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Télécoms: L'avenir tributaire du dégroupage
Publié dans L'Economiste le 30 - 08 - 2016

L'activité télécoms a enregistré une nette évolution de ses principaux segments (mobile et Internet) entre 2010 et 2015. Un dynamisme sans précédent qui n'a pas profité au fixe lequel a vu son nombre d'abonnés et son taux de pénétration se contracter d'année en année
Les télécoms sont de loin le secteur qui a enregistré une accélération en termes de croissance et d'accessibilité, notamment sur les segments mobile et Internet. «L'évolution des différents indicateurs d'usages, du parc et des prix le confirme», font valoir les experts de l'ANRT. Il n'empêche que le marché du fixe n'a pas enregistré la même tendance haussière, en raison de la faible concurrence sur ce segment conjuguée aux profondes mutations dans les habitudes de consommation. En effet, contrairement au mobile et à l'Internet, le segment du fixe poursuit sa chute libre. Selon le régulateur, les principaux indicateurs du segment sont en berne depuis 2010. En témoigne le parc global d'abonnés qui s'est affaibli (2,2 millions en 2015), contre plus de 3,7 millions en 2010. Bien évidemment, la désertion des usagers a impacté le taux de pénétration de la téléphonie fixe qui est passé de 11% en 2010 à 6,5 lors de l'exercice précédent. «Globalement, le marché a connu une faible évolution des usages moyens et une augmentation de l'ARPM Voix (Average revenue per minute) en raison notamment d'une faible concurrence sur ce segment», explique le régulateur. Le mobile a pour sa part connu depuis 2010 une forte croissance notamment sur le prépayé. Une expansion qui lui a permis d'atteindre plus de 43 millions de clients en 2015, équivalent à un pic du taux de pénétration avoisinant les 127%! Le développement du mobile se manifeste aussi à travers l'augmentation de l'usage moyen mobile mensuel qui a atteint en 5 ans plus de 146%, soit l'équivalent de 101 minutes par ligne. S'y ajoute un accroissement soutenu des volumes de minutes sortantes qui a été favorisé par la baisse significative des prix lors des 5 dernières années. En effet, les prix ont enregistré une contraction de l'ordre de 76% entre 2010 et 2015. Une chute bienvenue des tarifs qui a également boosté les SMS. Mais il faut préciser que «ces indicateurs ne tiennent pas compte des offres promotionnelles qui tendent à devenir des offres permanentes», signalent les experts de l'ANRT. Le marché Internet a de son côté enregistré une expansion «historique». Le parc est passé de 1,8 million d'abonnés à un peu plus de 14 millions en l'espace de 5 ans. Une performance portée par le mode d'accès mobile, qui représente 90% des abonnés. Un phénomène corroboré au niveau de la filiale d'Orange: «Il y a une très forte utilisation, voire une accélération de la data. D'ailleurs, les revenus sur la data de Méditel ont triplé en 2 ans. C'est énorme l'accélération du trafic. On est en train d'assister à une explosion de l'utilisation de la data», explique un dirigeant de Méditel.
Une croissance optimale qui se justifie par une baisse des prix. La facture mensuelle Internet (ADSL et Internet mobile) ayant chuté de 70% entre 2010 et 2015. Une contraction qui s'est établie à 71%, soit 17 DH HT/mois. L'activité des centres d'appels s'est également développée atteignant 609 unités à fin 2015. La majorité des call centers est située sur l'axe Rabat-Casablanca ainsi que Marrakech.
En termes d'objectifs, le régulateur prévoit le lancement de plusieurs chantiers en 2016, conformément à sa Note d'orientations générales 2018. «Le but étant de créer un environnement concurrentiel, efficace et transparent. Le segment du fixe et du haut débit, par le biais du dégroupage, mobilisera tous les efforts», rappelle-t-on auprès de l'ANRT. Pour y arriver, le régulateur compte publier de nouvelles lignes directrices encadrant le volet d'examen des offres de détail des opérateurs, notamment le mobile. Favoriser l'innovation commerciale fait également partie des priorités de l'ANRT. S'y ajoute l'ambition de faire du marché Data et Internet, le nouveau relais de croissance des opérateurs. Concrètement, le régulateur s'est fixé comme objectif d'atteindre, à l'horizon 2018, un chiffre d'affaires estimé à 34 milliards de DH, 50 millions d'abonnés à la téléphonie mobile, 2 millions d'usagers fixe ou encore 22 millions d'abonnés à Internet. Au niveau du développement du haut débit, le régulateur a prévu de lancer une consultation avec les opérateurs pour trouver un consensus autour des mécanismes techniques, financiers et réglementaires. L'objectif à terme étant de garantir une couverture en haut débit dans chaque commune/localité. L'ANRT arrêtera le 1er programme d'objectifs de couverture qui fera l'objet d'un appel à concurrence. «Le déploiement du haut débit ne saura être efficace sans le partage du génie civil», précise-t-on du côté de l'ANRT. Le partage d'infrastructures n'est en aucune façon une manière de ne pas investir mais plutôt de rationaliser les investissements et faire en sorte d'en faire profiter le maximum de clients. Bien entendu, la mise à disposition de l'infrastructure passive se fait au travers de modalités opérationnelles et financières convenues entre les différentes parties avec par exemple le paiement d'un loyer», précise un dirigeant chez Inwi.
Partage d'infrastructures
Sur le papier, le marché dispose aujourd'hui de 3 offres de gros régissant les dégroupages. «Malgré leur incomplétude et leur non-conformité sur certains aspects, les opérateurs alternatifs ont déjà entamé le dégroupage de certaines lignes. Mais à ce jour, seules quelques centaines de lignes ont déjà été dégroupées. Les opérateurs rencontrent d'importantes difficultés opérationnelles qui retardent le processus de dégroupage».


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