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Golfe: Les tensions montent d'un cran
Publié dans L'Economiste le 17 - 05 - 2019

Le gouvernement saoudien estime que «les récentes attaques contre des navires et des installations pétrolières menacent non seulement le royaume, mais aussi la sécurité des approvisionnements en brut et l'économie mondiale».
Des attaques de drones revendiquées par les rebelles Houthis au Yémen ont provoqué la fermeture d'un oléoduc majeur mardi dernier en Arabie saoudite. Ce qui a fait monter d'un cran les tensions dans le Golfe deux jours après le mystérieux sabotage de quatre navires près des Emirats arabes unis. Les actes de sabotage ont été condamnés par la Ligue arabe. Car ils «portent gravement atteinte à la liberté et la sécurité des voies de commerce et de transport maritimes et sont susceptibles d'accentuer les tensions dans la région».
Réuni à Djeddah (ouest) sous la présidence du roi Salmane, le gouvernement saoudien a affirmé «l'importance de faire face aux entités terroristes qui commettent de tels actes, notamment les miliciens Houthis soutenus par l'Iran», a indiqué le ministre des Médias Turki Al-Shabanah dans un communiqué. Cela «constitue une menace flagrante pour la sécurité du trafic maritime et a des conséquences négatives sur la paix et la sécurité régionales et internationales», a-t-il ajouté.
Principale rivale de l'Iran au Moyen-Orient, l'Arabie saoudite, appuyée par les Emirats arabes unis, intervient militairement au Yémen depuis 2015 pour venir en aide aux forces progouvernementales contre les rebelles Houthis qui contrôlent de vastes régions de l'ouest et du nord, dont la capitale Sanaa.
Une enquête a été annoncée par Abou Dhabi à la suite des actes de sabotage ayant visé quatre navires au large de l'émirat de Fujairah, l'un des sept de la fédération des Emirats arabes unis. Un responsable émirati a indiqué que des experts américains, français, norvégiens et saoudiens y participeraient.
Les actions au large des Emirats et en Arabie saoudite ont fait monter la tension dans le Golfe, alors qu'une guerre psychologique se poursuit entre les Etats-Unis et l'Iran. En dépit d'un récent renforcement militaire, le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo (en visite en Russie pour briser la glace avec Vladimir Poutine) a réfuté toute volonté de conflit armé avec l'Iran.
«Un éventuel affrontement naval entre l'Iran et les Etats-Unis dans le Golfe, vu le déséquilibre des forces, s'apparenterait à une guérilla en mer, dans l'environnement complexe du détroit d'Ormuz», estiment des experts.
La barre des 70 dollars le baril
En dépit des tensions géopolitiques, «il n'y a pas de perturbation de la fourniture de pétrole et les cours évoluent peu», remarque l'AIE dans son rapport mensuel sur le pétrole. Les cours principaux s'établissant juste au-dessus de 70 dollars le baril de Brent. L'agence basée à Paris compte sur la bonne volonté de certains pays producteurs, comme l'Arabie saoudite, pour continuer à assurer la stabilité du marché. Il est question aussi de remplacer graduellement les barils iraniens qui ne pourront plus être exportés en raison des sanctions américaines récemment renforcées. L'agence a aussi abaissé de 90.000 barils par jour (b/j) sa prévision de croissance de la demande de brut pour 2019, attendue désormais à 1,3 million b/j. C'est essentiellement en raison d'un premier trimestre plus faible que prévu dans plusieurs pays (Brésil, Chine, Corée du Sud, Japon, Nigeria…).


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