Ahmad Ahmad heureux d'être à Laâyoune    Liga: Le Real prend les rênes devant le Barça    Algérie : le crash d'un avion militaire fait deux morts    Procès en destitution: La défense de Trump tente de parer les révélations de Bolton    Angola: Le scandale Isabel dos Santos…    Samir Belfkih brigue la présidence du PAM    Le Roi Mohammed VI ordonne le rapatriement des Marocains dans la région de Wuhan    Benchamach recadre sévèrement Ouahbi pour son parallèle douteux entre le référentiel du PJD et la Commanderie des croyants    Le Mexique refoule 2.300 Honduriens entrés avec une caravane humaine    Brexit: Ce qui va changer au 1er février    Taroudant : 6 mois de prison ferme pour l'instituteur qui a violenté son élève de 8 ans    À Agadir, les habitants et les touristes se plaignent de la qualité des eaux de baignade    Le RNI à l'écoute des Marocains de l'Afrique subsaharienne    Bruno Le Maire attendu au Maroc le 31 janvier    Enfin des explications sur la faiblesse de la croissance économique    Othman Benjelloun réitère l'engagement du secteur bancaire à soutenir les PME    Lancement du dispositif territorial intégré de protection de l'enfance de Rabat    « Programme intégré d'appui et de financement des entreprises », les grandes lignes des conventions signées à Rabat    Edito : Fuite légale    Voici le temps qu'il fera ce mardi 28 janvier    LDC Afrique-Coupe de la CAF: Le programme de la dernière journée    Brexit: Le divorce bientôt consommé    Yazid Aït Moujane présélectionné avec les Lionceaux U20    Kobe Bryant étoile filante de la NBA    Sauvez le KACM : Le Kawkab a cessé de briller    Bachir Dkhil : La marocanité du Sahara est irréversible    Les bergers afghans menacés par la sécheresse due au changement climatique    Larache à l'heure du soixantenaire de l'Union Socialiste des Forces Populaires    Présentation du livre "La Déclaration universelle des droits de l'Homme: lectures et éclairages"    Les prix des produits de consommation ne cessent d'augmenter depuis une décennie    Forte hausse des exportations des produits agroalimentaires entre 2010 et 2018    La Mongolie ferme sa frontière terrestre avec la Chine    Partenariat entre l''éducation nationale et Math&Maroc    L'ONEE et Taqa Morocco signent les contrats relatifs à la rénovation des unités 1 à 4 de la Centrale thermique de Jorf Lasfar    Le hacker portugais Rui Pinto révèle avoir été derrière les "Luanda Leaks"    L'exposition "Mains de lumière" rend hommage à l'artiste peintre Malika Agueznay    Grand chelem pour la jeune Billie Eilish aux Grammy Awards    Bouillon de culture    Scène culturelle: la guerre des communiqués…    Soirée caritative au profit des enfants atteints d'un cancer    Edito : Triste déballage    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Impeachment, quel impeachment? Trump retrouve des couleurs
Publié dans La Nouvelle Tribune le 11 - 12 - 2019

Donald Trump s'apprête à devenir le troisième président de l'histoire des Etats-Unis mis en accusation par le Congrès. Mais son horizon politique n'apparaît pas aussi sombre que ses détracteurs le prédisaient il y a quelques semaines.
A moins de 11 mois de l'élection présidentielle, le milliardaire républicain a retrouvé une forme d'allant, sous l'effet combiné d'une stratégie de défense très agressive et de bons chiffres économiques.
Abus de pouvoir et entrave à la bonne marche du Congrès: les chefs d'accusation retenus mardi à l'encontre du 45e président sont graves. Il se voit reprocher d'avoir fait directement pression sur l'Ukraine pour que ce pays enquête sur Joe Biden, son possible adversaire démocrate en novembre 2020.
Mais l'équation politique est telle qu'il est sur le point de passer l'obstacle sans dommages. Tout contester en bloc, refuser de participer au processus et tenter de le réduire à une vulgaire opération partisane: la stratégie a largement payé.
Dans une Amérique ultra-polarisée où les lignes de fractures semblent figées, l'argument suscite l'indignation dans le camp démocrate mais résonne avec force auprès de sa base électorale, et les élus du « Grand Old Party » suivent comme un seul homme. Bloc contre bloc, plus personne ne s'écoute.
Sans s'attarder sur le détail des accusations, les républicains avancent un argument-massue: les démocrates tentent de remettre en cause le verdict des urnes.
Pour David Axelrod ancien conseiller de Barack Obama, « arguer que la procédure de mise en accusation est invalide car elle remettrait en cause le vote du peuple revient à dire que cette procédure, inscrite dans la Constitution, est nulle et non avenue car TOUS les présidents ont été élus par le peuple! ».
Si cette approche, consistant à jeter le discrédit sur nombre d'institutions, Congrès en tête, pourrait laisser des traces dans la durée, elle se révèle, pour l'heure, payante pour Donald Trump.
Sauf énorme surprise, la Chambre des représentants, à majorité démocrate, votera, dans quelques jours, sa mise en accusation. Puis le Sénat, à majorité républicaine, décidera, dans quelques semaines, de ne pas le condamner. Et la campagne électorale reprendra ses droits.
– Chômage au plus bas –
Méthode Coué ou premières remontées favorables du terrain? La Maison Blanche martèle que ce processus a un effet et un seul: renforcer l'unité du parti républicain derrière son candidat et galvaniser les troupes dans la poignée d'Etats-clés où se jouera le scrutin.
« C'est une honte que des gens puissent faire une mise en accusation à partir de rien », a lancé le président septuagénaire mardi soir avant son départ pour la petite ville de Hershey, en Pennsylvanie, pour un meeting de campagne. « Il n'y a jamais eu un tel enthousiasme au sein du parti républicain ».
Entre deux tweets dénonçant, majuscules à l'appui, une « chasse aux sorcières » sans équivalent dans l'histoire américaine, il vante les bons résultats de la première puissance économique mondiale.
Les chiffres sont, de fait, très encourageants. Le spectre d'une récession, évoqué il y a quelques mois, s'est éloigné, même si la croissance décélère depuis le début de l'année.
Le marché du travail affiche une santé insolente. Les derniers chiffres, publiés vendredi, étaient spectaculaires: création de 266.000 emplois en novembre, un chiffre très au-dessus des projections des économistes. Désormais à 3,5%, le taux de chômage est au plus bas depuis 1969.
Selon le dernier sondage Gallup, 55% des personnes interrogées estiment que la situation économique aux Etats-Unis est « excellente » ou « bonne ».
Il existe un consensus solidement établi dans la classe politique américaine: si l'économie est au beau fixe, le président sortant est réélu.
Est-ce que cette règle simple s'appliquera à Donald Trump, président en tous points hors-norme? Personne ne le sait, mais elle a le mérite, pour l'heure, de souder les républicains derrière lui.
De nombreux points d'interrogation demeurent cependant, au premier rang desquels l'incertitude totale sur l'issue de la guerre commerciale en cours avec la Chine.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.