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Brexit: Un divorce sans accord?
Publié dans L'Economiste le 18 - 10 - 2018

La sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne est-elle envisageable sans accord? C'est du moins le sentiment du président du Conseil de l'UE, Donald Tusk. A deux jours d'un sommet à Bruxelles, Tusk estimait que le scénario d'une absence d'accord entre Londres et Bruxelles sur le Brexit «est plus probable que jamais».
Néanmoins, le temps est à l'optimisme. Selon le président du Conseil, le fait de se préparer à un scénario d'absence d'accord ne doit en aucun cas empêcher les parties à tout mettre en œuvre pour parvenir au meilleur accord possible. «C'est ce que devrait être notre état d'esprit à ce stade» ajoute-t-il.
Ces propos contrastent avec ceux tenus par la Première ministre britannique Theresa May. «Je continue de penser qu'un accord négocié est ce qu'il y a de mieux pour le Royaume-Uni et l'UE». Et de souligner, «je continue de croire qu'il est réalisable, car personne ne veut d'un divorce sans accord».
De son côté, la chancelière allemande, Angela Merkel, s'est voulue confiante, tout en soulignant la nécessité de se préparer à un éventuel échec des négociations. «Malheureusement, nous devons actuellement nous préparer à divers scénarios (...) Nous ne devons pas nous mettre la tête dans le sable et dire tout finira par s'arranger», a-t-elle averti.
Emmanuel Macron a également estimé possible «d'avancer vers un accord», tout en rappelant que la France était «prête et préparée à tous les scénarios». Les dernières négociations avant le sommet qui s'ouvre ce mercredi n'avaient rien donné. Le négociateur en chef de l'UE Michel Barnier avait fait savoir que «certaines questions clés restaient en suspens», en particulier celle du sort de la frontière entre l'Irlande et la province britannique d'Irlande du Nord après Brexit.
Londres et Bruxelles se sont engagés à ne pas réinstaurer de frontière matérielle sur l'île d'Irlande, conformément à l'accord de paix signé en 1998, mais cet engagement va à l'encontre de la volonté du Royaume-Uni de quitter le marché unique et l'union douanière européenne. Surtout, que Londres est déterminée à gérer ses futures relations avec accord.
A cet effet, la Première ministre britannique Theresa May a réuni hier mardi les membres de son gouvernement pour un conseil de guerre sur le Brexit. Ceci, juste à la veille du sommet européen. Elle compte ainsi défendre sa stratégie pour éviter un divorce sans accord.
A moins de six mois de la date fatidique, le 29 mars, le temps presse pour que les deux parties finalisent un accord sur le départ britannique de l'Union européenne, mais le manque d'avancées dans les négociations fait planer le spectre d'un «no deal», redouté par les Britanniques comme par les Européens.
Le chômage stagne, les salaires augmentent
Le taux de chômage au Royaume-Uni est resté à 4% lors de la période de juin à août, associé à une nette hausse des salaires permettant aux Britanniques de gagner en pouvoir d'achat. Selon l'Office des statistiques nationales (ONS), ce taux se maintient au plus bas depuis février 1975. Une bonne nouvelle pour l'économie britannique dévoilée à moins de six mois du Brexit.
Le pays comptait 1,36 million de chômeurs en moyenne pendant la période de juin- août, soit 47.000 de moins par rapport aux 2 mois précédents.
De son côté, le nombre de pertes d'emplois a atteint 5.000 postes alors que les nouvelles créations se sont chiffrées à 15.000. La bonne nouvelle du rapport de l'Office portait sur la hausse des salaires qui atteint 2,7% sur un an.
Les ménages au Royaume-Uni ont commencé à reprendre un peu espoir depuis le début de l'année, après avoir souffert tout au long de 2017 de la poussée de l'inflation consécutive au plongeon de la livre après le vote pour le Brexit. La livre a depuis limité sa chute, ce qui a permis de contenir les prix.
Irlande: Niet à une frontière physique
Les dirigeants des 27 partenaires du Royaume-Uni devaient décider de la marche à suivre lors d'un dîner de travail aujourd'hui mercredi, juste après une réunion avec la participation de Theresa May.
Il est probable qu'ils délivreront un double message: les négociations se poursuivent mais l'UE doit se préparer à l'hypothèse d'une séparation sans accord, «non parce qu'un accord ne serait plus possible mais parce que le compte à rebours est engagé», selon un négociateur européen.
Le Premier ministre irlandais Leo Varadkar a, lui, dit s'attendre à un accord plutôt en «novembre ou en décembre». Un sommet européen extraordinaire consacré aux négociations est envisagé à la mi-novembre, mais n'a pas été confirmé.
«Nous sommes toujours ouverts au compromis mais il y a des fondamentaux sur lesquels un compromis n'est pas possible, a prévenu le dirigeant irlandais, qui demande au Royaume-Uni de «faire en sorte qu'aucune frontière physique ne sera mise en place sur l'île d'Irlande», quel que soit le scénario du Brexit.


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