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Inde: La classe moyenne s'insurge
Publié dans L'Economiste le 30 - 08 - 2013

Au lendemain d'un nouveau record de faiblesse, la roupie indienne se reprenait jeudi 29 août. Pas de nouvelle journée noire dans la bourse ! La monnaie indienne s'échangeait à 66,88 pour un dollar américain. Niveau en hausse par rapport aux 68,80 de mercredi soir qui était un nouveau plus bas historique. Les analystes avaient précisé que la roupie a perdu 9% en une semaine et un quart de sa valeur depuis le début de l'année. La bourse de Bombay a ouvert sur un petit gain de 0,61%.
Depuis quelques jours, les devises émergentes ont subi des pertes. Le repli a touché plusieurs pays tels que la Turquie, l'Inde, l'Indonésie et le Brésil.
L'Inde a fait particulièrement la Une des journaux surtout après la méfiance de certains investisseurs. Les analystes avancent deux raisons: les inquiétudes sur l'état des finances du pays et la crise en Syrie. Et pour tenter de stabiliser la devise, la Banque de réserve d'Inde (RBI) a annoncé qu'elle allait fournir des dollars directement aux compagnies pétrolières, via un établissement séparé. Les compagnies pétrolières nationales sont les principaux acheteurs de dollars sur le marché, selon certains observateurs. Le gouvernement avait aussi annoncé plusieurs mesures pour freiner la chute de la roupie. Outre ses difficultés internes (déficit public élevé, croissance en berne, manque de confiance des investisseurs...), la roupie pâtit aussi de l'annonce par la Réserve fédérale américaine (Fed) d'un prochain ralentissement de ses achats d'actifs (qui alimente des mouvements de sortie de capitaux hors des pays émergents). (cf. notre édition 4101 du jeudi 29 août 2013), les Bourses asiatiques chahutées). D'autres facteurs expliquent la chute de la roupie comme l'adoption par le Parlement d'un plan d'aide alimentaire à deux tiers de la population. Ce programme portera à 19 milliards de dollars le coût annuel de l'aide alimentaire! Ce qui ne plaît pas à tout le monde.
Les classes moyennes qui explosent dans les pays émergents (cf. notre édition N° 3828 du 17/07/2012) font parler d'elles aussi en Inde. En effet, les analystes font le lien entre la chute de la roupie et le malaise de la classe moyenne. Cette chute oblige les quelque 300 millions d'Indiens appartenant à la classe moyenne à revoir leur façon de vivre. Constat : «plus d'études à l'étranger pour les enfants, achat de la voiture reporté et vacances annulées».
La situation va toucher aussi l'investissement. «Les entreprises avec des marchés importants dans les pays émergents pourront rencontrer deux types de déceptions», comme l'explique Patrick Artus, chef économiste de Natixis dans une récente note économique. Il cite le recul de la croissance des pays émergents, avec les diverses difficultés structurelles (compétitivité, goulets d'étranglement, endettement...), puis la dépréciation des taux de change avec le retour des capitaux des pays émergents vers les pays de l'OCDE.
Pour sa part, Coface revient sur l'appréciation du risque en Inde. En 2013, la croissance devrait rester à un niveau inférieur à son potentiel du fait de la persistance des goulets d'étranglement (notamment coupures fréquentes d'électricité, manque d'infrastructures et de main-d'œuvre qualifiée) qui pèsent sur les décisions d'investissement. Ainsi, la croissance de ce pays devrait rester modérée dans l'attente de la mise en place effective des réformes structurelles annoncées par le gouvernement : réduction des subventions, ouverture de certains secteurs aux capitaux étrangers. En revanche, la consommation, principal moteur de la croissance, devrait s'accélérer grâce à l'augmentation du revenu disponible des ménages et des soutiens budgétaires aux populations rurales. Par ailleurs, l'inflation importée devrait ralentir grâce aux cours plus modérés des produits alimentaires et du pétrole attendus en 2013. Néanmoins, l'inflation restera relativement élevée. En effet, celle-ci est générée par une pénurie d'offre sur le marché des produits alimentaires et un système de distribution peu efficace face à une demande forte liée à l'émergence des classes moyennes.
Coface prédit le pire
Coface avait prédit une persistance des déficits jumeaux. En 2012/13, le déficit courant reste élevé du fait du ralentissement des exportations alors que le pays continue d'importer du pétrole massivement (plus de 30% des importations). En 2013/14, les exportations devraient progresser dans un contexte de reprise modérée de la croissance mondiale, permettant de réduire légèrement le déficit courant. Malgré l'augmentation attendue des IDE, liée notamment aux réformes annoncées par le gouvernement quant à l'ouverture de plusieurs secteurs aux capitaux étrangers, le déficit courant ne sera couvert qu'à hauteur d'un tiers par ces capitaux longs. Du fait que les investissements de portefeuille ne couvriront que partiellement le déficit, le pays devrait à nouveau avoir recours à l'endettement. Dans ce contexte, la roupie pourrait de nouveau être soumise à des pressions à la baisse.
En 2013/14, le déficit budgétaire devrait rester substantiel, le montant des subventions (essence, produits alimentaires, engrais) restant élevé malgré une baisse amorcée sur l'essence en septembre 2012.


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